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NoelCH 发表于 9-5-2006 04:46

Ile de la Réunion

Présentation, Histoire, Photo et Image, Actualité etc....
de quoi bien voir que la Réunion n'est pas si loin de vous





Remercie aux personnes qui ont pu m'aider dans l'exposé sur le thème l'ile de la Réunion
Chantal, Jade, Pascal etc.....

[[i] 本帖最后由 NoelCH 于 9-5-2006 07:24 编辑 [/i]]

NoelCH 发表于 9-5-2006 04:47

Histoire de l'ile (1500 à 1700)

1500 - 1600

Le 9 février 1507, jour de la sainte Apolline, la Réunion aurait été reconnue pour la première fois par le portugais Jacques Lopez de Sequeira. Sur le portulan de Pedros Mascareinas, en 1518, la Réunion est mentionnée pour la première fois sous le nom de Santa Apolonia.
Le portugais Mascareinas, en 1545, débarque les premiers "colons": des cochons et des chèvres, et appelle l'Île Mascareigne. Le 24 mars 1613, un pirate anglais, Blackwelle, s'y arrête et, l'Île étant boisée, lui donne le nom de " england forrest ".

1600 - 1700

En 1638, le voilier St Alexis de Dieppe aborde l'Île, son commandant en prend possession et grave les armes du roi Louis XIII sur un tronc d'arbre.
Le 24 juin 1642, le cardinal de Richelieu fait pour 10 ans concession de l'Île à la Compagnie Française de l'Orient. En 1643, de Pronis, gouverneur de Fort-Dauphin (Madagascar), donne à l'Île le nom francisé de "Mascarin". Ce même De Pronis, se trouvant au printemps 1646 en face d'une mutinerie à Fort-Dauphin ne sachant s'il devait exécuter ces mutins ou les livrer aux malgaches, a l'idée lumineuse de les embarquer sur le St-Louis et de les abandonner sur l'Île Mascarin avec des provisions, des semences et 3 chèvres. Ces hommes s'établirent sur les rives de la rivière de St-Jean, et y vécurent 3 ans...

En 1649, Flacourt, envoyé par la Compagnie de l'Orient à Fort-Dauphin pour rétablit l'ordre, réexpédie de Pronis en France et rapatrie les 12 mutins sains, heureux de leur sort...
En octobre, Flacourt reprend possession de l'Île et la nomme Île Bourbon. A la suite d'une nouvelle révolte, Flacourt envoie à Bourbon le chef des mutins, Antoine Couillard, avec 13 compagnons, 6 noirs, du bétail et quelques semences. Ils s'établissent à St-Paul, cultivant du tabac, des melons et des légumes. 2 cyclones ayant détruit les plantations, ces premiers colons découragés quittent l'Île sur le Thomas Guillaume, vers Madrapatan, avec leurs noirs et leur marchandises.

Les premiers temps de la colonisationEn novembre 1663, Louis Payen, de Vitry-le-François, débarque avec un français, 7 malgaches et 3 femmes noires; ceux-ci s'enfuient dans les montagnes, ce sont les premiers noirs déserteurs, dits "marron".
En 1664, Colbert créé la Compagnie des Indes Orientales, en remplacement de la Compagnie de l'Orient. Cette fondation allait assurer le peuplement de l'Île En 1667, le St-Jean, de la flotte du marquis de Montvergne, débarque à son tour sur l'Île 200 malades, 5 jeunes femmes et 1 prêtre, la même année, les 5 premiers mariages sont célébrés dans l'Île En 1671, un nouveau contingent arrive de Madagascar. En janvier 1690, à la mort du gouverneur, les habitants élisent le P. Bernardin, remplacé à son tour par Vauboulou, débarqué en 1689 avec les pleins pouvoirs. Le désordre règne dans l'Île Les habitants sont français pour la plus part, italiens, espagnols, portugais, allemands, anglais, hollandais, indiens... Certains sont d'anciens flibustiers.

A cette époque, les habitants sont encore rares (538 blancs et 633 esclaves) et n'ont guère de besoins. Un des traits caractéristiques de la population réunionnaise se dégage déjà : l'amour de la famille nombreuse.

NoelCH 发表于 9-5-2006 04:48

histoire de l'ile (1700 à 1800)

1700 - 1800
Bourbon racheté à la Compagnie des Indes
En 1715, des malouins introduisirent dans l'Île des plants de café d'arabie, à côté des plants sauvages locaux. Ce café dérivé du moka donnera le "bourbon rond", parallèlement au "bourbon pointu" des caféiers sauvages. L'Île caresse le rêve d'être le fournisseur de l'Europe en café. Cette prospérité attire de nouveau immigrants. La population blanche atteint 3760 habitants en 1760. Mais ceci ne dure pas longtemps. La Compagnie des Indes conseille aux planteurs l'abandon du café et l'essai du coton, du tabac, de l'indigo. Aucun succès ne couronne ces tentatives, et ce n'est qu'au siècle suivant que les épices démarreront en flèche.

L'oeuvre de Mahé de la Bourdonnais
En 1755, Mahé débarque à Bourbon avec le titre de gouverneur général des Îles de l'Océan Indien. Son règne dure 10 ans. Et c'est un tournant pour la vie de l'Île Il la gouverne dans la grande perspective d'en faire une base navale nouvelle, dans le conflit qui oppose anglais et français sur l'Océan Indien. Son règne fut trop court pour que tous ses projets se réalisent.

1767-1815
Administration royale, révolution, empire, domination anglaise
Bourbon reste le grenier à blé, l'entrepôt des Mascareignes. On intensifie la culture du blé, du riz, du maïs, des légumes secs. L. Hubert introduit les épices: la muscade, la cannelle, le poivre, le gingembre, le clou de girofle et le safran. C'est au cours de cette période que l'économie de l'Île fut la mieux équilibrée. En 1789, l'Île ne réagit par aucun événement marquant à la révolution française. En commémoration à la réunion des marseillais et des gardes nationaux le 10 août 1792, elle prend le nom d'Île de la Réunion . En 1803, le général Decaen débarque sur l'Île qui devient Île Bonaparte. La situation est tragique, à cause du blocus, la disette sévit. La guerre de Course se livre, et le 7 juillet 1810, l'Angleterre prend possession de l'Île. Cette occupation qui dure 5 ans est entièrement négative. Seul fait marquant, unique dans les annales de la Réunion, une grande révolution d'esclaves, au cours de laquelle plusieurs blancs sont tués.

NoelCH 发表于 9-5-2006 04:49

histoire de l'ile (1800 à nos jours)

La grande époque (1815-1850)
Quand par le traité de Paris, la France de la Restauration reprend possession de Bourbon (en 1848, elle sera de nouveau et définitivement La Réunion), la situation à bien changé. Libérée à tout jamais de la tutelle de l'Île de France, Maurice restée anglaise, l'Île demeure seule base française de l'Océan Indien. La France manque de sucre. Ainsi la canne va-t-elle, en quelques années, passer au rang de monoculture. La production passe de 21t en 1815 à 68000t en 1860. Ceci au détriment des autres cultures. Les réunionnais doivent maintenant acheter le riz à Madagascar, d'où un déficit des balances commerciales. Les petites exploitations, cèdent le pas devant les grands domaines. Le nombre d'habitants passent de 36000 en 1778 à 110000 en 1848. En 1830, on dénombre 70000 esclaves. A la suppression de l'esclavage, les noirs marrons descendent de Cilaos, Salazie, pour se louer sur la côte, et sont remplacés sur les hauteurs par les petits blancs pionniers des cirques.

Les années difficiles
En 1860, la situation d'une économie fondée uniquement sur la canne à sucre s'avère plus brillant que solide. On ne recherche pas l'amélioration du rendement. A la Réunion, les planteurs sont en quête de terres, de capitaux et de main d'oeuvre. La prospérité ne règne qu'au niveau des grands propriétaires qui dominent 120 sucreries et emploient 25000 travailleurs. Le peuple tombe dans la misère et on note une poussée de l'alcoolisme. En 1870, la création du canal de Suez écarte la réunion de la route des Indes et aggrave la situation. Tout l'intérêt de la France se porte dès 1880 sur Madagascar. La Réunion sombre dans un oubli dont elle ne sortira qu'à la seconde guerre mondiale. A la guerre de 1914, la Réunion envoie 14.000 soldats, dont 3.000 tomberont au champs d'honneur. Au cours de la deuxième guerre mondiale, en 1940, le ralliement à vichy cause la blocus de l'Île, obligée de vivre en autarcie. En 1945, l'île est pratiquement ruinée.

NoelCH 发表于 9-5-2006 04:51

Carte de la Réunion d' aujourd hui

NoelCH 发表于 9-5-2006 05:36

Volcan tjs en éruption

La Réunion ancrée dans l'Océan Indien par 55°3 de longitude est et de 21° de latitude sud, est une émergence volcanique de forme compacte, vaguement elliptique, ayant une circonférence de 207 Km pour un diamètre variant de 55 à 75 Km et entouré de fonds marins dépassant les 4000 mètres.

Dans tous les volcans alimentés par un magma donnant des laves à faciès basaltique, quel que soit la composition chimique et minéralogique de celles-ci, la surface des laves noires présente des aspects identiques se rapportant à des types définis depuis longtemps.

Le volcan de la Réunion, d'après A. Lacroix dans son livre, ne ressemble pas aux autres volcans. On ne le classe pas parmi les autres tels l'Etna, le Stromboli, la Soufrière, la Montagne Pelée. puisqu'on le classe comme celui de Hawaï de type isolé comme celui de cette île. Il est vrai que celui de Hawaï et le Piton de la Fournaise ne sont pas situés sur une croûte terrestre qui forme avec le temps, une chaîne de montagnes, mais il est isolé, c'est pour cela que son classement est important. Le Piton de la Fournaise avec un dynamisme à faible explosivité est comparé donc, aux volcans d'Hawaï. Ses manifestations sortent, dans la plupart de ces fissures et sont silencieuses. Certaines éruptions s'accompagnent de phénomènes explosifs conduisant à l'édification de cônes, soit sur ses flans ou sur ses pentes. Mais en plus des laves cordées elles s'accompagnent parfois de matériaux pyroclastiques peu abondants.

De type hawaïen dans la plupart des éruptions du Piton de la Fournaise, le magma monte à l'état très fluide jusqu'à la couche terminale, malgré sa haute altitude. Cette bouche joue un rôle plus actif que dans beaucoup d'autres volcans basaltiques. Ces projections incandescentes, d'une impressionnante beauté, sont parfois accompagnées de disséminations dans le voisinage de petites ponces légères et de fils. Ces fils ont été connus pendant longtemps dans peu d'éruptions volcaniques. Ils se sont fait connaître bien après et sont devenus très populaires au début du vingtième siècle. Depuis on les désigne sous le nom de Cheveux de Pelée.

En traversant le Grand Brûlé, on rencontre en général deux sortes de surfaces de laves très distinctes. La première est lisse, unie, comme vernissée avec une vitrification qui pénètre à la profondeur. L'autre est connue sous le nom de gratons ordinairement noires ou brunâtres et remplies de pointes et d'aspérités.

Le piton de la Fournaise émet :

- Des laves à surface continue, c'est-à-dire le contraste avec la surface des laves en gratons, formée de blocs roulants.

- Les laves en échaudés c'est-à-dire ressemblant à l'échaudé (espèce de petit gâteau de pâte échaudée).

- Les laves en graton, dénomination employée dans le langage vulgaire à la Réunion jadis.

- Les laves riches en silice.

Parfois les éruptions ne se font pas tellement par la bouche du volcan, mais par des fissures qui s'ouvrent sur les parois des pentes.

Les laves à surface continue

La surface de ces laves présente en général la forme de gros câbles de navires adossés, de linges mouillés amoncelés. Ces laves se répartissent en plusieurs catégories encore, et elles sont d'un gris noirâtre de teinte moins sombre que celles des laves en gratons.

Les laves à grandes ondes

Elles se rencontrent surtout dans les grandes nappes telles que celles constituant les deux tiers inférieurs du flanc occidental du Piton de la Fournaise. Elles sont formées d'ondes concentriques, plus ou moins larges. Ces ondes sont parfois si peu épaisses que la surface de la coulée est presque plane ; dans d'autres cas, au contraire elles ont une épaisseur notable, de telle sorte que lorsqu'on gravit la pente douce du volcan, elles donnent l'impression d'un escalier monumental.

Les laves cordées et laves en bourrelets

Une autre forme fréquente est celle qui remplit bien des endroits. Leur surface peut être formée de bourrelets concentriques dont la partie antérieure est plus ou moins en avance sur les bords, suivant que la vitesse de la lave en marche a été plus ou moins grande, soit si elle a dévalé les pentes du volcan à grande vitesse ou non. Les laves cordées sont émises à une haute température permettant la rapide évasion des gaz magmatiques, mais elle se produit moins tumultueusement. Cette haute température entraîne encore une grande fluidité. Quand les laves arrivent jusqu'à la mer, cela montre que le refroidissement n'a pas été aussi rapide que l'on admet habituellement.

Dans d'autres cas, la surface est constituée par des cordes régulières ou tordues sur elles-mêmes tantôt présentant une courbe plus ou moins accentuée. Ce sont ces formes qui sont désignées sous le nom de laves cordées. Ces deux types de laves à surface continue sont souvent sonores sous les pas.

Laves en boyaux, en boudins

A l'inverse des autres déjà décrites, elles ne tendent pas à donner des coulées à surface plus ou moins plane, elles constituent des entassements de boyaux, de boudins. enchevêtrés les uns dans les autres et qui, le plus souvent ont une surface lisse.

La caractéristique commune à tous ces types est d'être superficiellement constitué par un verre noir de quelques centimètres ou de quelques millimètres seulement d'épaisseur. Au dessous, de cette croûte périphérique, l'aspect devient terne, mais la cristallinité reste faible. Ces laves renferment en très grand nombre, de petites bulles gazeuses, d'ordinaire régulièrement sphériques, de dimensions à peu près égales et réparties d'une façon uniforme.

Les laves en échaudés

Elles rappellent l'aspect des laves à surface continue et à grandes ondes. Elles sont émises à très hautes températures. Les gaz abondants s'échappent rapidement et tumultueusement. Le magma est extrêmement fluide. Leur refroidissement est très brusque, ce qui explique la prédominance du verre. L'échaudé est très léger, creusé de larges et très nombreuses bulles gazeuses irrégulières, il se brise sous la pression des doigts. Il supporte difficilement le poids d'un homme. Ces particularités sont dues à l'extrême abondance de larges bulles gazeuses qui explique la fragilité et la légèreté apparente de la roche. La surface de la croûte est bien vitreuse, raboteuse. Les caractéristiques de ces laves rappellent celles des laves à surface continue. Elles diffèrent des autres en ce que les parois séparant les bulles au lieu d'être épaisses et solides sont minces et fragiles.

Les laves en gratons

Comme je l'ai dit plus haut, cette dénomination est issue d'un langage vulgaire de la Réunion à cause de la ressemblance de cette lave avec les résidus de la fonte de la graisse de porc projetés dans l'eau froide, alors qu'ils sont à haute température. Les roches volcaniques prennent alors une texture scoriacée, hérissée d'aspérités. Elles se forment à une température moins élevée que les autres types de laves. Elles perdent moins facilement leurs gaz magmatiques et en dépit de leur température moindre, elle conserve donc une fluidité moyenne qui est supérieure à celle des laves à surface continue. La surface des laves en gratons est formée par l'accumulation chaotique de blocs et de fragments scoriacés. Ces blocs de laves ou bien roulent sur les autres ou bien sont plus ou moins agglomérés entre eux. Elles sont en effet plus riches en cristaux que les laves en échaudé et les laves cordées.

A l'inverse des autres laves, leurs bulles sont moins nombreuses, de plus grandes dimensions, de forme irrégulière. Elles sont souvent étirées avec des parois bosselées. Les laves en gratons sont très abondantes à la Réunion et particulièrement dans le Grand Brûlé, où elles sont dues aux éruptions d'il y a deux siècles.

Ces laves sont surtout employées dans le bâtiment comme décoration.

Les laves riches en silice

La surface de ces coulées est formée par l'entassement de blocs incohérents résultant du refroidissement brusque du magma, blocs ayant parfois d'énormes dimensions. Mais à l'inverse des laves en gratons, elles ne sont pas scoriacées, mais compact, anguleux, limités par des faces planes ; leurs arêtes sont tranchantes. Ces blocs sont généralement dépourvus de bulles. La roche qui constitue ces blocs, au lieu d'être assez cristalline est plus ou moins vitreuse.

L'activité de la Fournaise se fait principalement par les fissures, caractérisées par un dégazage permanent du magma et des laves fluides.

La plupart de ces laves sont ciselées par des artisans, et ce n'est pas évident de travailler cette matière soit dans le bâtiment, des figurinues, tableaux ou autres.

NoelCH 发表于 9-5-2006 06:05

Volcan tjs en éruption

Apres ma 20eme tentative
j'espere que ces photos sont a votre gout

NoelCH 发表于 9-5-2006 06:09

Les cyclones et dépressions

A la Réunion, nous avons notre volcan et ... nos cyclones.
Leur saison favorite se situe vers février, mars, mais, bien que souvent violents, ils sont de moins en moins dangeureux, l'île a les équipement et systèmes de prévention* les plus performants de la zone océan indien.

Les problèmes engendrés par les cyclones sont principalement les coupures d'électricité et d'eau (Il n'est pas rare de voir certaines régions de l'île totalement isolées pendant quelques jours), les routes impraticables, les ravines déversant leurs eaux boueuses des jours et des jours après le passage d'un cyclone....

* Vigilance cyclonique est donnée quand un cyclone est à 400 km de l'Île environ (2 à 3 jours avant son arrivée) Il ne faut pas entreprendre de randonnées ni de sorties en mer.

Alerte orange : 1 jour avant l'arrivée du cyclone, les établissements scolaires, les crèches ferment, l'économie de l'Île reste en activité. La population doit faire des réserves d'eau potable, de nourriture, de bougies ainsi que quelques piles de façon à écouter la radio pendant l'avancement du cyclone (en cas de coupure d'électricité). Il faut rentrer les objets qui peuvent s'envoler avec le vent et il faut aussi protéger les ouvertures.

Alerte Rouge : Danger imminent, la population a 3 heures pour regagner le domicile et se préparer à l'arrivée du cyclone. Pendant le cyclone, il est strictement interdit de sortir dans la rue sous peine d'une amende car il n'y a que les services de secours (pompiers, gendarmerie, armée, docteurs, dde...) qui ont le droit de circuler. Une fois le cyclone passé, l'alerte est levée puis l'économie de l'Île reprend son rythme. L'alerte orange persiste jusqu'à ce que l'on soit sûr que le cyclone ne reviendra pas. Il ne restera plus qu'à nettoyer et à arranger les dégâts jusqu'au prochain cyclone.



Micro histo des cyclones

- 1962 Jenny
- 1964 Giselle
- 1966 Denise
- 1980 Hyacinte
- 1981 Florine
- 1987 Clotilda
- 1989 Firinga
- 1993 Colina
- 1994 Hollanda
- 2002 Harry
- 2002 Guillaume
- 2003 Dina



PS: le plus beau spéctacle a été de l'éruption du volcan pdt un cyclone
voyez vous l'image de l'union du feu et de l'eau ainsi que du vent????

NoelCH 发表于 9-5-2006 06:17

Les religions

Tout comme à une époque où toutes les filles avaient comme premier prénom " Marie ", sur les 24 villes de l'île de la Réunion, pas une seule n'échappe au "Saint"( St Denis, Si Pierre, St Benoît, ... ), Après l'arrivée des premiers prêtres Lazaristes dans les années 1665, trois paroisses furent érigées à Saint Paul, Saint Denis et Saint Suzanne ...
Le christianisme
Ici les commandements de la Bible se mêlent aux traditions « païennes ». C'est ce qui s'appelle le christianisme créole.

Les catholiques sont majoritaires (95 %) aujourd'hui.
Les protestantistes se divisent en quatre groupes distincts :

les pentecôtistes ( sous l'égide de la Misson " Salut et Guérison ") sont une branche dissidente du protestantisme officiel.

Les adventistes, aucun libvertinage n'est toléré entre les hommes et les femmes, ils furent très mal accueillis lors de leur arrivée sur l'île mais ont finalement fini par s'intégrer plus ou moins bien, c'est une communauté très minoritaire qui compte environ 3000 "adhérents".

l'Église évangélique

l'Église réformée officielle.
L'hindouisme ( voir aussi les Malbars )
C'est la seconde religion de l'île arrivée avec les premiers immigrants Malbars et tamouls, venus travailler dans les plantations de canne à sucre. On compte, aujourd'hui, huit grands temples ainsi qu'une multitude de petites chapelles et oratoires. Les plus vieux temples se trouvent principalement dans les zones à dominante sucrière, comme le Colosse de Saint André.

- Vishnu : dieu solaire. Un dieu salutaire pour tous.

- Çiva : le troisième dieu de la trinité hindoue. Il est le dieu de la Destruction et de la Dissolution, mais il peut aussi être une divinité bienfaitrice dans la mesure où il peut anéantir Avidya, l'ignorance.

- Ganesh : une tête d'éléphant et quatre mains sur un petit corps dodu, au ventre rebondi. Il est la divinité qui enlève les obstacles et garantit le succès dans l'existence terrestre comme dans la vie spirituelle.

L'islam

L'islam sunnite est majoritaire sur l'île avec près de 25000 croyants. La première mosquée fût edifiée à Saint Denis, et aujourd'hui, 12 communes en ont une. Les mosquées peuvent se visiter à condition de porter une tenue correcte et décente, et de rester discret, notamment aux heures de prière.
A noter que près de 40% de l'économie réunionnaise appartient aux islamistes.

Le cercle des Mourides de l'océan Indien : La vie spirituelle prévaut sur la prédication et les démonstrations extérieures de la foi.

L'islam chi'ite : cette communauté chi'ite réunionnaise compte en son sein les trois plus petites minorités religieuses de l'île : les ismaëliens, les duodécimains et les dawoodi bohras.
Le bouddhisme
Cette philosophie orientale se base essentiellement sur les enseignements délivrés par le Bouddha ; à savoir : le détachement des illusions terrestres, le rejet des désirs et l'obligation pour chaque croyant de prononcer des paroles justes et de réaliser des actes justes. Pourtant le bouddhisme réunionnais a sa propre originalité, car il ne rejette pas mais, au contraire, intègre les grandes vertus morales et certains rites hérités du confucianisme et du taoïsme.

NoelCH 发表于 9-5-2006 06:21

Le peuple chinois à la Réunion

L’émigration d’origine chinoise a connu son heure de gloire...

Quelques années avant l’abolition de l’esclavage et pendant l’interdiction de la traite des indiens, les agriculteurs de l’île, pour renforcer leur main-d’oeuvre, n’hésitent pas à aller chercher des laboureurs chinois, qui sont reconnus pour leur grande capacité à travailler la terre.

Le 13 juin 1844, les 54 premiers chinois débarquèrent et sont couverts d’éloges. Plus robustes que les indiens, plus amis du travail et plus disciplinés que les nègres d’Afrique, l’esrit d’ordre et de régularité, le génie pratique qui convient aux affaires, dominent chez eux.

Plus tard, on en fit venir 110 autres répartis pour ls travaux publics et le labourage. Leurs conditions de transport ressemblaient beaucoup à celles des indiens, la surcharge en moins. Pour boisson, de l’eau acidulée de citron, d’alcool ou de vinaigre de palmes. Ils habitaient dans des camps et leur contrat prévoyait comme repas quotidien du riz, du poisson salé ou des légumes, du rhum ou du sirop et du bois pour cuisiner.

En 1848, 728 chinois, il n’en reste que 415, les autres sont partis ou rapatriés.

La majorité de ces chinois sont devenus, à la fin de leur contrat, des commerçants ou exercent une activité commerciale, ensuite, de nombreux arrivages eurent lieu, et leur nombre s’agrandit rapidement.

En 1862, les chinois peuvent venir dans l’île comme “passager libre d’engagement” et la plupart s’istalle dans les commerces des premiers, avant de s’installer à leur tout, grâce à un système d’entraide et de solidarité exemplaire. Les autres sont charretiers, tailleurs, pâtissiers, marchands de grains, marchands ambulants, domestiques ou jardiniers.

Au début du XXème siècle, beaucoup retournent au ays pour trouver une femme ou reprendre leur famille et reviennent s’installer.

On les retrouve comme tenanciers des fameuses “boutiques chinoises”, véritables cavernes d’Ali Baba d’épicerie, de quincaillerie, de mercerie, de pharmacie... Ils détiennent la plupart des petits commerces et deviennent les fournissierus exclusifs des réunionnais. Ils faciliteront la fidélité de la clientèle en mettant en place un système de paiement différé, enregistré dans un “carnet de crédit”.

Les chinois ont joué un rôle important dans l’alimentation réunionnaise. Ils furent les premiers et les plus nombreux à ouvrir des restaurants et les relations établies permirent aux autres d’êtres familiers des produits et plats proposés.

Après une ascension fulgurante, ils se retrouvent aujourd’hui à la tête de grands réseaux de distribution et les plus jeunes occupent les professions libérales les plus rémunératrices, médecins, pharmaciens ou autres hautes fonctions administratives.

NoelCH 发表于 9-5-2006 06:23

La boutique chinois

Le créole ne fera pas d'accord en disant la boutique chinoise, mais dans son esprit, il s'agit de la boutique tenue par un Chinois.

Les boutiques sont installées dans toute l'île et font partie intégrante du paysage des villes et aussi des hauts. Elles étaient appelées en général du prénom du boutiquier : “chez Marcel”, “chez Georges”, “chez Jean”. La devanture de la façade était décorée de morceaux de tôles clouées, sur lesquelles il y avait des publicités pour tels produits ou tels autres. Parfois, les autres publicités étaient sur papier, et tout cela mettait un peu de couleur à cette construction banale, il faut le dire. Les boutiques des premiers étaient bien modestes avec des portes qui se fermaient avec un système de levier à bascule. L'architecture des boutiques de ces migrants chinois était reconnaissable aussi bien extérieurement, qu'intérieurement avec la disposition des comptoirs dedans.

Jouxtée à cette construction, était la buvette qui rassemblait de nombreuses personnes autour d'un ou deux “p'tits verres”.

Beaucoup de boutiques étaient construites sur un socle en pierres taillées enduites de ciment et sur lequel était placé le plancher. Ce vide sous ces planches permettait une meilleure circulation de l'air, donc moins d'humidité dans la boutique. Les côtés sont en planches recouvertes de tôles (pour que le bois soit moins humide), mais aussi à cause des rats et souris qui dévasteraient davantage les denrées stockées à l'intérieur. Ces boutiques en général se dressaient à un angle de rue avec son toit de tôle ondulée à quatre pentes et un auvent. Ce dernier courait sur toute la longueur du bâtiment, protégeant avantageusement portes et passants du soleil et des intempéries. Sous cet auvent on pouvait voir se dresser parfois, un petit perron en béton permettant les compagnons de beuveries de s'y asseoir et discuter en dehors de la buvette. Traditionnellement la boutique est un lieu de convivialité où les hommes du village aiment se rencontrer.

L'intérieur c'était une vraie caverne d'Ali Baba, car ce sont de petits commerces de proximité qui proposent toutes sortes de denrées alimentaires et d'articles de première nécessité.

L'aménagement de l'intérieur des boutiques était pratiquement le même partout. Souvent à la porte, recouverte aussi de tôle, se dressaient, alignés, des "gonis" débordant de riz en vrac, de maïs en grains, de tourteau, de café, de sucre, de haricots en tous genre, Un peu plus au fond et à gauche, était dressée une vitrine. Celle-ci, de fabrication artisanale et réalisée en bois de tamarin, constituait un élément indispensable au mobilier du commerce. Le boutiquier se tenait derrière ce comptoir-vitrine. Une porte intérieure, menait à l'arrière du magasin. Cette partie ajoutait aux clients un mythe de l'Orient aux obscurités de cette arrière-boutique. Quand on demandait au chinois une chose rare, il disparaissait dans le “fénoir” de cette pièce et revenait longtemps après, avec la marchandise demandée ou autre chose d'équivalent. Il déballait lentement cette marchandise de son papier journal tout auréolé d'odeur d'épices, d'alcool à brûler et de poussière.

Sur la partie droite du magasin se dressait une autre vitrine. Sur une poutre derrière le boutiquier, à un crochet, pendaient des “cornets chinois” jaunis dans lesquels il emballait les marchandises (pas de sachets plastiques !). Ces cornets étaient fabriqués par le chinois lui-même, d'où l'appellation “cornet chinois”.

Sur la vitrine de gauche trônaient de grands bocaux contenant des bonbons à la menthe, aux fruits, des berlingots des sucres d'orge et autres. Et tout près de ces bocaux, était placé un boulier chinois, (pas de caisse enregistreuse, ni de calculatrice). Parfois, certains boutiquiers ne sachant pas manier le boulier (il est vrai difficile à s'y faire) posaient l'opération sur un papier journal remplis de chiffres, ou bien sur le cornet.

La partie supérieure de cette vitrine contenait les pâtisseries, des biscuits, les macatias de l'époque, et que les enfants ne quittaient pas des yeux. La partie inférieure contenait quant à elle des objets religieux, des outils, et autres. Toutes les marchandises se côtoyaient dans un espace réduit. Des chapeaux de feutre étaient suspendus çà et là pour les messieurs.

Ce commerce était une entreprise familiale tenue par le chinois, son épouse, et aussi les enfants. L'épouse s'occupait surtout de la vente des articles de la partie droite du magasin, soit, la toile, chaussures, boutons, galons, fil, livres parfums . Dons cette partie du commerce se tenait derrière son comptoir, la boutiquière, et derrière l'autre vitrine où des pâtisseries étaient exposées, le chinois se tenait devant tout un mur rempli d'étagères sur lesquelles s'alignaient les bouteilles d'alcool, de liqueurs, d'eau, de sirop aux étiquettes colorées. Les étagères inférieures contenaient des boîtes de conserves, allumettes, bougies, lampe à pétrole, eau de Cologne, Tout ces articles placés côte à côte, avaient leur place sur cette étagère. Des outils, des sabres, de la corde, des sacs de clous, des vis, formaient un coin bricolage. Une autre vitrine abritait les saucisses, le boucané et autres.

Sur un côté, se tenait un réfrigérateur vitré (quand on eut l'électricité) dont le contenu faisait envie à tous les enfants et aussi aux grands. Ce qui intéressait encore plus les enfants, c'était bien sûr, les sorbets avec leurs bois empilés dans le congélateur, que ces petits dégustaient aromatisés à la vanille, au chocolat, à la grenadine, au coco.

Une place spéciale était faite pour la balance Roberval et ses poids. C'est aussi à cette boutique que les enfants achetaient les plus gros pétards, et les plus beaux feux d'artifice pour les fêtes de Noël. Ces objets à allumer sont indissociables aux fêtes de fin d'année.

Ce qui faisait marcher ce commerce auprès de la population pauvre de l'île, c'est bien cette pratique des crédits (basée uniquement sur la confiance), sans intérêt appelé “carnets”. Le commerçant notait sur ces carnets tous les achats non payés de chaque personne vivant avec un crédit. Celui-ci était tenu en double exemplaires, et en fin de mois, quand le salaire tombait, le client venait régler le chinois, et c'était reparti pour un autre mois. Ainsi allait la vie.

Dans certaines boutiques,des denrées de base étaient stockées dans des bacs en bois (casier) dans lesquels les chinois plongeaient d'une main preste, une mesure en fer-blanc ou une sorte de petite pelle arrondie fabriquée localement. Ces caissons étaient surtout réservés aux grains, au café au maïs, au sucre. Dans ces denrées, le maïs était largement vendu, de la farine jusqu'aux grains, en passant par le fabuleux “maïs sosso”.

Pas trop loin de ces bacs, des billots servaient au découpage de la viande, de la morue séchée, dont l'odeur empestait toute la boutique. Il faut reconnaître que cette “boutique chinois” était un capharnaüm d'objets rangés ou suspendus puisque le magasin constituait la boutique d'alimentation où se dressaient des remparts de conserves, des murailles d'étoffes et de mousseline, des cartons de bouteilles ; on y trouvait un coin (pour ne pas dire rayon) bricolage, toiles, mercerie, librairie etc.

La boutique chinois, avec ses diverses marchandises, sa buvette pour le "p'tit coup d'sec" mettait sa grosse balance à la disposition des planteurs pour peser leurs productions de maïs, de manioc, ou d'huiles essentielles (qui sans doute se vendait au kilo !!). Là, s'échangeaient les marchandises mais aussi les nouvelles du quartier. La boutique faisait aussi office de banque avec crédit sur carnet ou avances sur récoltes (le plus souvent sur les huiles essentielles dans les hauts).

Parfois ces chinois avaient plus d'un tour dans leur sac, car au retour d'un enterrement dans le quartier, certains offraient un “p'tit coup d'sec” aux parents et amis du défunt. Ce geste touchait bien sûr la clientèle.

Plus tard ces chinois enrichis, leurs enfants bénéficieront d'un certain capital, et c'est ainsi qu'ils s'ouvriront une quincaillerie, ou une superette par exemple, mieux organisée que la boutique de leurs parents.

Le chinois est toujours en activité, mais le créole dira quand il verra un autre créole s'ennuyer, et revenir, et encore et encore, on lui dira qu'il est comme « un chinois sans boutique ». Cela veut bien dire que le chinois est indissociable à sa boutique, sans celle-ci, il est perdu.

NoelCH 发表于 9-5-2006 06:25

Le peuple Malbar ou Malabar

Ou malabar (Indiens non musulmans). Une des grandes communauté de l'île. Les Malbars sont appellés ainsi parce qu'ils descendent directement des premiers immigrés en provenance de la côte Malabar (sud-ouest l'Inde)..

Les Malbars, eux même, évitent de se nommer ainsi, l'île, n'ayant malheureusemnt pas toujours été un lieu de tolérance, la ségrégation raciale était monnaie courante à l'époque de l'esclavage, de plus aucune distinction n'est faite entre les indiens venant réellement de la cote Malabar et les Tamouls venant des autres régions du sud de l'Inde.

Les premiers arivants, au début du 18ème siècle, furent des femmes métissées indiennes portugaises, venant de la région de Goa, qui, à l'époque, était un comptoir portugais. Ces femmes devaient être les compagnes des colons.

Les colons, en manque de main d'oeuvre, après l'abolition de l'esclavage en 1848, firent appel aux Malbars, qui vinrent à plus de 100.000 jusqu'à 'interdiction du recrutement, en 1882
Lles conditions de travail et d'intégration de ces derniers ressemblaient étrangement aux conditions de vie que subissaient précédement, les esclaves.

De religion hindouiste (Les malbars venant de Pondichéry étaient de religion Chrétienne), les malbars n'avaient aucun droit de pratique, leur religion était interdite par l'église, malgré cela, ils purent néamoins construire près des usines sucrières, de magnifiques temples Hindous, ou, maintenant encore, ils pratiquent les rites de leur religion, et notamment, la plus connue à la réunion : la marche sur le feu.

NoelCH 发表于 9-5-2006 06:28

Le voyage des marrons avant leur "vente"

A bord d'un négrier au 18ème siècle
Bien avant cette époque, le Portugal se lance à la conquête des mers. Ses navigateurs longent les côtes de l'ouest de l'Afrique. Pour financer les voyages, certains navigateurs embarquaient des esclaves noirs et les revendaient. Au fil du temps, cette marchandise est devenue une activité principale.

La traite se faisait tout au long de la route des Indes :

Depuis l'Afrique occidentale, les esclaves venaient de la maison des esclaves à Gorée.
De l'Inde, ils venaient de Surate ou de Pondichéry. Ceux-ci étaient en majorité des tamouls et non des malabars.
Depuis Madagascar : Très tôt ce pays est une source de traite - on les recrutait sur la côte orientale de cette Grande île.
Depuis la côte orientale d'Afrique où ils étaient recrutés sur la côte du Mozambique.

Bourbon et l'île sour font venir des Noirs du Mozambique. On a transformé l'île de Zanzibar en centre de détention des esclaves. Tous ces esclaves étaient montés à bord d'un négrier, parmi les tonneaux, parmi les vivres qu'il fallait apporter car parfois la plus courte des traversées durait 3 mois. Ces bateaux-négriers étaient équipés de faux ponts, permettant de transporter 400 esclaves par voyage. Ce faux pont était insuffisamment aéré, aussi de nombreux esclaves mourraient d'asphyxie. Les vaisseaux négriers étaient des caravelles employées par les Portugais. Soucieux d'avoir un outil avec plus de rentabilité, les néerlandais construisirent spécialement des navires adaptés à la traite. Le commerce était donc juteux !!

Depuis les Indes jusqu'à Bourbon, le voyage durait plusieurs mois parait-il, traversée pénible, risquée.

Les Noirs avant de monter sur le bateau étaient marqués sur l'épaule gauche de l'empreinte de la Compagnie. Pour Bourbon, cette empreinte n'a pas été toujours respectée. Avant le départ pour Bourbon, chaque cargaison servile était répertoriée, en factures en triple exemplaires précisant le sexe, la taille, l'âge, et des signes particuliers. On signalait toujours qu'à tel esclave, il manquait une dent, (ce critère jouait sur le prix de celui-ci).

Peu après le lever du soleil, la journée des esclaves commençait par les ablutions effectuées sous la surveillance de l'officier de garde, soit dans la cale, ou sur le pont et là quatre par quatre. Ils se lavaient le visage et les mains avec de l'eau de mer. Ils rinçaient leurs bouches au vinaigre ; organes sexuels, aisselles étaient nettoyés avec de l'eau vinaigrée. Les surveillants obligeaient ces esclaves à se laver, car la bouche et les yeux faisaient l'objet d'un lavage spécial afin d'éviter le scorbut.

Puis le repas du midi était servi. Selon les distances, ils avaient droit à du riz cuit à l'eau avec une petite quantité de viande de bouf salé ou de poisson salé ; parfois du maïs, des ignames, du manioc, relevé d'un peu de piment. Si la distance était plus longue, le repas était constitué de vivres plus consistants, avec des fèves, salaisons et biscuits.

On cherchait à occuper les esclaves en les faisant participer au nettoyage du faux pont, le tri des grains et légumes destinés à leur nourriture, fabrication de cordages. Des interprètes de leurs ethnies étaient là et leur racontaient des histoires, apprenaient des chansons, des jeux.

A seize heures, un second repas de la même consistance que celui du midi leur était servi. Après le repas du soir, les esclaves étaient menés sur le pont pour danser, de force ou de gré, afin que ces mouvements fassent disparaître les ankyloses, sinon c'était le fouet.

Lorsque le soleil allait se coucher, les esclaves étaient fouillés. Les femmes et les enfants dormaient dans une autre pièce, et il arrivait que des femmes servent au plaisir des commandants ou autres, voire même l'équipage, car une femme enceinte était vendue plus cher.

De nombreux fers étaient employés pour les enchaîner (une sorte de menotte aux pieds) et ils étaient attachés les uns aux autres.

Bien sûr, les conditions de vie à bord étaient un vecteur idéal pour les maladies. La plus redoutable était la variole, et les cas furent nombreux. Très fréquent aussi le scorbut, la dysenterie, les “plaies gangréneuses”, la lèpre. Le chirurgien à bord ne pouvait pas grand-chose, il ne disposait que de médiocres outils bien souvent rouillés. On comprend donc aisément les lourdes pertes lors de la longue traversée, et le risque d'introduction de maladie à Bourbon. Quand un esclave mourrait, il était balancé par-dessus bord. Les grandes épidémies qui ont affecté l'île au 18ème siècle avaient été apportés par des bateaux négriers : choléra, grippe espagnole et autres.

La traite des Noirs, véritable déportation d'hommes, de femmes et d'enfants approvisionna la colonie en main d'ouvre servile. Plus de 200 000 esclaves ont été introduit au 18ème siècle pour la culture du café, les plantes à épices etc.

L'importation massive d'esclaves pour la culture du café pèsera lourd dans toute l'histoire à venir et l'île se retrouvera transformée en une plateforme d'accueil pour les peuples extrêmement divers. C'est pourquoi on dit de la Réunion que c'est une île multiraciale.

Dès que le bateau accostait, un chirurgien montait à bord pour vérifier l'état sanitaire de la cargaison humaine. Les esclaves malades étaient conduits au lazaret. On construisit par la suite, un lazaret réservé aux Noirs. Ils étaient, à leur débarquement, vêtu d'un simple lambeau de toile autour des reins et étaient mis en rangées de part et d'autre du débarcadère à Saint-Denis. La vente commençait, donc, l'inspection de toutes sortes de parties du corps, sans oublier les dents. Parfois certains étaient conduits dans des nègreries en attendant leur vente à “l'encan” (aux enchères).

[[i] 本帖最后由 NoelCH 于 9-5-2006 05:29 编辑 [/i]]

sophie 发表于 9-5-2006 10:57

merci pour cette presentation ; c'est vrai qu'on connait surtout les paysages et pas forcement l'histoire ...
alors comme ca il y a aussi des chinois la-bas !

profite bien avant de trouver un poste en Chine !!

NoelCH 发表于 9-5-2006 11:16

meri mais pour l'instant je suis encore affecte a la Réunion
dc j'ai pour un bon bout de tps avt de trouver les informations que je cherche sur les établisement francaise en Chine
Toutefois si qq un connait et posède des infos que je cherche, je vous remercie d'avance de bien me les communiquer merci

[[i] 本帖最后由 NoelCH 于 9-5-2006 10:18 编辑 [/i]]

es 发表于 9-5-2006 13:00

Ah bon .Il y a les Chinois à la Réunion.

bienjolie 发表于 9-5-2006 13:04

Bonjour NoelCH , tu peux poster les photos sur les payesages?
Parce que mon francais est insufisant pour comprendre les textes que tu as posté :P

NoelCH 发表于 9-5-2006 16:04

D'accord Bienjolie
j'essayerai d'en mettre quand ma connexion internet ne planera pas trop
j'arrive pas a mettre des images de plus de 100k c'est trop bete car j'ai de belle photo

En tout cas ca m'encourage a mettre plus de chose dans la nouvelle tribu chinoise
par contre je crois que je suis le seul de la Réunion snifff
par grave, une seule personne est deja un grand espoir

[[i] 本帖最后由 NoelCH 于 9-5-2006 15:06 编辑 [/i]]

iief 发表于 9-5-2006 16:33

moi aussi, j'aimerais voir les photos.;)

Qifen 发表于 9-5-2006 18:31

Je crois que tu ne "surveilles" pas suffisamment le forum NoelCH, car il y a : kamiko974 qui est de la Réunion également.

es 发表于 9-5-2006 19:32

[quote]原帖由 [i]écoeurée[/i] 于 9-5-2006 17:31 发表
N'hésitez pas à corriger mes fautes de chinois. 请你们帮忙改正我中文的错误。[/quote]

ok, en suivant ta demande, je corrige:P
[strike]请你们帮忙改正我中文的错误。[/strike] :arrow: 请你们帮忙改正我中文的错误。

NoelCH 发表于 10-5-2006 05:21

Merci Ecoeurée, j'avais pas eu le tps de tout fouillé
En tout cas je suis content de ne pas être le seul
il pourrait m'aider à mettre à jour la tribu créole!!!!!!!!
lol

[[i] 本帖最后由 NoelCH 于 10-5-2006 04:26 编辑 [/i]]

Qifen 发表于 10-5-2006 21:50

hum hum, kamiko974 est une fille il me semble...encore et toujours cette paresse légendaire qui te sied si bien ?! lol

taixu 发表于 11-5-2006 00:48

a lyon je connais beaucoup de reunionnais ,
en generale ils sont plus sympas et gentil,lol
et la bas ,les gens sont tout melange.

NoelCH 发表于 11-5-2006 06:43

Et oui 太虚, l'ile de la Réunion est considérée comme l'ile au métissage
la mixité des races en fait une bien belle ile surtout quand il sagit de passer à table (les repas sont très variés, ca me rappelle quand je suis venu en France faire un bon rougail saucisse à des amis d'enfance, ils étaient en larme parce que le plat était trop épicé mdrr
Sur cette petite anecdote, j'espère que vos prochaines vacances seront une escale dans les iles de l'océan indien mais avt faut que je trouve un ami qui m'aide pour faire un memoire sur la tribu l'ile Maurice, l'ile soeur de la mienne mdrr

Bambù 发表于 11-5-2006 14:36

[quote]原帖由 [i]NoelCH[/i] 于 9-5-2006 15:04 发表
D'accord Bienjolie
j'essayerai d'en mettre quand ma connexion internet ne planera pas trop
j'arrive pas a mettre des images de plus de 100k c'est trop bete car j'ai de belle photo

En tout cas  ... [/quote]
Pendant un moment j'étais en bas débit aussi, j'ai trouvé la solution en redimensionnant mes photos. Je les réduit à environ 30 pour cent de leur taille initiale, et ça passe!

ZhenLi 发表于 11-5-2006 16:16

ouhlala!! ben dis donc, tout le monde connaît tout sur notre ptite île! c'est bien!!

es 发表于 11-5-2006 17:58

Bonjour ZhenLi.Tu vien de la Reunion?
Bienvenue sur obopo;)

NoelCH 发表于 11-5-2006 18:32

Bonjour Zhen Li
je te laisse le plaisir de parler de notre ile jumelle, Ile Maurice
tu es d'accord j'espere

Petite info, Zhen Li est bien de la Réunion et on est dans la même association de danse de lion

Kimie 发表于 11-5-2006 19:53

salut!

SALUT!!!!!!!!! c'est Stephanie! ;)finalement je me suis lancée et je me sui inscrite sur le forum! c'est assez dur de comprendre comment ça fonctionne! mdr voilà je suis venue voir comment tu t'en sors sur ce forum^^ au fait y a Val qui s'inscrit aussi sur le forum^^ allez à bientot!

bopo 发表于 11-5-2006 21:11

Bonjour les Réunionais, bienvenue sur obopo;)

bienjolie 发表于 11-5-2006 21:12

Bienvenue bienvenue!!!!!!!!!!!!!!

NoelCH 发表于 12-5-2006 11:32

Kikoo Kimie j'attend aussi que ta soeur vienne sur le forum comme ca la tribu de la Réunion s'agrandira
cool
vive la Réunion
Prochaine escale Ile Maurice

NoelCH 发表于 12-5-2006 13:43

voici quelques photos un peu en vrac mais très belle
de quoi vous faire une idée et aussi que certain(e) projette de venir nous voir

[[i] 本帖最后由 NoelCH 于 12-5-2006 12:56 编辑 [/i]]

Bambù 发表于 13-5-2006 19:11

Je vais venir exprès pour l'araignée!

ZhenLi 发表于 15-5-2006 17:38

lol bon, après, y'a les cyclones, le chikungunya...pas tjs le paradis, contrairement aux images qu'on lui attribue à notre île...
mais, on y est quand même bien!
on vous y attend  :smiley7:

NoelCH 发表于 15-5-2006 19:27

j'ai survécu à tous ces catastrophes naturelles c'est déjà ca
donc si je peux survivre vous pour venir
mdrr

Kenny 发表于 15-5-2006 19:38

Faut absolument mettre des belles photos de notre Belle île!! on n'est pas qu'une poussière dans l'océan!!! lol

Qifen 发表于 15-5-2006 21:43

Répondre au message de #36 ZhenLi

ZhenLi, 你叫什么名字?

traduction : ZhenLi, quel est ton prénom ?

Kenny 发表于 16-5-2006 16:14

Mon vrai prénom c'est valerie :p

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