Culture Chinoise à la Réunion : Guan Di
A la Réunion, les chinois fêtent la mort de Guan Di un guerrier chinoisquand j'aurai un peu de temps je mettrais des photos mais aussi un historique de ce personnage apres avoir recolter des informations avec des personnes du temple.
PS: cette année la fête se produira du 15 juillet au 19 juillet donc reserver vos billets d'avion et venez voir Zhen Li faire une belle danse traditionnelle chinoise avec sa troupe ou encore NoelCH dans la peau du lion et surtout sa derniere chorégraphie
LOL euh non Noël! on fête pas sa moort!
on fête son anniversaire!!! ah bon je pensais plutot a ca mort c'est bizarre alors faut que je revois mon petit calepin de note
mdrr c'est vrai que ca serait tentant , mais je n'ai pas les moyens dommage :(
Prologue
Guan Di, "Grand Empereur Juste qui Aide le CIel et Protège l'Etat", a été élevé au rang de Dieu au XVIeme siècle, sous le règne de l'Empereur Shen Dong de la Dynastie des Ming. Né Guan Yu aux de 160, il meurt en 220 après une existance de combats au service de la Dynastie des Han. Ses exploits sont relatés et chantés dans "les Roman des Trois Royaumes" de Luo Guan Zhong, paru au milieu du XIVeme sièclepetit photo
[[i] 本帖最后由 NoelCH 于 24-5-2006 06:04 编辑 [/i]] c'est le même que dans dynasty warriors?
( ca c'est des références culturelles )... Bin je ne fais que reprendre les dires des hotesses de cette fête
nshenmue vient faire le journaliste en herbe pendant la période du 14 au 19 juillet 2006 ca ressemble fortement au perso de dynsaty warriors
incroyable qu'on me prenent tous pour un journaliste ca deveint amusant
En fait , ca me tenetrait d'aller à la réunion
Il suffit de faire une liste importante de chinoises et je viens :):):) J'ignorais que Guan Di était un empereur...il me semblait que c'était un guerrier? ou du moins, un homme de guerre...un soldat quoi...bref...ça me laisse perplexe...
Vérifie tout de même tes sources NoëlCH.
Dans l'histoire de la Chine, je ne connais pas d'empereur nommé Guan Yu sous la dynastie des Han...enfin bref...moi je dis que ça reste à confirmer tout de même... Guan Di?
c koi comme fête? [quote]原帖由 [i]écoeurée[/i] 于 29-5-2006 00:03 发表
J'ignorais que Guan Di était un empereur...il me semblait que c'était un guerrier? ou du moins, un homme de guerre...un soldat quoi...bref...ça me laisse perplexe...
Vérifie tout de même tes ... [/quote]
C'est des propos que j'ai récupéré avec les responsables de la fete comme le president du temple Chane
bon je vais revoir l'info de plus pret
Présentation Guan Yu par Wikipédia
Guan Yu (160-219), ou Kouan Yu (EFEO) ; traditionnel : 關羽, simplifié : 关羽), qui avait pris comme prénom usuel Yunchang (traditionnel : 雲長, simplifié : 云长), était un général chinois de la fin de la dynastie Han et du début de la période des Trois Royaumes.Il servit sous les ordres de Liu Bei, le fondateur du royaume de Shu, et aurait été un des cinq « généraux tigres », bien qu’on ignore s’il a effectivement porté ce titre. Réputé de son vivant guerrier invincible, il a été capturé et exécuté par les troupes de Sun Quan lors du siège de Fan. Il a été divinisé quelques siècles après sa mort sous le nom de Guanshengdijun (關聖帝君) ou Guandi, « Saint empereur Guan ». Il est toujours révéré de nos jours en Chine, aussi bien par les taoïstes que par les bouddhistes. Il est particulièrement populaire à Hong-Kong comme dieu de la guerre, des hommes d’affaires et des policiers. On le représente traditionnellement comme un géant à face rouge (symbolisant la loyauté et la droiture) avec une très longue barbe et portant un gundao (une arme d’hast à hampe moyenne de l’époque des Song) qui pesait, selon la légende, plus de 80 jins (environ 40 kg). Il a été immortalisé dans le roman des Trois Royaumes où il est dépeint comme un guerrier loyal et honorable capable d'exploits surhumains.
Au Japon il est connu sous le nom de Kan'u Unchô et en Corée sous celui de Gwanu Unjang.
[b]Biographie[/b]
La biographie officielle de Guan Yu est dans le Sanguo zhi, chapitre 36 (livre des Shu, volume 6)
[b]Jeunesse[/b]
Guan Yu était natif de Xie (解 également prononcé Jie), à Hedong où il portait à l'époque le prénom usuel de Changsheng (traditionnel: 長生, simplifié: 长生).
Il devient un fugitif et s’enfuit dans la préfecture de Zhuo. Il y rencontre Liu Bei, qui recrute des hommes pour faire face aux révoltes, et se fait engager avec Zhang Fei. Liu Bei est nommé Chancelier de Pingyuan ; Guan Yu et Zhang Fei sont nommés maires avec chacun à leur disposition une armée privée.
Selon la chronique, ils partageaient la même couche et se comportaient comme des frères dans l'intimité, mais Zhang Fei et Guan Yu se tenaient néanmoins toujours prêt à servir Liu Bei lors des grandes occasions et le suivaient en tout lieu, jusque dans les situations les plus dangereuses.
Lorsqu’en 198, Cao Cao et Liu Bei assiègent Lü Bu à Xiapi ; Guan Yu aurait dit à Cao Cao : « Lü Bu est parti à Qin Yilu chercher des renforts. Je vous prie de me laisser sa femme en mariage. » Cao Cao condescendit, mais peu avant la bataille finale, Guan Yu réitéra sa demande à plusieurs reprises. Devant tant d'insistance, Cao Cao commença à se demander si la dame ne devait pas être de grande beauté et, après la victoire, demanda à la voir et la garda pour lui-même, ce qui causa à Guan Yu une vive contrariété.
Liu Bei lança une attaque surprise contre Che Zhou, l’inspecteur de Xuzhou et demanda à Guan Yu de s’établir en garnison à Xiapi et d’y prendre la charge de Grand Administrateur. En 199, Liu Bei se retourna contre Cao Cao.
[b]Sous les ordres de Cao cao[/b]
En la 5e année de Jian’an (200), Cao Cao part en campagne à l’est et Liu Bei se réfugie auprès de Yuan Shao. Cao Cao capture Guan Yu et décide de le garder à son service. Il le nomme pian jiangjun (偏将军 - sorte de lieutenant-général) et le traite généreusement.
Cao Cao apprécie énormément Guan Yu, mais sent bien que ce dernier n’a guère envie de demeurer longtemps à son service. Il demande donc à Zhang Liao d’aller parler avec Guan Yu pour sonder ses sentiments. Guan Yu aurait dit à Zhang Liao : « Je suis parfaitement conscient que le Seigneur Cao m’a montré beaucoup de respect et de générosité, mais le Seigneur Liu m'a également bien traité et j'ai juré de mourir pour lui. Je ne compte donc pas rester, mais je saurai néanmoins offrir au seigneur Cao une action d'éclat avant de partir ». Zhang Liao hésita à rapporter ces paroles à Cao Cao car elles auraient pu signifier une condamnation à mort pour Guan Yu. Finalement il soupira et dit à Cao Cao : « Vous êtes mon seigneur et donc comme mon père, alors que Guan Yu n'est qu’un frère. » Il rapporta donc son entrevue à Cao Cao qui conclut: « Servir son seigneur et ne pas oublier ses origines. Vraiment quel homme droit parmi tous ceux de l’empire! Quand pensez-vous qu’il partira? ». Zhang Liao répondit: « Guan Yu a recu votre traitement de faveur. Il ne partira donc pas avant de vous l’avoir repayé. ».
Yuan Shao envoie un de ses généraux, Yan Liang, pour attaquer Liu Yan, l’administrateur de la préfecture de Dongjun. L’affrontement a lieu à Baima et Cao Cao envoie Zhang Liao et Guan Yu en renfort. Guan Yu, dans la mélée, tue Yan Liang et ramène sa tête. Cao Cao, sachant que Guan Yu va le quitter, le récompense généreusement et lui offre le titre de marquis de Hanshouting. Mais Guan Yu scelle toutes ses récompenses, laisse une lettre d’adieu, et part rejoindre Liu Bei chez Yuan Shao. Malgré ses conseillers, qui le pressent de lui donner la chasse, Cao Cao s’y refuse : « À chaque vassal son Seigneur. Laissez-le partir. »
[b]La capture de Jingzhou[/b]
À la mort de Yuan Shao (202), Liu Bei se réfugie auprès de Liu Biao et ce dernier meurt en 208 tandis que Cao Cao pacifie la région de Jingzhou. Liu Bei veut alors traverser le Jiang pour aller à Fan, et confie à Guan Yu une flotte d’une centaine de navires pour le rejoindre à Jiangling. De là, ils vont jusqu’à Xiakou et Sun Quan lui prête des troupes pour affronter Cao Cao. Cao Cao doit battre en retraite tandis que Liu Bei récupère une bonne partie du Jiangnan, distribuant des récompenses aux plus méritants. Il nomme Guan Yu grand administrateur de Xiangyang, et dang kou jiangjun (荡寇将军), « général qui extermine les criminels ») et lui ordonne de se poster en garnison à Jiangbei. Liu Bei conquiert ensuite la province du Yizhou et offre à Guan Yu l’administration de la province du Jingzhou.
Vers cette époque, Guan Yu apprend que Ma Chao, qui n’a jamais été un allié, vient de faire sa soumission à Liu Bei. Il écrit à Zhuge Liang pour savoir « à qui on pouvait comparer Ma Chao ». Zhuge Liang lui répond :
« Mengqi (le surnom de Ma Chao) est particulièrement versé dans les affaires militaires et civiles. Il est bien plus brave et plus fort que le commun des mortels et pourrait se comparer à Ying ou Peng des temps anciens. Il pourrait sans doute rivaliser au combat avec Yide (surnom de Zhang Fei), mais ne peut absolument pas égaler le "barbu". »
Guan Yu était en effet doté de ce que la chronique a retenu comme étant une « magnifique barbe », et le fait que Zhuge Liang faisait référence à lui était donc évident. Au comble de la joie, Guan Yu montra la lettre à ses invités.
Guan Yu est blessé par une flèche au bras gauche (l’événement n'est pas daté) et bien que la blessure se soit guérie, l’os le faisait encore souffrir. Le médecin lui dit :
« La pointe de la flèche était empoisonnée, du poison est entré dans l'os. Il faudra ouvrir le bras et gratter l’os avant que le problème n'empire. »
Guan Yu tendit immédiatement son bras, et, pendant l’opération, mangea, but et rit en compagnie de ses collègues tandis que le sang coulait dans un petit bassinet.
[b]Chute[/b]
Lors de la 24e année de Jian’an (219), Liu Bei est proclamé prince de Hanzhong et nomme Guan Yu qian jiangjun (前将军) « général de l’avant-garde ». La même année, Guan Yu dirige une expédition contre Cao Ren à Fan. Cao Cao dépêche Yu Jin pour aider Cao Ren mais comme c’est l’automne, de nombreuses précipitations font déborder le fleuve Han. Yu Jin perd ses sept armées et se soumet à Guan Yu qui fait exécuter le général Pang De. Les bandits Liang, Jia et Lu, acceptent de se rallier à Guan Yu et son prestige s’étend à toute la Chine.
Cao Cao se demande alors s’il faudrait déménager la capitale à Xudu pour éviter les forces de Guan Yu et Sima Yi opine que Sun Quan ne pouvait se permettre de laisser Guan Yu connaître davantage de victoires. Ils envoient donc un émissaire auprès de Sun Quan pour lui conseiller d’attaquer les arrières de Guan Yu, laissant ainsi Jiangnan à Sun Quan en tant que tribut de guerre et dissolvant ainsi les forces de Fan.
Initialement, Sun Quan dépêche un émissaire auprès de Guan Yu pour arranger un mariage entre son fils et la fille de Guan Yu. Mais Guan Yu insulte le messager et rejette l’offre, ce qui provoque la fureur de Sun Quan. De plus, Mi Fang, le gouverneur de Nanjun et le général Fu Shiren ont également l’impression que Guan Yu ne les estime guère. Ceux-ci étaient en charge du rationnement des armées mais s’étaient tenu à l’écart des batailles et Guan Yu jure de les « discipliner à son retour ». Ils prennent peur et Sun Quan en profite pour les inciter à se soumettre à lui, laissant ainsi l’armée du Wu pénétrer. Cao Cao envoie alors Xu Huang pour assister Cao Ren. Dès son arrivée, Huang annonce « Celui qui prendra la tête de Guan Yu recevra une récompense de 1 000 jins (livres) d’or ! ». Guan Yu, fort effrayé lui demande : « Grand-frère, que signifient ces paroles ? ». Huang lui répond : « Ce sont les affaires de l’État ! »
Guan Yu ne peut contenir ses adversaires et appelle à la retraite, mais les troupes de Sun Quan de leur côté avaient déjà capturé Jiangling et pris en otage les femmes et enfants des troupes de Guan Yu, ce qui se traduisit par la dispersion de son armée. Sun Quan fait capturer Guan Yu et l’exécute avec son fils, Guan Ping, à Lingju.
Il semblerait que Sun Quan ait voulu le garder à son service, mais ses conseillers s’y opposèrent :
« Élever le louveteau ne peut qu’amener des problèmes. Le Seigneur Cao l’avait laissé en vie, s’apportant ainsi le désastre sur lui-même au point qu’il en est presque venu à déménager sa capitale. Comment dans ces conditions pouvons-nous le laisser vivre ? ».
Cependant Pei Songzhi, l’historien qui compila les chroniques officielles, semble mettre en soute cette assertion en raison d’impossibilités géographiques (Guan Yu fut exécuté presque aussitôt après sa capture ; or, Sun Quan se trouvait à 150 km de là et n’avait donc pas l’opportunité de prendre une décision quelconque).
Sun Quan envoie à Cao Cao la tête de Guan Yu tandis qu’il prépare des funérailles honorables pour le reste du corps. Guan Yu est promu à titre posthume au rang de marquis de Zhuangmou et son fils survivant, Guan Xing, hérite du titre. Celui-ci était fort estimé de Zhuge Liang et il fut nommé intendant au palais et reçut la charge de zhong jian jun (中监军) « superviseur de l’armée ». Son fils, Guan Tong, épousa une princesse et fut promu au rang de hu bi zhong lang jiang (虎贲中郎将) « général gentilhomme qui a la rapidité du tigre » et meurt sans héritier mâle. C’est donc le fils bâtard de Guan Xing, Guan Yi, qui hérite du titre. Le clan de Guan Yu est entièrement exterminé en 263, lorsque le Wei envahit le Shu, par Pang Hui, le fils de Pang De, car il voulait venger la mort de son père, exécuté par Guan Yu.
[color=Red]Source : [url]http://fr.wikipedia.org/wiki/Guan_Yu[/url][/color]
Guan Yu dans le roman des Trois Royaumes
Guan Yu ayant été très tôt divinisé, les troubadours chinois avaient souvent chanté pendant des siècles ses exploits avant que la version sur papier des Trois Royaumes ne soit écrite. Ses actions ont donc bien souvent été amplifiées et son personnage avait déjà atteint une dimension mythique que le roman a repris. Si de nombreux faits du roman concernant Guan Yu ont effectivement un fond historique, il y a néanmoins des différences notables.Guan Yu est un des premiers personnages qui apparaissent dans le roman car celui-ci commence au moment de sa rencontre avec Liu Bei et Zhang Fei, et leur serment de fraternité. Dans la réalité historique, Guan Yu était âgé d’un an de plus que Liu Bei, et bien que les trois se comportaient comme des frères, ils n’avaient pas fait de serment fraternel. Or dans le roman, Guan Yu devient le 2e frère de la bande, cédant la place d’aîné à Liu Bei.
Le roman souligne très vite son sens de l’honneur : si historiquement, on ignore pourquoi Guan Yu était un fugitif, pour l’auteur du roman, c’est parce quil avait tué un potentat local dont il ne pouvait supporter la tyrannie. Il devient ainsi un héros qui extermine les tyrans, quitte à se mettre sur le dos les autorités.
Le roman présente Guan Yu comme « bien bâti, une longue barbe, la face rouge comme une pomme (le rouge symbolise la dignité). Il avait les yeux du phœnix et des sourcils broussailleux comme des vers à soie. Son apparence globale était digne et exaltante. » C’est souvent fidèle à cette description que sont faites les représentations de Guan Yu.
Le roman attribue à Guan Yu la victoire contre Hua Xiong (en réalité capturé et exécuté par Sun Jian) : Cao Cao propose une coupe de vin chaud (les chinois le boivent chauffé au bain-marie à température du corps humain) à Guan Yu mais celui-ci le refus sur le moment. Il charge tout seul l’armée adverse et le temps qu'il revienne avec la tête de Hua Xiong, le vin était encore chaud...
Dans le roman, tout comme dans la réalité historique, Guan Yu se rend à Cao Cao. Mais dans le roman, il ne se soumet qu’à trois conditions, soulignant sa loyauté envers Liu Bei :
* s’il doit se soumettre, c’est à l’empereur des Han et non à Cao Cao. Cette condition pose peu de problèmes à Cao Cao, pour qui il ne s’agit après tout que de la même chose.
* les deux femmes de Liu Bei ne seraient pas déshonorées, mais traîtées avec tout le respect qui leur est dû et nourries et logées convenablement. Là encore Cao Cao accepte.
* la dernière condition fut que si Guan Yu apprenait où était Liu Bei, il partirait librement le rejoindre. À cette dernière condition Cao Cao tique, puis finit par accepter en espérant que Guan Yu serait ému par sa générosité et accepterait de rester sous ses ordres.
Guan Yu reçoit de Cao Cao Lièvre Rouge, le cheval de Lü Bu, capable de parcourir 1 000 lis (lieues) en un seul jour. En outre, c’est lors de son séjour à la cour qu’il reçoit de l'Empereur son surnom de mei ran gong (美髯公) « seigneur belle barbe ».
Dans le roman, Cao Cao et Guan Yu affrontent Yan Liang à Baima (historiquement Cao Cao n'était pas présent). S’il est vrai que Guan Yu avait tué Yan Liang dans la bataille, le roman en fait une scène plutôt épique : Guan Yu fonce seul sur l’armée adverse (de 50 000 hommes) et tous les soldats sont renversés sur son passage jusqu’à ce qu’il parvienne à hauteur de Yan Liang et l’abatte, le décapite et rapporte la tête jusqu’à son camp sans encombre...
Le roman impute également à Guan Yu la victoire sur Wen Chou, bien qu’historiquement on ignore qui l’a vraiment tué.
Dans le roman, Guan Yu, apprenant où Liu Bei s’était réfugié, quitte Cao Cao et tue tour à tour cinq généraux venus s’interposer et parcourt 1 000 lieues pour retrouver son frère, tout en trainant ses deux femmes avec lui. Dans la réalité historique, Guan Yu est libre de retourner auprès de Liu Bei sans encombre.
Un autre passage célèbre du roman, pourtant purement fictif, est la scène où Cao Cao, qui vient de subir la plus grande défaite militaire de sa carrière à la bataille de la Falaise rouge bat en retraite et se fait arrêter en chemin par Guan Yu. Guan Yu, se souvenant de la générosité de Cao Cao à son égard, décide de le laisser fuir sans combattre, soulignant encore davantage sa noblesse.
Une autre scène, reposant sur des faits historiques, est celle où Guan Yu se fait gratter l’os du bras droit (historiquement le gauche) par le célèbre médecin Hua Tuo (historiquement on ignore le nom du médecin). Dans le roman, Guan Yu accepta l’opération immédiatement, ne voulant pas battre en retraite pour se faire soigner et refuse en outre toute forme d’anesthésie ou garrot. Pendant l’opération, il dispute tranquillement une partie de go avec son conseiller, Ma Liang et plaisante et discute sans sentir la douleur tandis que l’assistance supporte difficilement le spectacle.
Enfin, la mort de Guan Yu présente une suite de scènes de nature plutôt ésotérique, illustrant que l’âme de Guan Yu avait atteint l’illumination. Ainsi, juste après sa décapitation, son âme alla errer au mont Yuquan, un peu en dehors de l'ancienne province de Dangyang, et hurlait : « Rendez-moi ma tête ! ». Un moine demanda à l'âme de Guan Yu pourquoi celle-ci réclamerait sa tête alors que lui-même a tué bien des gens dans l’accomplissement de leur devoir, comme les généraux de Cao Cao que Guan Yu avait fué dans sa fuite. Comprenant les paroles du moine, Guan Yu atteint l’illumination.
Cependant elle va néanmoins se venger de Lü Meng, le stratège qui avait causé sa perte. Il prend possession de son corps et attaque Sun Quan en jurant vengeance sur Lü Meng. Puis Lü Meng s’évanouit et meurt. Effrayé, Sun Quan envoie la tête de Guan Yu à Cao Cao, espérant ainsi attirer les foudres du royaume de Shu sur le Wei. Au moment où Cao Cao regarde la tête, la bouche de Guan Yu et ses paupières s'ouvrent. Cao Cao, s’évanouit et quand il se réveille proclame :
« Le général Guan est vraiment devenu un dieu ! ».
Il fait arranger des funérailles nationales dignes d’un prince.
[color=Red]Source : [url]http://fr.wikipedia.org/wiki/Guan_Yu[/url][/color]
Guandi par Wikipédia
[i]Guan di et Guan Yu sont 2 dénominations différentes pour désigner le même personnage historique.Il s'agit de la transciprtion phonétique en cantonais pour Guan Di et de la transcription phonétique en mandarin pour Guan Yu.
(J'espère ne pas me tromper, les connaisseurs pourront me corriger s'ils l'estiment nécessaire)[/i]
Divinisation de Guan Yu, personnage historique de l'époque des Trois royaumes et héros de Histoire des Trois royaumes, Guandi est l'un des dieux les plus populaires de la religion chinoise. Elevé au rang de bodhisattva par le bouddhisme, il a été érigé en modèle de vertu par le confucianisme, qui voit en lui le "saint guerrier" (wusheng 武聖) faisant pendant au "saint lettré" (wensheng 文聖) Confucius.
En effet, le personage de Guan Yu tel qu’il apparait dans l’histoire et la littérature incarne toutes les vertus traditionnelles, particulièrement la fidélité (à la parole donnée, à l’empereur, aux amis), l’esprit chevaleresque, le courage et la maîtrise de soi.
Comme tous les dieux chinois, il possède plusieurs noms correspondant aux différents titres accordés par l'administration impériale au cours des dynasties successives, ou aux fonctions particulières qui lui sont attribuées par tel ou tel courant religieux, comme le taoïsme ou le confucianisme.
Guan Yu fut déifié dès la dynastie des Sui (588-618) et est toujours vénéré en Chine, aussi bien comme divinité chinoise que comme divinité bouddhiste ou divinité gardienne du taoïsme et même confucéenne.
À l'ouest, Guan Yu est parfois appelée Dieu Taoïste de la Guerre, probablement parce qu’il s'agit initialement de l'un des généraux chinois les plus célèbres. Cependant il diffère des autres divinités guerrières comme Mars ou Tyr par le fait qu’il ne bénit pas forcément les combattants, mais ceux qui respectent la fraternité et la droiture.
[b]Culte général[/b]
On se réfère souvent à Guan Yu comme "l'Empereur Guan" (關帝), qui est le diminutif de son titre taoïste de "Saint Empereur Guan" (關聖帝君). Des temples exclusivement dédié à Guan Yu peuvent être trouvé un peu partout en Chine, à Hong-Kong, Taiwan, etc. Certains d'entre eux comme celui de Xiezhou sont construit comme des palais en respect à son statut d'Empereur.
En fait, la divinisation de Guan Yu s'est faite étapes par étapes. Il reçut de Liu Shan, 2ème Emperuer du Shu, quatre décennies après sa mort, le titre de marquis de Zhuangmou (壮缪侯). Sous les Song, l'Empereur Huizong le nomma duc de Zhonghui (忠惠公), puis plus tard celui de Prince. En 1187, sous le règne de l'Empereur Xiaozong, Guan Yu fut proclamé Prince de Zhuangmou Yiyong Wu'an Yingji (壮缪義勇武安英济王). Lorsque les mongols défirent les Song, et la dynastie Yuan établie, Guan Yu fut renommé Prince de Xianling Yiyong Wu'an Yingji (显灵義勇武安英济王) par l'Emperor Wenzong.
Sous la dynastie des Ming, il reçut le titre d'Empereur. En 1614, il reçut de l'Empereur Wanli le titre de "Saint Empereur Guan, Grand Dieu qui Soumet les Démons des Trois Mondes et dont l'Éclat s'Étend Loin et Remue les Cieux" (三界伏魔大神威远震天尊關聖帝君).
Puis sous les Qing en 1644, l'Empereur Shunzhi le proclama "Zhongyi Shenwu Grand Empereur Sacré Guan" (忠義神武關聖大帝). Ce titre fut ensuite ralongé en "Renyong Weixian Huguo Baomin Jingcheng Ruijing Yuzan Xuande Zhongyi Shenwu Grand Empereur Sacré Guan" (仁勇威显护國保民精誠绥靖羽赞宣德忠義神武關聖大帝), vers le milieu du XIXe siècle.
On attribuait souvent à Guan Yu des succès militaires. Sous les Ming, il aurait aidé la flotte de l'Empereur fondateur Zhu Yuanzhang lors de la bataille de Boyang. En 1402, Zhu Di lança un coup d'état contre son neveu, l'Empereur Jianwen. Il déclara avoir été béni par l'esprit de Guan Yu. Lors de la fin du XVIe siècle, on a attribué à Guan Yu l'échec de l'invasion japonaise en Corée lancée par Toyotomi Hideyoshi. La maison des Manchu de la dynastie des Qing était associée aux qualités martiales de Guan Yu. Lors du XXe siècle, Guan Yu était vénéré par le seigneur de guerre Yuan Shikai, président, puis empereur de Chine.
Guan Yu est toujours vénéré par les gens du commun. À Hong-Kong, il existe un autel à la gloire de Guan Yu dans chaque commissariat de police. Bien que le culte ne soit pas obligatoire, la plupart des policiers chinois le révèrent. De façon assez ironique, bien des membres de la triade ainsi que le clan Hung vénèrent Guan Yu. Selon la croyance populaire chinoise, un code de l'honneur incarné en Guan Yu existe dans l'autre-monde. À Hong-Kong on se réfère souvent à Guan Yu sous le nom de "Yi Gor" (二哥, "deuxième grand frère" en cantonais) en référence au serment de fraternité du roman des Trois Royaumes. Guan Yu est également vénéré par les hommes d'affaires dans la province de Shanxi, à Hong-Kong, Macao et dans l'Asie du sud-est en tant qu'une sorte de dieu de la richesse étant donné qu'il est sensé bénir la droiture et protéger des fourbes.
[b]Culte taoïste[/b]
[color=Green]On vénère Guan Yu en tant que Saint Empereur Guan[/color] (Simplifié: 关圣帝君; Traditionnel: 關聖帝君; pinyin: Gūanshèngdìjūn) et divinité soumettant les démons. Les taoïstes ont commencé à vouer un culte à Guan Yu à partir de la deuxième moitié du XIIe siècle sous la dynastie des Song. Selon la légende, le lac salé de Xiezhou perdait peu à peu de sa salinité et produisait de moins en moins de sel. L’Empereur Huizong fit appeler le Maître Céleste Zhang Jixian (張繼先), 13ème descendant du Maître Céleste Zhang Daoling, afin d'enquêter sur les causes. Le maître déclara qu'il s'agissait d'un méfait de Chi You, une divinité de la guerre. Il invoqua l'aide de Guan Yu pour affronter Chi You et triompha et le lac retrouva sa production saline habituelle. L'Empereur conféra à Guan Yu le titre taoïste d'Immortel de Chonging (崇寕真君), l'introduisant officiellement comme divinité taoïste. Au début de la dynastie des Ming, le 42ème Maître Céleste Zhang Zhengchang (張正常) enregistra l'événement dans son livre du Lignage des Maîtres Célestes des Hans (漢天师世家), premier classique taoïste à mentionner cette légende.
De nos jours, ce sont les pratiques taoïstes qui sont les plus courantes dans le culte de Guan Yu. Beaucoup des temples lui sont dédié subissent une lourde influence taoïste. Tous les ans, lors du 13ème jour de la 5ème lune (qui serait l'anniversaire de Guan Yu), on fait un défilé dans les rues en l'honneur de l'Empereur Guan.
[b]Culte bouddhique[/b]
Dans le bouddhisme, on honore Guan Yu comme bodhisattva et protecteur du Dharma. On l'appelle Bodhisattva Sangharama (Simplifié: 伽蓝菩萨; Traditionnel: 伽藍菩薩; pinyin: Qíelán Púsà) qui signifie "temple" en sanscrit, ce qui fait de Guan Yu le gardien du temple. Sa statue est en général située à gauche de l'autel principal, face à son homologue, le Bodhisattva Skanda.
Selon les récits bouddhiques, Guan Yu se manifesta avec un cortège d'autres esprits une nuit de 592 devant le maître Tripitaka Zhiyi, le fondateur de l'école bouddhique Tientai. Zhiyi était alors en méditation sur le mont Yuquan. Lorsque Guan Yu eut reçu sont enseignement, il obtint les Cinq Préceptes et devint le gardien des temples et du Dharma. Selon d'autres légendes, Guan Yu aida Zhiyi dans la construction du temple Yuquan qui existe encore de nos jours
[color=Red]Source : [url]http://fr.wikipedia.org/wiki/Guandi[/url][/color]
Guan Di par Clicanoo
Voici un article sur Guan Di et ses festivités, publié dans le journal local de la Réunion : "Le journal de l'Ile de la Réunion". Publié en début d'année 2005.TÉMOINS
Religions populaires : Les multiples cultes vivants de Guandi
Serait-ce parce qu’il est ce dieu aux multiples facettes, dont celui de la richesse, que les Chinois de la Réunion, qui font souvent profession de négoce, placent le culte de Guandi à la première place officielle dans la pratique populaire de leur religion ? Ses quatre temples sont toujours bien entretenus et son anniversaire est célébré avec faste. Avant d’accéder au panthéon, Guandi était Guanyu, héros légendaire pétri de qualités traditionnelles, qui vécut au IIIe siècle.
Comment s’étonner que les Chinois en aient fait un dieu ? “Il avait neuf pieds de haut, une barbe de deux pieds, les yeux rouge cinabre comme ceux d’un phénix, les sourcils comme deux vers à soie couchés en travers du visage, la face semblable à une majestueuse double jujube. Sa voix retentissait comme si on eût frappé tout ensemble dix mille cloches de bronze” : ainsi apparaît Guandi dans son portrait brossé par Le roman des Trois Royaumes. Chang Sheng (“longue vie”) voit le jour vers les années 160, le quatrième jour du sixième mois lunaire, dans le village de Jie Liang au he Dong, province du Shanxi. Il se fait appeler Shou Chang (“longévité grandissante”), puis Yun Chang (“nuage en expansion”). Intelligence et audace caractérisent son enfance. Sa carrière débute comme redresseur de torts : puni par ses parents, il s’échappe de la pièce où il est enfermé, tue un mandarin et l’oncle d’une jeune fiancée qui l’avait choisie pour concubine du magistrat. Sa tête mise à prix, il s’enfuit dans la montagne, prend le nom de Guan Yu, qui lui porte bonheur. Il connaît de multiples péripéties, dont Le roman des Trois Royaumes propose plusieurs versions. Devenu un homme au physique impressionnant, avec une magnifique barbe de deux pieds, il veut s’engager dans l’armée, quand il rencontre Liu Bei, le futur empereur de Shu Han (Sichuan), qui vend des nattes et des sandales en paille, et Zhang Fei, riche boucher et marchand de vins, un colosse de huit pieds de haut (tête de léopard, menton en forme d’hirondelle, barbe de tigre, voix pareille au roulement du tonnerre). Ils se jurent mutuellement amitié fraternelle (“... nos cœurs doivent demeurer unis aussi bien que nous promettons d’unir nos forces...”) et le serment de “vivre et mourir ensemble”. Ils immolent un cheval blanc au ciel, un bœuf noir à la terre et brûlent de l’encens, puis convient les villageois à un banquet et constituent un groupe de combat contre les Turbans jaunes, des fanatiques qui se sont rebellés contre l’Empire. Ils accomplissent de nombreux exploits, qui fascinent les Chinois. Et puis, après avoir vaincu le gouverneur de Suzhou, Guanyu est fait prisonnier par Cao Cao, premier ministre de Xiandi de la dynastie des Han, excellent stratège, qui se laisse impressionner par sa forte personnalité, son courage physique et ses qualités morales, et pense en faire un précieux allié dans son combat contre le général Yan Liang. Guanyu lui ramène la tête de son ennemi, mais refuse de renoncer à sa fidélité envers Liu Bei. Il rejoint celui-ci, qui le fait gouverneur de Jing Zhou, place forte qui détient une position clé dans le Hu Bei. Les Turbans jaunes sont exterminés. Mais la trêve sera de courte durée. Guanyu s’empare de la ville fortifiée de Fan Cheng et met à mort un des généraux de Cao Cao, qui rassemble une puissante armée pour reconquérir sa ville. Guanyu résiste vaillamment, mais, se rendant compte que la situation est perdue, il se retire en secret à la place forte de Mo Cheng dans le Hu Bei, accompagné par son fils Guan Ping. Capturés en route, ils refusent de garder la vie sauve en se ralliant à Cao Cao et sont alors mis à mort. Cao Cao lui offrit des funérailles solennelles, avec les honneurs militaires. C’était en 220 et Guanyu devait avoir dans les 58 ans. Devenu roi de Shu Han, Liu Bei s’attache à venger la mort de son ami et déclare la guerre à Sun Quan, qui règne sur le royaume de Wu, à la tête d’une armée de 700 000 hommes. Mais vaincu, il se réfugie dans le Si Chuan, où il meurt en 223 à l’âge de 63 ans... Des qualités du légendaire Guanyu, on retient huit traditionnelles, dont il a fait preuve en des circonstances précises et que l’on cite en exemple encore aujourd’hui. Ainsi, emprisonné dans la même pièce, seul avec sa belle-sœur, il ne dormait jamais, lisant à la lueur d’une bougie (puis à la clarté de la lune grâce à un trou qu’il perça dans le mur quand la lumière s’éteignit) et ne profita jamais de la situation et de la promiscuité. C’est pour cela qu’on lui reconnaît les qualités de grandeur, d’intelligence, d’honneur et de droiture. Cao Cao avait tout tenté pour le pousser à trahir Liu Bei. Mais fidèle à son serment, Guanyu préféra s’éloigner et partir à la recherche de son frère juré. Une attitude qui montre sa fidélité.
La vertu d’humanité ou l’idéal confucéen Liu Bei retrouvé, il restitua à Cao Cao les sceaux officiels qu’il lui avait offerts et tua un ennemi pour lui marquer sa gratitude. Lors d’une déroute, Cao Cao fut fait prisonnier, mais Guanyu, généreux, le relâcha. C’est ce qui s’appelle équité. On lui tendit un guet-apens, auquel il se rendit, mais sut toucher son adversaire, qui le laissa repartir. Il fit un prisonnier, qui lui porta une confiance aveugle. Sa capacité de convaincre et de susciter la confiance lui venait de sa sincérité. Pendant plus de dix ans, il ne quitta jamais son armure et son sabre était constamment taché de sang, vainquit les Turbans jaunes, sauva à maintes reprises le peuple de la misère, défendit Jing Zhou, etc. De hauts faits qui lui valent la reconnaissance de la vertu du courage. Les Chinois honorent en outre chez lui la vertu d’humanité, qui constitue avec celle d’équité l’idéal confucéen. Peu d’hommes ont porté comme Guanyu les qualités et vertus à un tel degré de perfection. Il avait la bravoure des preux, agissait selon les principes d’équité et rayonnait d’humanité. Dès lors, comment s’étonner que les Chinois lui aient voué un culte à l’égal d’un dieu aussitôt après sa disparition ? Vingt ans après, le fils de son frère juré Liu Bei lui confère le titre posthume de “brave et fidèle marquis”. 323 ans plus tard, il devient “duc sincère et compatissant”. Au VIe siècle, son culte est intégré par le bouddhisme, qui le transforme en dieu tutélaire des monastères et des temples. C’est le dieu du lieu. Au XIIe siècle, l’empereur Hui Zong, taoïste fervent et amateur de divinités, l’introduit dans la religion officielle, sous le titre de “duc fidèle et loyal”. Avant de lui décerner huit ans après celui de “prince brave, messager de paix”. Sous la dynastie des Yuan, il connaît la consécration littéraire, grâce au succès de L’histoire romanesque des Trois Royaumes dont il est le héros. Au XVIe siècle, sous la dynastie des Ming, l’empereur Shizong fixe sa date d’anniversaire au 13 du cinquième mois (qui est en fait celle de son fils, mais pas question de célébrer l’anniversaire du fils avant celui du père). Le stade de la déification sera atteint en 1594, sous l’empereur Wan Li, qui lui décerne le titre de “dieu qui aide le ciel et protège l’empire”. Et en prenant le titre d’empereur (“di”), Guanyu fait son entrée officielle dans le panthéon chinois et devient Guandi (aussi orthographié Guan-Di). Au XIXe siècle, les Mandchous contribuent à amplifier sa gloire et à étendre son culte, parce que l’empereur y a vu son intervention miraculeuse dans l’échec d’un complot dans lequel il faillit perdre la vie. Il le nomme “Dieu de la guerre”. Son successeur ordonne qu’on lui rende les mêmes honneurs qu’à Confucius et lui attribue le titre de “sage” ou “grand maître”. Et dans toutes les provinces de la Chine, des temples s’érigent en son honneur. On lui voue des cultes multiples. Si son glorieux passé de soldat explique son titre de “Dieu de la guerre”, rien de surprenant. En Corée, il est vénéré depuis le XVIe siècle : il passe pour avoir repoussé l’envahisseur japonais. En Chine, avant 1911, il était chargé de la protection officielle de l’empire contre les troubles d’où qu’ils viennent et à l’époque quelque 1 600 temples officiels lui étaient dédiés, où les militaires le célébraient le 15 du deuxième mois et le 13 du cinquième mois. Plus inattendu est le titre de “Dieu des lettrés” qu’on lui a accordé, même s’il existe un “Dieu de la littérature” officiel. Il est vrai qu’on raconte que le guerrier était un passionné des classiques, qui lui faisaient - momentanément - oublier ce qui se passait sur les champs de bataille. C’est peut-être pourquoi, à la Réunion, tous ceux qui viennent de réussir aux examens (bacheliers et autres universitaires) sont honorés le jour de sa fête. Guandi passe aussi pour pourfendeur d’esprits maléfiques, celui qui enlève les mauvais sorts, en tant que “Dieu qui soumet les démons”. La religion populaire croit que Guandi fait partie des dieux qui se manifestent le plus fréquemment lors des séances de spiritisme. Si on lui donne également le titre de “Dieu de la richesse”, très populaire auprès des marchands (et des commerçants en général, à la Réunion), il est alors accompagné par... le “Dieu de la richesse” officiel, Cai Shen. Il lui attribue aussi l’invention de la comptabilité journalière et le pouvoir de dispenser richesse et prospérité...
Les quatre temples de Guandi de la RéunionAu départ, on trouvait des pagodes en bois, qui ont été démolies. Les “Nam Soune” ont regroupé rue Sainte-Anne, dans l’ancien quartier chinois, les trois temples de Saint-Denis, que ces Cantonnais continuent d’entretenir et qui portent les noms des familles qui les ont construits. Il y a celui aux mains de la famille des Law, fastueux. C’est le temple Thiaw Law Tong, sur la droite de la rue, surnommée “Rue des Chinois” dans les années 1930, dans sa partie comprise entre la rue du Maréchal-Leclerc (ex-rue du Grand-Chemin) et la rue Charles-Gounod (ex-rue de la Boucherie), ainsi que l’emplacement de l’ancien Petit-Marché, les Chinois l’occupant presque exclusivement. Son architecte s’est rendu plusieurs fois à Taïwan et a consulté de nombreux documents et photos pour pouvoir conserver au péristyle sa forme de pagode et les proportions que l’on retrouve dans la plupart des temples.
“Seigneur belle barbe”En face, on trouve un petit temple, contigu à celui de la famille des Chan. Édifié au centre d’une vaste cour ombragée et fleurie, le temple des Chan est - comme les autres temples chinois de l’île - à l’origine un centre d’accueil et un lieu de réunion pour les migrants originaires de la province de Canton qui y trouvaient le réconfort après leur long voyage. En effet, les familles déjà installées y logeaient les nouveaux venus pour les aider à s’intégrer (une loi d’août 1882 prévoyait que les immigrants soient “autant que possible, groupés par famille et par individus ayant le même lieu d’origine”). Ils s’y retrouvaient après le travail, pour pratiquer le culte des ancêtres ou s’adonner au jeu (“tourner la loterie”), ainsi qu’à l’occasion des fêtes comme celle du nouvel an chinois ou lors de cérémonies funéraires. Dominique Durand rapporte (dans les années 1980) les propos d’un vieux Chinois qui avait connu cette époque - pas si lointaine - où “tous les lundis, le commerçant descendait des quartiers pour faire ses achats : quand il avait terminé, il allait à la société rue Sainte-Anne. Il y mangeait, y dormait, y jouait. Il y restait parfois jusqu’au mercredi et pouvait, à force de jouer, y perdre sa boutique.” Au bout d’une allée, la salle centrale recèle au fond la statue du “Seigneur belle barbe”, “revêtu de son armure de guerrier, le teint rouge, l’air débonnaire, le majeur et l’auriculaire droits pointés vers le ciel”, décrit Édith Wong Hee Kam. À ses côtés se tiennent deux de ses fidèles compagnons. Le premier personnage est son porte-étendard Zhou Zang, “véritable force de la nature, au teint basané et à la barbe bouclée, l’air farouche”, armé d’une lance. Au service d’un brigand de montagne, il fut subjugué par la personnalité de Guanyu et jura de le servir jusqu’à la mort. Alors, incapable de lui survivre, il se trancha la gorge avec sa propre épée. Le second, “le teint clair, l’air pacifique et le regard amène”, est Guanping, le fils adoptif de Guanyu, qu’il suivit dès l’âge de 18 ans. Capturé avec lui, il fut exécuté. On le représente en général avec à la main un bonnet de lettré, offert aux candidats aux examens. Le visiteur aura la surprise de découvrir sur l’autel des images catholiques et une statuette de la vierge Marie. C’est que, baptisés pour la plupart, nos compatriotes chinois ont inclus dans leur panthéon des représentations chrétiennes. Au-dessus de l’autel, est placé Zao shen, le dieu du foyer. Laissons Édith Wong Hee Kam poursuivre la description du décor : “Un festival de rouge et d’or, les couleurs yang de la fête, du bonheur et de la divinité. Devant l’autel une table munie de porte-bougies groupés par deux et des vases rituels où brûlent des bâtonnets d’encens par série de trois. On y trouve aussi des objets destinés à la divination, des billets de banque fictifs et du papier doré ou argenté que l’on brûle en offrande aux morts pour leur faciliter la vie dans l’au-delà. Une autre longue table la précède, destinée aux offrandes des fidèles qui viennent offrir du porc bouilli, du poulet, des fruits et des gâteaux. De part et d’autre de l’hôtel se dressent des hallebardes, symboles de l’incessant combat mené par le dieu de la guerre. (...) Dans une petite salle latérale, une chapelle où l’on perpétue le culte des ancêtres.” Outre Guandi, ce temple honore d’autres dieux, dont celui de la richesse... Situé au 46 de l’actuelle rue Marius-et-Ary-Leblond à Saint-Pierre, l’unique temple dédié à Guandi dans le Sud a plus d’un point commun avec ceux du Nord. À commencer par son emplacement, qui est le lieu où se réunissaient les premiers Chinois arrivés d’Asie. Toutefois, les différences ne manquent pas non plus. D’abord, il ne s’agit pas de Nam-sun, mais de Hakkas originaires de la région de Mei-xian (“Mo-yen” en hakka). D’ailleurs, le nom de la Société de Mei-xian (“Mei-xian gong-si”) trône à l’intérieur au sommet de la porte d’entrée, tandis que sur les colonnes des sentences parallèles souhaitent “éternelle bonne santé au peuple de Mei-xian” et “longue paix au territoire de Mei-xian”.
“Le champion de tous les temps” Lieu de culte, ce temple, qui a été depuis son édification agrandi et rénové, comporte aussi le siège d’un club chinois, une chapelle annexe, des cuisines et des salles de banquet. Pour y pénétrer, le visiteur franchit une porte circulaire encastrée dans un mur épais peint en rouge et jaune et surmontée d’une toiture où des lions montent la garde contre les mauvais esprits. Sur le parvis se dresse un vase tripode en cuivre. De part et d’autre de la porte d’entrée de la salle de culte, des sentences parallèles célèbrent les qualités éminentes de Guandi : “Sa loyauté et son humanité sont en communion avec le ciel et la terre” et “Par son équité et sa bravoure, il est le champion de tous les temps”. Au fond de la salle de culte trône la statue de Guandi, qui ne doit être nettoyée qu’au moment de son anniversaire. Édith Wong Hee Kam décrit : “Carapaçonné dans son armure, l’imposant guerrier de bois doré caresse une longue barbe noire et fournie. Il est assis sur un trône de bois rouge et fixe le ciel.” À sa gauche, la statue de Bao-gong, le juge exemplaire. Sous l’autel, celle de Zao-shen, le dieu du foyer. À même le sol, une lampe à huile brûle en permanence. Deux longues tables supportent des offrandes, des vases brûle-encens, porte-bougies. Sur la table de cérémonie, sur une nappe rouge est brodé le titre officiel décerné à Guandi, “le saint souverain”. Apposées sur les piliers, des sentences parallèles disent “Sa loyauté assidue brille comme un soleil rouge” et “Sa grandeur et son équité pénètrent dans le ciel bleu”.
Quatre autres autels à Saint-Pierre
Originalité qu’on ne trouve pas dans les temples dionysiens, le temple de Saint-Pierre est aussi doté de quatre autels latéraux :
- l’autel de Lü-zu, divinité taoïste qui fait partie des “Huit Immortels”. Fils de fonctionnaires officiels, il naît en 755, voyage à l’âge de 20 ans et rencontre le “Dragon de feu”, qui lui fait don d’une épée magique qui lui permet de se cacher dans les airs, puis l’“Immortel” Han zhong li, qui l’initie à l’alchimie et lui donne l’élixir de vie. Ainsi doté de pouvoirs surnaturels, Lü-zu parcourt l’Empire céleste pendant 400 ans, le débarrasse des dragons et autres monstres qui l’infestaient. En 1115, l’empereur Hui-zong de la dynastie des Song lui confère le titre de “Héros à la sagesse merveilleuse”. Au temple de Saint-Pierre, il est représenté tenant un chasse-mouches ou “balai à nuages”, symbole taoïste qui indique que l’on peut marcher sur les nuages et voler dans les airs à volonté. Honoré des lettrés, Lü-zu est aussi le dieu patron des fabricants d’encre. À ses pieds, il n’est pas rare de trouver les statues de la déesse Guanyin et de... la vierge Marie, - preuve du syncrétisme chinois !
- l’autel de Bao-gong lao-ye, dieu de la justice. Né sous la dynastie des Song, Bao Zheng est surnommé “celui qui cherche l’humanité”. Grand officier, il administre une ville et institue des lois rigoureuses entre 999 et 1063. Ses procès sont restés célèbres par son sens du discernement. On le consulte lorsqu’on est confronté à des problèmes de justice.
- l’autel de Cai-shen, dieu de la richesse. Certains l’identifient au sage Bigan, qui avait pour parent le cruel empereur Zhouxin de la dynastie des Yin, honoré à Pékin comme “le dieu de la richesse qui accroît le bonheur”. Selon une autre version, il serait l’ermite Zhao-gongming de la dynastie des Zhou, qui vivait dans les monts E-mei sous le dernier empereur de la dynastie des Shang, Wu-wang (1121-1114 avant J.-C.). On dit qu’il était capable de chevaucher un tigre noir et de lancer au loin des perles qui explosaient comme des bombes. Il est considéré comme le dieu civil de la fortune, alors que Guandi est le dieu militaire de la richesse. Sur le tableau de son autel, on voit des enfants souriant qui entassent des trésors dans une brouette qu’ils poussent en courant.
- l’autel des ancêtres, consacré à la mémoire des natifs de Mei-xian. Sur le mur, on remarque des ex-voto offerts par exemple après un accident dont on est sorti indemne.
[color=Red]Source : [url]http://www.clicanoo.com/article.php3?id_article=97741[/url][/color]
Article du 4 juillet 2006
Voici un article toujurs publié dans le journal local : "Le journal de l'île de la Réunion"...CULTURE
Guan Di motive tout Saint-Denis
Le 15 de ce mois, les pétards et les dragons chinois prendront le relais des étendards et des clairons français du 14 juillet pour laisser traîner dans les rues du chef-lieu jusqu’au 19 juillet des pensées de l’Empire du Milieu en plus de l’odeur de la poudre et du fumet des mines de longévité. Un rituel qui prend cette année une ampleur nouvelle.
Tous ceux qui ont vécu l’événement l’an dernier s’accordent à reconnaître que la visibilité prise par la communauté chinoise à l’occasion de la fête de Guan Di constitue un réel atout pour l’animation de Saint-Denis. A ce train-là, la Réunion ne tardera d’ailleurs pas à bénéficier du label de “spécialiste” au regard de la diaspora, le héros guerrier devenu dieu de la dynastie Han ne bénéficiant pas d’une telle aura dans son pays, l’histoire et les aléas du communisme expliquant cela. Célébré lors du 24e jour du 6e mois lunaire par toutes les familles réunionnaises d’origine chinoise, cette figure épique est progressivement sortie des temples et des autels familiaux pour devenir chez nous un rendez-vous annuel partagé par toute la population sur l’impulsion des associations de toute l’île. Fédérées depuis quelques années pour être davantage actives, soutenues par les anciens et leur mémoire et revitalisées par les jeunes générations, elles donnent à cette célébration désormais sa place au calendrier réunionnais comme une fête incontournable tels le Dipavali, l’Eid, le 20 décembre, ou la fête nationale malgache, cette dernière bénéficiant récemment elle aussi de l’investissement de la cité dionysienne. “Dans la perspective de célébrer la cohésion réunionnaise”, indique le maire en notant qu’il apprécie que juste avant soient orchestrées, le 13, fête de la fraternité et, le 14, fête nationale. Une entrée en matière pour annoncer que l’édition actuellement sur les fourneaux des organisateurs va encore prendre de l’importance.
Javary en guest-star
Pour donner une idée de ce qui se trame avant de revenir en détails sur le programme dans une prochaine édition, il convient de savoir que le périmètre des festivités s’est élargi de quelques pâtés de maisons et d’un nouveau plan d’accès permettant une plus agréable évolution pour les piétons. Le cœur de Guan Di 2006 reste bien sur la “ruelle chinois” et le tronçon de la rue Saint-Anne compris entre les rues des Limites et Jules-Olivier avec possibilité cette année pour les défilés de tracer un carré autour de cette zone, et pour la parade inaugurale, de rayonner du premier carrefour de l’avenue de Paris vers la rue du Maréchal-Leclerc. Le cérémonial qui, “en Chine, se fête en famille et ici en grande famille” comme le dit fort à propos Clément Cheung-Kin, l’un des membres de l’association Guan Di, se déroulera tous les jours de 10 h à 19 h avec comme il se doit les agapes de la soirée des Mines de la Longévité le 18 juillet et le banquet d’anniversaire le 19 juillet entre les temples et le parking Sodiparc, transformé en “Village Han” le jour et en “Espace de lanternes” la nuit. Au menu artistique sont attendus des musiciens, danseurs, acrobates et artisans graveurs, sculpteurs, venant de Pékin, de Madagascar et de Maurice, îles qui contribuent largement elles aussi à l’émergence de la popularité de Guan Di dans l’océan Indien. Pour cultiver le sillon creusé en 2005 avec Confucius, la symbolique choisie cette année étant “La pensée et les croyances chinoises”, c’est au sinologue et écrivain réputé qu’est Cyrille J-D Javary (notamment traducteur du Yi Jing, le “Classique des Changements” fondement depuis 25 siècles du mode de penser Yin/Yang) qu’a été confié le cycle de conférences qui, elles, débutent en amont de la fête pour raison et spiritualité garder. La part plastique sera assurée par Chan, peintre chinois de notoriété en Asie et résidant à Mada qui vient présenter ses œuvres pour la première fois dans l’île. Autre innovation, la collaboration d’Ohana et du Plaza qui présentent de concert un festival du film chinois pour l’occasion, dont une avant-première française. Autant d’éléments festifs qui ne détournent pas l’association Guan Di de ses motivations humanitaires puisqu’elle reconduit cette année son plan de solidarité avec la Fédération des femmes de Chine, ONG s’activant pour assurer apport d’éducation et d’eau aux quelque 500 millions de Chinoises vivant de façon plus que spartiate dans les campagnes de ce vaste pays. Coups de projecteurs en vue sur les multiples facettes de ce Guan Di 2006 qui, après le bleu, va faire passer le centre de Saint-Denis au rouge.
Marine Dusigne
* Guan di du 15 au 19 juillet, avec en amont, conférences dès ce week-end. woaw super tes recherches
je suis désolé de ne pas trop etre présent et comme tu connais, c'est la periode pour tout préparer, et les festivités vont etre une reussite surtout si j'arrive a faire ma choregraphie :P en tant que modérateur, tu te dois d'être présent! lol
et puis, ce ne sont pas vraiment des recherches, je vais régulièrement sur clicanoo pour me tenir au courant de l'actualité de mon île...même à 10 000 km... oui aussi
lol Bon courage pour les préparatifs de la fête!
Article du 18/07 : Guan Di 2006 : Estampes, sceaux et broderies de papier
Source : [url]www.clicanoo.com[/url]La fête chinoise bat son plein à Saint-Denis sous l’effigie de Guan Di qui vaut cette année aux héritiers de l’Empire du Milieu ayant fait souche sous nos cieux d’apprécier de près le savoir-faire d’un artisanat de tradition millénaire inédit jusqu’ici à la Réunion.
Parmi les invités de Chine qu’a conviés cette année l’association Guan Di pour auréoler ses festivités annuelles, figure sous les tentes bordant le village chinois un tiercé d’artisans qui chacun dans sa spécialité a qualité d’orfèvre. Ciseaux en main, rieuse et alerte dans sa tenue colorée, Cao Hongxia, la première nous accueille en milieu d’après-midi à la table qui lui tient lieu d’établi sur laquelle s’amoncellent les rames de couleurs rouge et bis qu’elle s’ingénie à transformer en ribambelles pleines de vie. Le métier de la dame ? Découpeuse de papier. Un art qui dans sa ville de Yulin, région du Shaanxi, au Nord-Ouest de la Chine, se transmet de génération en génération pour agrémenter le quotidien et ses rituels. Cao Hongxia a débuté à l’âge de 13 ans sous la férule de sa grand-mère auprès de laquelle ce qui n’était qu’un jeu d’enfant est devenu au fil des ans une profession à part entière. Elle a pignon sur rue, tient sa propre galerie et initie les jeunes, donnant des cours dans les différentes régions de son pays et participant à nombre de reportages pour la télévision.
Le sceau de la tradition
De cette façon, bien qu’elle ne soit sortie de Chine que deux fois, l’une à Hong-Kong et la seconde cette année à la Réunion, la spécialiste des broderies de papier est connue dans bien des pays. Elle nous confirme dans un sourire que, oui, la technique est difficile et la patience son premier atout pour venir à bout des mille et une commandes de portraits dont elle a le secret. Des sujets personnalisés et des thèmes récurrents de la mythologie chinoise sensés porter bonheur. En feuilletant quelques exemplaires de sa collection personnelle, on tombe sur un raffinement de tailles multiples représentant aussi bien les sommités de sa région que le président Clinton ou l’historique en douze mètres de la ville de Yulin. Avec cette fameuse idée de chef d’œuvre à accomplir. Un concept que l’on retrouve à deux pas de là chez Yin Nong, le Pékinois qui lui est maître de “xi”. Autrement dit, il grave des sceaux de jade comme le lui a appris son aïeul Zhao ZiPei, illustre calligraphe originaire du WenShang dans la province de ShanDong, là où est né le philosophe Confucius. C’est dans un environnement particulièrement littéraire et artistique que Yin Nong a grandi, se forgeant petit à petit, entre poésie, peinture et calligraphie sa propre maîtrise de la gravure sur pierre, trouvant finalement sa voie dans la confection de sceaux. Des œuvres d’art singulières qui lui ont ouvert les portes de bien des musées et galeries où ses créations sont exposées. Notamment ses œuvres monumentales comme le bouddha géant endormi qu’il a taillé en 1994 dans un pur marbre blanc avec une base de 400 sceaux portant chacun une partie des écrits de Sakyamuni, le fondateur du Bouddhisme. Six mètres de long sur près de deux mètres de haut. De quoi emplir une pleine page du Guiness Book des records mondiaux en la matière. Il récidivait l’année suivante en gravant le plus lourd sceau du monde (2 600 kilos) chargé de caractères et orné de symboles animaliers sensés protéger les populations de la misère du monde, comme le dragon noir, le tigre blanc, l’oiseau rouge... Ce n’est évidemment pas ce genre de pièce qu’il propose aux visiteurs réunionnais des festivités de Guan Di. Il leur réserve plutôt la quintessence de son art en sceau individuel de magnifique facture encré du rouge symbolique de bonheur, paix et prospérité.
Images millénaires
Pas plus que Yin Nong ou Cao Hongxia, le troisième artisan de rencontre, Tai Liping, ne parle ni français ni anglais, ce qui corse l’approche d’interview heureusement facilitée par les étudiants réunionnais de l’association qui prêtent leur concours à notre entreprise de communication. Des interlocuteurs privilégiés pour les invités comme pour le grand public qui s’attardent sur les stands avec curiosité. Celui de Tai Liping rime avec estampes. Il arrive lui aussi du Shaanxi où sa famille s’active depuis vingt générations à cet art millénaire. “Nous ne sommes que deux actuellement dans cette province chinoise à perpétuer l’enseignement traditionnel”, note l’artiste avec fierté pour évoquer une discipline qui laisse peu de place à la fantaisie et à la créativité, mais conscient des talents de l’exécutant dans un registre préétabli pour servir l’ancestralité, son histoire et ses dévotions. Tout commence par une planche de poirier d’au moins trois décennies que l’artiste entreprend de graver à l’effigie du personnage choisi, tel le guerrier qu’il offre aux passants et qui s’avère plus ancien mais moins célèbre que Guan Di. En tout cas ici. Le bois sculpté en 25 jours, il reste à l’encrer avant d’y apposer la feuille de papier tissé que l’artiste imprime finement en noir ou en rouge, comme le veulent les critères de l’art de l’estampe. Tai Liping fait école, un peu partout dans le monde, mais surtout en Chine, comme en témoignent les coupures de presse exposées, assorties de diplômes attestant de ses qualités. On y lit, en anglais, que l’art de Tai Liping n’est pas une simple discipline de beaux-arts mais représente une réelle étude de la société rurale telle qu’elle se vit au Nord-Ouest du pays avec ses références de styles et de culture. Très disert et plus que courtois, Tai Liping fait en tout cas la joie des Réunionnais qui étudient ou se réapproprient la langue de leurs ainés. Quant à son art, il est suffisamment éloquent pour intéresser tout un chacun.
Marine Dusigne.
- Les artisans précités sont à la disposition des visiteurs sous les stands de la rue Sainte-Anne dès 10 heures ce matin et jusqu’à 19 heures.
- Boutique chinoise Cette année, ce sont les associations chinoises de Saint-André qui sont invitées à présider les festivités de Guan Di ce qui nous vaut de trouver, dans le village en parking, un stand nouveau où la reconstitution d’une boutique chinoise longtemps tenue par des boutiquiers de l’Est. Vieux comptoir, lampes à huiles, gâteaux et fourbis habituels dont tout le monde a aujourd’hui la nostalgie.
- Au programme aujourd’hui
L’ouverture du village chinois débute à 10 heures comme il se doit, Hu Meiling, musicienne de hautbois et les acrobates de Pékin Sun Wei et Zhao He inaugurant une heure plus tard les animations assorties des danses du lion et du dragon. A 15 heures, les jeunes bénévoles de l’association reprennent la partition musicale sur le podium où s’enchaîneront les démonstrations de wu shu, tai chi et concert de cithare à 21 cordes... Retour des danses du lion et du dragon à 16 heures, suivie de la prestation de danses traditionnelles offerte par l’ABCC. A 17 heures : arts martiaux puis prestation de Kayambé en musiques sino-réunionnaises, chorale des jeunes filles de l’association Qi Lin, danses de l’AROC, démonstration de tai-chi, retour des danses du lion et dragon à 18h30, fermeture des stands à 19 h, suite de l’animation musicale, distinction des anciens et remise des prix aux jeunes talents à 21 h, cérémonies de l’anniversaire de Guan Di dans les temples dès 22h45, puis parade des dragons et lions et, à minuit, repas des mines de longévité dans les restaurants du village.[b]Source : [url]www.clicanoo.com[/url][/b] merci c'etait super cette année mais tu nous as manqué
j'ai dansé le lion comme toujours et je te laisse deviner ce que les autres ont fait
hihihihi
Répondre au message de #23 NoelCH
et qu'est-ce que les autres ont fait? :p Article paru sur [url]www.clicanoo.com[/url] le 19 juillet 2006.SOCIÉTÉ
Guan Di 2006 : La nuit des hommages
L’anniversaire du dieu guerrier que célèbre la diaspora chinoise à La Réunion a pris tout son sens hier soir dans la Chinatown dionysienne mise en scène depuis des jours par les familles.
Entre temple Chane et temple Lisi Tong étincelants pour l’occasion, fidèles et curieux se sont mêlés pour servir les offrandes à Guan Di en remerciement des bienfaits de l’année écoulée dans les volutes de fumée d’encens et de papiers d’argent et le bruit des pétards dissuadant les démons éventuels de venir perturber l’ambiance festive dont l’apogée aura lieu ce soir lors d’une ultime soirée de gala. Les prémices de la veille portaient tout le recueillement des anciens et la joie des jeunes diplômés de l’année honorés par l’ensemble de la communauté solidaires de leur bonne fortune et engagés dans leurs projets d’avenir. Les rituels se sont poursuivis tard dans la soirée jusqu’au symbolique partage des mines de longévité, délicieuses comme à l’accoutumée et préparées par les principaux chefs des tables dionysiennes spécialisées en gastronomie de l’Empire du Milieu, dans une parfaite harmonie. Un mot qui résume à lui seul cette avant-dernière soirée.
M.D.
Article 15/07 : "Dragons et lions dans les rues"
Source : [url]www.clicanoo.com[/url] article publié le 15 juillet 2006.Les festivités en l’honneur de Guan Di, le héros légendaire de la culture chinoise, seront inaugurées aujourd’hui à Saint-Denis et se dérouleront pendant cinq jours autour de la rue Saint-Anne, transformée en véritable “Chinatown” pour l’occasion. Voici le programme complet de la journée ainsi que des manifestations à venir.
Aujourd’hui Hasard du calendrier, la fête de Guan Di sera lancée cette année par un défilé le lendemain même du 14 juillet... 11 h : début de la parade (Mlle Hu Meiling, musicienne de hautbois ; dragons et lions, acrobates...) à l’angle des rues de Paris et du Maréchal-Leclerc ; 12 h 30 : arrivée du défilé rue Sainte-Anne et inauguration du village chinois ; 13 h 45 et 17 h 30 : musique chinoise avec Fan Yifeng (cithare à 21 cordes) ; 14 h : démonstrations des artistes de Beijing (papier découpé et calligraphie) ; 14 h 15 : chorégraphies d’arts martiaux avec Le Z’Art ; 14 h 30 et 18 h 30 : danses traditionnelles chinoises ; 14 h 45 et 17 h : démonstration de wu-shu ; 15 h, 17 h 15 et 18 h 15 : démonstration de taï-chi ; 15 h 15 : musiques sino-réunionnaise avec Kayanmbé ; 15 h 45 : plateau de lutte chinoise ; 16 h et 19 h 30 : danses des lions et dragons ; 16 h 30 : démonstration de massage ; 16 h 45 : musiques chinoises avec les jeunes bénévoles de Guan Di ; 17 h 45 : acrobates de Beijing ; 18 h : chorale des filles de l’association Qin Lin ; 18 h 45 : défilé de mode chinoise ; 19 h : démonstration d’arts martiaux ; 20 h : fermeture des stands ; de 20 h à 7 h du matin : la nuit du mah-jong au “Food court”.
Demain 11 h : ouverture des stands et du village chinois ; 11 h, 15 h 30 et 18 h 30 : danses des lions et dragons (Mlle Hu Meiling, musicienne de hautbois et MM Sun Wei et Zhao He, acrobates de Beijing) ; 15 h et 16 h 30 : musique sino-réunionnaise avec Kayanmbé ; 16 h et 17 h 15 sur le Barachois : danses traditionnelles chinoises ; 16 h 15 et 17 h 45 : démonstration de wu shu ; 15 h 15 : Sun Wei et Zhao He, acrobates de Beijing ; 15 h 30 : musique chinoise avec Fan Yifeng (cithare à 21 cordes) ; 15 h 45 : démonstration de massage ; 16 h : défilé de mode chinoise ; 16 h 30 : démonstration des artistes de Beijing (Mme Cao Hongxia, papier découpé, M Zhoa Yuanqiang, calligraphie) ; 16 h 45 : démonstration d’arts martiaux ; 17 h : musiques chinoises avec les jeunes bénévoles de Guan Di ; 17 h 30 : chorale des filles de l’association Qi Lin ; 18 h 15 : démonstration de TaiChi ; 19 h : fermeture des stands.
Lundi 17 juillet 11 h : ouverture des stands et du village chinois ; 11 h, 16 h et 18 h 30 : danses des lions et dragons (Mlle Hu Meiling, musicienne de hautbois et MM Sun Wei et Zhao He, acrobates de Beijing) ; 15 h : musiques chinoises avec les jeunes bénévoles de Guan Di ; 15 h 30 : musique chinoise avec Fan Yifeng (cithare à 21 cordes) ; 15 h 45 : plateau lutte chinoise ; 16 h 30 : musique sino-réunionnaise avec Kayanmbé ; 17 h : chorégraphies d’arts martiaux avec Le Z’Art ; 17 h 15 : danses traditionnelles chinoises ; 17 h 30 et 18 h 15 : démonstration de wu shu et de tai-chi ; 17 h 45 : chorale des filles de l’association Qi Lin ; 18 h : danses traditionnelles chinoises ; 19 h : fermeture des stands.
Mardi 18 juillet 11 h : ouverture des stands et du village chinois ; 11 h, 16 h et 18 h 30 : danses des lions et dragons ; 15 h et 20 h 45 : musiques chinoises avec les jeunes bénévoles de Guan Di ; 15 h 15 : démonstration de wu shu ; 15 h 30 et 18 h 15 : démonstration de tai-chi ; 15 h 45 : musique chinoise avec Fan Yifeng (cithare à 21 cordes) ; 16 h 30 : danses traditionnelles chinoises ; 17 h : chorégraphies d’arts martiaux avec Le Z’Art ; 17 h 15 : musiques sino-réunionnaise avec Kayanmbé ; 17 h 30 : plateau lutte chinoise ; 17 h 45 : chorale des filles de l’association Qi Lin ; 18 h : danses traditionnelles chinoises ; 19 h : fermeture des stands. 21 h : distinction des anciens et remise des prix aux jeunes talents ; 22 h 45 : cérémonie de la célébration de l’anniversaire de Guan Di dans les temples ; parade des dragons et lions dans les temples ; minuit : mines de longévité.
Mercredi 19 juillet 10 h : ouverture des stands et du village chinois ; 10 h, 16 h et 19 h 30 : danses des lions et dragons ; 11 h : démonstrations des artistes de Beijing ; 11 h 15 et 15 h 30 : musique chinoise avec Fan Yifeng ; 11 h 30, 17 h 15 et 18 h 15 : démonstration de wu shu et tai chi ; 11 h 45 : parade des dragons et lions devant les temples ; 12 h : déjeuner de Guan Di ; 15 h : musiques chinoises avec les jeunes bénévoles de Guan Di ; 15 h 15 : Sun Wei et Zhao He, acrobates de Beijing ; 16 h 30 et 18 h : danses traditionnelles chinoises ; 16 h 45 : musique sino-réunionnaise avec Kayanmbé ; 17 h : défilé de mode chinoise ; 17 h 30 : chorale des filles de l’association Qi Lin ; 17 h 45 : chorégraphies d’arts martiaux avec Le Z’Art ; 19 h : fermeture des stands. 20 h : dîner de gala. [b]« GUAN DI 2006 » Du 15 au 19 juillet, à Saint-Denis : "La pensée et les croyances chinoises" [/b]
Source : [url]http://reunion.orange.fr/web/sorties.php?refactu=7572[/url]
Et un défilé inédit, qui partira du carrefour des rues de Paris et Maréchal Leclerc, empruntera cette rue piétonne jusqu’à la rue Jules Olivier afin de rejoindre la rue Sainte Anne où se déroulera l’inauguration traditionnelle sous le portique. La parade sera dirigée par Daniel THIAW WING KAI et son équipe.
Découvrir
La culture chinoise grâce aux artistes de La Réunion, de maurice, de Madagascar et de Chine avec la danse du lion et du dragon, les danses traditionnelles et contemporaines, les stands de calligraphie, les expositions de peintures, etc...
Le savoir-faire original des artisans venus de Chine
réalisation de sceaux personalisés, scultures miniatures, peintures avec la main et les doigts, etc...
La beauté des arts martiaux, du Taï Chi, de la mode chinoise, etc...
Visiter...
Les temples chinois de la rue Saint-Anne
Le village des Hans, au sein du parking Saint-Anne,
Le village gastronomique, sur le terrain des Aiglons
Penser...
Avec des conférences de Cyrille Javary sur la pensée et les croyances chinoises,
Avec les expositions sur l'histoire, la généalogie et les traditions des Chinois de La réunion
Fêter l'anniversaire de Guan Di,
avec les rites et repas traditionnels aux 9 plats.
Le tracé des défilés quotidiens des deux dragons et des lions constituera l’autre nouveauté pour 2006 ! Ceux-ci emprunteront chaque jour l’itinéraire suivant : Départ du ‘ food court ‘ des Aiglons - rue Sainte Anne – ruelle ‘chinois‘– rue Maréchal Leclerc – rue Jules Ollivier – retour au ‘ Food court ‘ … Ce nouveau tracé devrait permettre au plus grand nombre d’admirer les évolutions et les prouesses
des dragons et des lions !
Le pôle animation confié à la FAC- Réunion, présidée par Jerry AYAN, a bouclé la programmation des festivités.
L’affiche proposée cette année comprend, aux côtés des nombreuses associations locales, les prestations d’un groupe de 4 artistes et de 6 maîtres artisans chinois emmené par la « Global Art & Entertainment Co. Ltd » filiale du « China Art & Entertainment Group » - dépendant du Ministère chinois de la Culture - qui pour l’occasion, a établi un partenariat avec la FAC – Réunion. Cet accord – cadre sera très certainement bénéfique pour les futures manifestations culturelles qui seront organisées à l’Ile de la Réunion.
Au programme : sculpteur de terre glaise, calligraphe, graveur de sceaux, peintres, acrobates, musiciens (cithare à 12 cordes et hautbois chinois) Ce dernier ouvrira probablement la parade …
Comme pour les années précédentes, GUAN DI 2006 pourra également compter sur des athlètes et des artistes de l’Ile Maurice. Ainsi, la Fédération du ‘ wushu ’ de l’Ile Maurice, dirigée par Dhan YONG, apportera cette année encore son concours amical et fraternel avec ses … deux dragons, ses lions et ses démonstrations d’arts martiaux et de ‘ tai chi ‘ Sera aussi présente, pour la première fois à la Réunion, Mme France KWOK, spécialiste de l’horoscope chinois, très connue de l’île soeur.A noter également, l’exposition du peintre chinois de renommé internationale, Maître CHAN, installé à Madagascar, et ce grâce aux efforts de Yves SUMING, PDG de l’entreprise EDENA.
Le public pourra également découvrir, ou revoir, l’intéressante exposition conçue et réalisée par l’ACCR de Saint André, enrichie pour l’occasion de nouveaux tableaux, tout en admirant le long de la rue Sainte Anne, les flamboyantes bannières qui seront réalisées par Dan CHAN.
A ne pas manquer, le cycle de conférences qui sera délivré par Cyrille JAVARY, dans les salons de l’ancienne Hôtel de Ville de Saint Denis, mais également à Saint Paul, en partenariat avec l’AEFC, à Saint Benoît avec l’ABCC et à Saint Pierre avec le club des Panthères.
Rappelons que pour « GUAN DI 2006 » le pôle Expositions et Conférences est placé, de nouveau, sous la responsabilité de Henri CHANE TUNE.
PODIUM
Tous les regards seront tournés une fois de plus vers le podium qui sera dressé, comme par le passé, non loin du petit marché, au bas de la rue Sainte Anne. Y défileront quotidiennement de nombreux artistes locaux, mauriciens et chinois. La gestion du programme sera assurée, sous la responsabilité de la FAC – Réunion, par Henri CHANE TEF, avec l’aide d’autres bénévoles notamment Anne - Laure VIDAL et Hervé CHANE KIVE.
Animatrices, animateurs … vous serez les bienvenus ! Contactez les personnes sus – nommées.
La cérémonie de remise de récompenses organisée traditionnellement par « la Route de la Solidarité » aura lieu le 18 Juillet 2006. Signalons que cette association est présidée depuis peu par Georges CHANE TUNE, en remplacement de Christian CHIN YIM LIM.
Autre changement : l’élection récente de Roland CHANE FOCK à la Présidence du Temple CHANE, poste occupé par Georges CHANE TUNE durant 11 ans.
En regard de ses statuts, l’association « GUAN DI – Réunion » compte donc, de facto, un nouveau Président d’honneur en la personne de Roland CHANE FOCK.
Texte et photos: de l’association « GUAN DI – Réunion » Article de [url]www.clicanoo.com[/url] , datant du 19 juillet 2006 :p
SOCIÉTÉ
Guan Di 2006 : La nuit des hommages
L’anniversaire du dieu guerrier que célèbre la diaspora chinoise à La Réunion a pris tout son sens hier soir dans la Chinatown dionysienne mise en scène depuis des jours par les familles.
Entre temple Chane et temple Lisi Tong étincelants pour l’occasion, fidèles et curieux se sont mêlés pour servir les offrandes à Guan Di en remerciement des bienfaits de l’année écoulée dans les volutes de fumée d’encens et de papiers d’argent et le bruit des pétards dissuadant les démons éventuels de venir perturber l’ambiance festive dont l’apogée aura lieu ce soir lors d’une ultime soirée de gala. Les prémices de la veille portaient tout le recueillement des anciens et la joie des jeunes diplômés de l’année honorés par l’ensemble de la communauté solidaires de leur bonne fortune et engagés dans leurs projets d’avenir. Les rituels se sont poursuivis tard dans la soirée jusqu’au symbolique partage des mines de longévité, délicieuses comme à l’accoutumée et préparées par les principaux chefs des tables dionysiennes spécialisées en gastronomie de l’Empire du Milieu, dans une parfaite harmonie. Un mot qui résume à lui seul cette avant-dernière soirée.
M.D.
Guan Di à l'île Maurice
Article publié le samedi 22 juillet 2006 et issu de : [url]http://www.lexpress.mu/display_article.php?news_id=47119[/url]À LA PAGODE KWAN TEE
Que des mines réjouies
Plus connue comme la Fête mine, la veille de l’anniversaire du guerrier Guan Di est un moment familial et convivial. Culte nocturne festif et coloré, la danse du lion y fait fuir les mauvais esprits à grand coup de percussions. Fruits rouges et oranges douces attirent la protection du dieu des militaires, de la justice, des lettres et des commerçants. Nous avons recueilli notre part des bénédictions dans l’odeur envoûtante de l’encens.
La cuisine est froide. Le ventre des enfants est plein. Loin de la fumée de l’encens rouge qui pique les yeux, ils dînent. Quelques fourchettes de « mines » dans des petites assiettes fleuries. Pourquoi des « mines » ? « Min li long, pareil nou diman enn long lavi. »
Les traces d’huile au coin des petites bouches disent l’appétit de cette bande de cousins et de cousines de 5-6 ans, tout heureuse de se retrouver. Visiblement plus petite que les autres, Amy descend de son tabouret rouge pour aller taquiner sa copine Kimberley. Non, elle n’a plus envie de manger, malgré toutes les cajoleries, puis les menaces de sa mère. La fillette est plus intéressée par le bracelet Barbie que porte Kimberley, que par son assiette.
Dans la cour de la pagode, les grands aussi ont déjà mangé. Emmitouflés dans des pulls épais, ils arrivent par voitures entières à la pagode Kwan Tee, à Les Salines. Il est 21 heures 30. Passage obligé après avoir salué proches et connaissances debout en petits groupes, à échanger les nouvelles ou à commenter l’actualité : récupérer l’encens. Les plus prévoyants ont réservé d’énormes paquets de cette résine rouge, qu’ils n’ont plus qu’à allumer. D’autres achètent sur place. Le comptoir est tenu par Stephen Sin Tak Lam, président d’honneur de la société Cohan Tai Biou Pagoda, qui gère la pagode Kwan Tee.
Entre la monnaie qu’il tend et un salut à une connaissance, il prend le temps de nous guider vers le président de la société : Chan Fook Lye Chan Kam Tak. Malgré son rhume, notre interlocuteur s’efforce de parler plus fort que la sono diffusant de la pop en mandarin à tue-tête. Plus fort aussi que les tambours et la panoplie de cymbales qui rythment les pas vifs de la danse du lion.
Fukien, namsoon et hakka
Patiemment, le président de la société, en poste depuis septembre de l’année dernière, pour un mandat d’un an, nous explique qu’elle est composée de 21 membres, c’est-à-dire sept de chaque groupe : Fukien, Namsoon et Hakka.
Autour, les familles convergent vers l’intérieur de la pagode. Au passage, nous reconnaissons un visage. Il s’agit de Laval Ng, bédéiste, venu faire ses dévotions. Pendant que d’autres fidèles font le tour de l’autel en tenant à bout de bras un paquet d’encens allumé, le bédéiste qui a remisé ses crayons dit : « Tou otour lotel ena bann sain, nou dimann benediktion. »
La danse du lion reprend ses droits. L’animal animé par des danseurs acrobatiques fait lui aussi le tour de la pagode. Suivent les rituels où des pommes, des oranges sont données en offrande. Avant la grande distribution de mines, à consommer « au petit déjeuner», comme nous dit ce fidèle qui met court à nos phrases plates pour dire que nous avons déjà dîné.
Guan Di, un guerrier élevé au rang de divinité
Le culte de Guan Di vise à s’attirer huit vertus essentielles. Dieu des militaires, de la justice, des lettres et des commerçants, Guan Di est vénéré pour la fidélité, la sincérité, la droiture, le courage, la probité, la grandeur, l’honneur et l’honnêteté. Son anniversaire est célébré le 24e jour du sixième mois lunaire, ce qui correspond à la fin de juillet. Guerrier exemplaire ayant vécu entre 160 et 220 avant JC, il base sa renommée sur son sens de l’écoute et de l’entraide. Vaincu, il devient martyr. Non seulement décapité, son corps sera découpé en morceaux puis dispersé parmi sa suite. La dépouille sera plus tard rassemblée, incinérée. Les cendres, considérées comme des reliques, seront enterrées dans diverses pagodes.à Maurice, les fidèles se rendent à la pagode, chaque quinzaine, pour lui demander aide et protection. Ils viennent aussi le consulter avant de prendre des décisions personnelles importantes, notamment avant de s’engager dans le commerce, de se rendre à l’étranger ou de construire un bâtiment.
Histoire de la pagode
Lors de la première vague d’immigrants, ce sont des Chinois de Fukien qui sont arrivés en premier à Maurice. Propos de François Lan Hing Leung, trésorier de la société Cohan Tai Biou Pagoda, celle qui gère la pagode Kwan Tee. « Ils envisageaient d’abord de construire la pagode à Mahébourg, chef-lieu de l’île. Quand Mahé de Labourdonnais opte pour Port-Louis, ils achètent le terrain situé à Les Salines pour 3 000 piastres. » C’est le fondateur de la pagode Kwan Tee, Log Choïsanne, qui choisit l’emplacement « adossé à la montagne des Signaux et regardant la mer. » Plus ancienne pagode de Maurice, elle a été fondée en 1842.
Aline GROËME
Quelques liens de photos des temples de St-Denis de la Réunion
une petite foto en panorama du temple Chane, le jour...[url]http://www.panoramas.re/REL/Chan/chan.htm[/url]
Une petite foto du temple Chane, à l'intérieur, le soir...enfumé...
[url]http://www.panoramas.re/REL/Guan/guan.htm[/url]
(faites bouger votre petite souris lol)
Un lien que j'ai trouvé intéressant :
Guan di est également célébré à New York on dirait... lol
[url]http://www.yjourney.com/blog/archives/000109.html[/url]
Article 15/07 : Le mah-jong, sport officiel chinois
Source : [url]www.clicanoo.com[/url]Les festivités de Guan Di sont l’occasion de découvrir certains jeux faisant partie de la culture chinoise. C’est pourquoi un stand dédié au mah-jong, jeu national en Chine, sera mis en place pendant la manifestation. Les amateurs auront même droit à une nuit du mah-jong ce soir dès 20 h.
Le mah-jong tient une place toute particulière puisqu’il est reconnu en Chine comme le 255e sport officiel. Il était donc logique pour les organisateurs de permettre à ceux qui le souhaitent, de découvrir ce jeu à l’apparence simple mais au plaisir diabolique. C’est pourquoi un stand d’initiation et de découverte sera installé dans le Village des Hans, au sein du parking Sainte-Anne. Des démonstrations et des explications sur les règles seront dispensées dès ce matin, 11 h.
De nouvelles règles à apprendre
Les débutants pourront ainsi apprendre les subtilités de ce jeu. Et pour ceux qui ne peuvent déjà plus s’en passer, une grande nuit du Mah-Jong sera organisée ce soir à partir de 20 h sur le terrain des Aiglons, à l’espace restauration. Mis en place par la Fédération réunionnaise de mah-jong, cet événement est ouvert à tous, débutants ou confirmés. A travers cette manifestation, les organisateurs espèrent que le mah-jong pourra continuer son implantation dans l’île : “Nous sommes conscients que ce sont principalement les adhérents des différents clubs qui seront présents lors de cette nuit du mah-jong mais nous espérons toutefois que des nouveaux joueurs viendront participer eux aussi”, déclare Roseline Parcollet, la trésorière de la Fédération. Un souhait qui a de fortes chances de se réaliser lorsque l’on voit l’intérêt croissant des Réunionnais pour ce jeu. ` Car depuis 3 ans qu’elle existe, la Fédération ne compte pas moins de 80 adhérents et arbore dans ses rangs de nombreux joueurs de talent. Faut-il rappeler à ce propos que le champion de France, Jean-Paul Auberval est issu du club de Saint-Denis ? Cette nuit du mah-jong sera aussi l’occasion pour la fédération d’essayer de convertir aux nouvelles règles officielles les anciens joueurs. Depuis 1998, le mah-jong s’est en effet doté de règles permettant aux joueurs d’horizons divers de s’y retrouver lors des tournois. Malheureusement une grande quantité de joueurs refusent toujours de s’appuyer sur ces règles officielles. “Ce sont surtout les joueurs les plus anciens qui ont du mal à adopter ces nouvelles règles et ce sont eux que nous espérons voir lors de cette nuit du mah-jong”. Joueurs débutants ou initiés, anciens ou nouveaux, tous auront une place à cette nuit du mah-jong qui attend quelque 120 participants.
J.E
Quelques liens de photos de l'édition 2005 de la fête
Quelques photos :[url]http://runphot.nuxit.net/component/option[/url],com_zoom/Itemid,32/catid,207/
un blog réunionnais : [url]http://www.dijoux.re/?gallery/reunion/fete-guan-di-2005/2#gallery[/url] [b]Toujours à propos de l'édition 2005, des conférences sur ce thème ont été mises sur pied.
C'était bien intéressant ces petites conférences...même si personnellement, quand j'y ai assisté l'an dernier, je connaissais déjà presque tout ce qui se disait...[/b]
Source : [url]http://amis.univ-reunion.fr/Conference/presentation/221/[/url]
[i][b]Valeurs confucéennes et valeurs asiatiques dans l'émergence de l'Asie de l'Est[/b][/i]
[i]Survivance ou non de ces valeurs à l'époque moderne[/i]
par [b]Wei Aoyu (professeur à Paris 4 et à l'INALCO)[/b]
Pourquoi vais-je parler du Japon et de l’expérience des 4 petits dragons (Corée du Sud, Taïwan, Singapour, Hong Kong) ? Le Japon est le meilleur élève de la culture chinoise. Aujourd’hui la langue japonaise comporte énormément de caractères chinois. Les « canards » de la langue japonaise restent encore des phonèmes de la langue chinoise. Le Japon est l’ancien élève de la culture chinoise, et aujourd’hui il est devenu le professeur de son ancien maître, le maître de son ancien maître. Pourquoi ?
Les quatre autres pays : Corée du Sud, Taiwan, Singapour , le Vietnam comme la Chine gardaient la grandeur du patrimoine. C’est après l’an 2000 que la Corée du Sud a commencé à renoncer progressivement à utiliser l’écriture en chinois, parce que l’émergence de cette nouvelle puissance commençait à prendre conscience de la nécessité de la reconstitution de son identité culturelle. Il faut faire attention à ce changement, très symbolique. Auparavant, la capitale de la Corée du Sud s’écrivait en deux caractères chinois. Maintenant, on écrit en caractères phonétiques, on abandonne les deux signes, et on écrit Séoul ; on abandonne l’ancienne trace de la colonisation. Selon certains, c’est une régression.
A partir des années 60, le Japon a pris conscience de la nécessité de reconstituer son identité culturelle, mais c’est dans un autre sens. En 1850, le Japon a commencé à faire un projet de réforme mitigé, c’est-à-dire plutôt un copié/collé du système occidental qui lui a permis de rivaliser avec les puissances européennes ; mais à partir de 1960, avec les Jeux Olympiques de Tokyo, les Japonais ont commencé à se poser des questions face aux pays occidentaux ; le Japon est considéré comme un pays asiatique, mais face aux pays asiatiques, le Japon se croyait un pays occidental. Or cette double identité a changé la sensibilité des Japonais qui ont décidé de reconstituer leur identité ; mais cette fois c’est vers une identité non plus chinoise, ni japonaise, mais asiatique. C’est pour cette raison que je vais aborder les valeurs asiatiques.
Les Japonais ne disent plus que leur langue est un copié de la langue chinoise ; mais ils parlent de leur langue comme d’une langue asiatique, et à cela je pourrais ajouter une référence historique. Vous savez que le Japon a pensé la 2ème guerre mondiale en termes de guerre contre la Chine, contre les USA ; il a occupé les Philippines, la Malaisie, Singapour, le Vietnam et au nom de quoi ? C’est au nom de l’émancipation de l’Asie, de la colonisation anglo-britannique. C’est une stratégie qui date de longtemps déjà : se situer comme un pays asiatique mais qui a pour vocation de devenir une puissance occidentale, une puissance qui puisse rivaliser avec l’Occident ; c’est cela l’ambition, la stratégie du Japon. Et avec les Jeux Olympiques, avec cette question d’identité, les Japonais se situent dans le cadre des valeurs asiatiques, de l’identité asiatique.
Et maintenant, je parle d’un autre petit dragon : c’est Taiwan. Vous savez que Taiwan a été sous l’occupation japonaise pendant 50 ans ; et en 1949, la République de Chine (fondée par Sun Yat Sen en 1911) a quitté le continent ; à l’issue de la guerre civile, sur le continent, c’est le parti communiste qui a pris le pouvoir ; le gouvernement nationaliste du Kuo Min Tang s’est réfugié sur l’île de Taiwan. Une fois là, M. Tchang Kai Chek a tiré une belle leçon de la retraite et de l’échec de la guerre civile, et il a constaté que s’il avait perdu le continent, c’est parce qu’il avait négligé deux choses :
1. La démocratie : quand il a succédé à Sun Yat Sen, c’était la Chine déchirée par la Guerre des Seigneurs
2. Le Japon : à peine achevée la guerre civile, il a dû faire face aux attaques japonaises. Ce sont les armées impériales japonaises qui ont réduit le corps d’armée de la République de Chine , et qui ont permis aux communistes chinois de profiter de la faiblesse de l’armée républicaine pour prendre le pouvoir.
Donc la première erreur, c’est de ne pas avoir établi la démocratie, mais la deuxième erreur, c’est de ne pas avoir réparti la terre. Le Parti Communiste Chinois a promis, lui, de donner une parcelle de terre, et cette promesse lui a assuré la popularité des paysans chinois ; et ces paysans ont aidé le parti communiste à prendre le pouvoir. Vous savez qu’à partir de 1949, le PCC a récupéré la terre pour la répartir (en termes financiers, ça s’appelle une entrée et sortie).
A Taiwan, à partir de 1975, l’année où Tchang Kai Chek est décédé, son fils Chiang Ching Kuo lui a succédé ; et Chiang Ching Kuo a continué la mission de son père. La 3ème mission était de réaliser l’instruction gratuite obligatoire. Son père avait compris que s’il avait pu mettre en place un système d’éducation obligatoire, cela aurait pu l’aider à éviter la démagogie de l’idéologie communiste, et à faire comprendre aux masses chinoises que le système de la République constitutionnelle était tout de même meilleur que le régime communiste. Après son retrait à Taiwan, il a commencé à mettre en place le système d’éducation nationale obligatoire et gratuite, et il a réparti la terre aux paysans. Ce qui est formidable, c’est que pendant cette réforme il n’a tué personne, et ce grand succès tient au fait que c’est l’Etat qui a acheté la terre aux différents propriétaires fonciers ; il donnait un certificat d’achat, et avec ces bons d’achat, les propriétaires fonciers étaient invités à les échanger contre des actions industrielles. Les anciens propriétaires fonciers ont donc été encouragés à investir dans l’industrie, et les entreprises publiques . Cela a préparé le futur essor. A partir de 1975, Chiang Ching Kuo a fait la réforme politique, qui allait de pair avec l’indutrialisation.
Du temps même de Tchang Kai Chek, il y avait une tendance séparatiste, avec un mouvement indépendantiste . Cette tendance à l’indépendance s’associait à une revendication de démocratisation. Tchang Kai Chek interdisant le mot « indépendance » a étouffé la démocratisation. Chiang Ching Kuo a levé l’interdiction de la liberté de presse, d’association, et cela a accéléré le mouvement politique, et culturel. Répartition des terres, liberté de la presse, enseignement obligatoire ont permis à Taiwan de prendre son essor.
Singapour, lui, est un pays industriel très développé, mais c’est un pays de jardin. Pourquoi dans les années 80 Singapour est-il devenu un modèle pour la Chine ? M. Lee Kuan Yew, ex-président de Singapour, est issu d’une famille de mandarins . Son père était un ouvrier mandarin de Chine, et il a reçu une formation à l’Université d’Oxford où il a fait son doctorat. Il connaît parfaitement le système administratif, juridique, économique, social, culturel de l’Angleterre ; et il a dirigé le mouvement indépendantiste face aux Anglais. Il a fondé la République de Singapour et il a commencé à mettre en place une série de politiques qui associent à la fois les valeurs confucéennes et les valeurs universelles de l’Occident. Il a fait d’un pays très riche un creuset psychologique ; mais il a bien compris que dans le système industriel occidental (car il a étudié le système depuis la Révolution industrielle jusqu’à aujourd’hui) les pays occidentaux, en même temps qu’ils tentent de créer une prospérité, une puissance économique incontestable, ce modèle de développement laisse aussi derrière lui beaucoup de questions.
1er constat : la révolution technologique a accordé une place dominante à la nouvelle technologie de sorte que la technologie est devenue aujourd’hui prioritaire en oubliant que dans une société moderne, ce ne sont pas les systèmes technocratiques qui doivent être au centre de la société. Il faut que l’homme ne soit pas réduit à un instrument.
2ème constat : en Occident vers 1979 la croissance économique s’est développée souvent aux dépens de l’écologie (c’est à cette époque qu’émerge le parti des Verts).
3ème constat : le développement des pays industriels a attribué une place prépondérante à l’efficacité, à la performance. Dans cette domination, l’homme commence à s’égarer, à ne plus trouver sa place dans la société moderne.
4ème constat : les pays industrialisés ont créé une abondance, ont constitué un bonheur matériel, mais en même temps l’homme est devenu de plus en plus dépendant des machines, de l’électroménager et de l’argent. Il est devenu esclave de l’argent.
5ème constat : l’homme cherche de plus en plus le confort au nom de la qualité de la vie ; mais en même temps on s’éloigne de plus en plus du véritable sens des valeurs du travail, de la culture.
A partir de ces constats, M. Lee Kuan Yew a avancé des valeurs asiatiques, et proposé un autre modèle de développement et notamment à la Chine ; car en même temps, M Lee Kuan Yew était un conseiller de Pékin. Chaque année il se rend en Chine, et grâce à lui la Chine commence à s’ouvrir aux petits dragons et la détente a pu s’instaurer des deux côtés du détroit de Taiwan.
Quelles sont les valeurs confucéennes ? Je les résume en 5 piliers :
- L’amour, la solidarité et la fraternité : c’est une traduction car en caractères chinois, il est question d’amour entre deux personnes. L’homme n’est pas solitaire, mais solidaire. La nature humaine fait que l’homme vit ses relations avec son prochain, la collectivité, la société, le monde. Il n’y a pas de valeur individualiste, mais une valeur solidaire, d’amour réciproque et d’entr’aide mutuelle.
- La justice sociale : c’est très moral. C’est un objectif poursuivi par les adeptes de Confucius ; et aussi en termes de droit, cela proscrit tout machiavélisme où les fins justifient les moyens. Pour que la fin soit juste, il faut que les moyens soient justes aussi. Voilà la notion de justice chez Confucius.
- Le rituel : l’éducation. Ce n’est pas un mot vide de sens, c’est hautement éducatif. A travers la répétition des rituels, comme le Guan Di, se transmettent les valeurs de l’éducation. Le sens moral éthique se transmet de génération en génération. Si on ne maintient pas cette fréquence répétitive, on risque de perdre la dimension éducative. La première dimension est morale et éthique ; la seconde est celle du savoir, de la science ; et la science, le savoir sont amis de la sagesse, loin de l’esclavage de la technocratie. La fin de l’éducation n’a que pour but de former un technocrate, mais un philosophe empreint de sagesse ; chez les Occidentaux, c’est la sagesse même prônée par Socrate.
- L’honnêteté, la loyauté, la crédibilité, la fidélité.
Telles sont les valeurs asiatiques !
Et Hong Kong : avec la colonisation, Hong Kong a été cédé à la couronne britannique après la guerre de l’opium. Et c’est en 1997 que Hong Kong a été rétrocédé, mais dans toutes ces années, les valeurs confucéennes ont permis aux 5 pays de prendre leur essor.
Convergence des valeurs tantriques, confucéennes et bouddhiques. Nouvelle école réformiste. Valeurs partagées par toutes les populations asiatiques.
Plus concrètement les valeurs asiatiques se sont inspirées du modèle occidental tout en restant dans la continuité de la tradition des valeurs asiatiques. J’aimerais les présenter en termes de respect de la nature, parce que dans la pensée confucéenne, le secret, la vie de l’être n’appartient pas à l’homme. Le sujet appartient à la nature ; l’homme doit garder l’humilité face à la nature, il n’est pas question de dominer la nature, de l’exploiter. L’homme en tant qu’élément de la nature devrait toujours rester humble. L’harmonie entre l’homme et la nature, c’est une harmonie prioritaire.
- Le respect de la vie : leçon tirée par les peuples asiatiques. Certes dans les pays occidentaux on a créé de la richesse mais cela n’a pas empêché de créer des écarts importants entre riches et pauvres surtout aux Etats-Unis. Pour Confucius, la vraie prospérité dans une République, c’est le partage de la richesse.
- Le respect de la famille : au Japon, Corée, Taiwan, Singapour, les entreprises les plus puissantes sont toutes des entreprises familiales, qui travaillent dans la tradition confucéenne ; la famille est la cellule de la société, un micro Etat. Donc selon Confucius, un homme de bien est un homme social ; il doit se former dans l’exercice du management dans sa propre famille. S’il peut réussir à gérer sa famille, il peut réussir à gérer la société, et l’Etat. Le premier exercice de réalisation se fait au sein de la famille. La famille, ce n’est pas seulement une unité, c’est un laboratoire où l’homme exerce toutes ses compétences morales et éthiques. C’est avec le respect de la famille qu’on gère les entreprises. Les entreprises familiales sont souvent de grandes familles, et l’entreprise fonctionne comme une famille, c’est-à-dire qu’il y a un chef d’entreprise qui joue le rôle du chef paternel. Le chef assure la survie, l’éducation, l’épanouissement, la promotion, le bonheur des membres de la famille. Entre les membres de la famille, il y a la solidarité, l’entraide, le partage sans conflits. S’il y a des conflits, on peut les résoudre à l’amiable au lieu d’aller aux procès. Il ne s’agit pas de déchirer le tissu familial, car tous les membres doivent contribuer à consolider le tissu familial, le bonheur et la réussite familiale.
- Le respect de la culture du travail : pour Confucius, et les autres penseurs chinois, le travail n’est pas un moyen pour survivre ; le travail est un moyen d’épanouissement. C’est dans le travail que l’homme trouve ses propres valeurs ; c’est là qu’il trouve le sens de la vie, qu’il réalise ses projets, ses idéaux. Confucius condamne toujours tous ceux qui ne travaillent pas, et ceux qui vivent comme des parasites, et profitent du travail des autres. Le travail permet aux gens de maintenir leur dignité, leur bonheur. Il y a différentes notions du travail : ceux qui en profitent pour partir en vacances, ou ceux qui partent en vacances pour mieux travailler après.
- Le respect de la discipline : dans les valeurs confucéennes, aucune place n’est réservée au système de droit. Entre le système de droit, le meilleur système c’est l’éducation, parce qu’elle permet de définir son projet personnel, ses idéaux à réaliser, et le moyen concret de les réaliser. Or le système de loi est créé pour châtier, et quand on est puni, cela constitue une approche négative de l’homme qui n’encourage pas l’individu, mais le décourage. Et cela entraîne des conséquences de plus en plus mauvaises. L’éducation entraîne l’homme dans le chemin du perfectionnement de l’homme de bien.
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Confucius prône la notion de discipline personnelle : on n’a pas besoin de contrôle extérieur, on se perfectionne soi-même. Et Confucius apprend à ses disciples à faire leur auto-critique, et lui-même trois fois dans la journée, fait son auto-critique pour faire le bilan de ses actions, matin, midi, soir. La discipline n’a donc pas un caractère punitif, mais permet à chacun de s’auto-contrôler. Ce respect-là se traduit en termes de valeurs confucéennes et asiatiques.Maintenant nous allons voir l’héritage commun de ces pays d’Asie de l’Est : Japon et 4 petits dragons. Tous seront placés sous l’influence du taoïsme et du confucianisme. Au Japon, on parle de la philosophie du shintaoïsme. Toute la Corée était elle aussi sous l’influence de cette philosophie. L’histoire commune de ces pays de l’Est est qu’ils ont été victimes de la colonisation, y compris le Japon lui-même. Quand les Anglais et Français ont commencé de coloniser la Chine, ils n’ont pas oublié le Japon et ils ont forcé les portes japonaises. De la sorte, le Japon a décidé de devenir une puissance aussi puissante que les puissances européennes et de sortir de son rang de puissance asiatique. Après la 2ème guerre mondiale, cette stratégie japonaise n’a pas été modifiée ; le Japon a posé ce slogan (démagogie ou guerre sainte) de libérer l’Asie de la colonisation anglaise. La Corée était placée sous la colonisation japonaise, comme Taiwan, tandis que Hong Kong était britannique. Fin 1950, Singapour a obtenu son indépendance. Ces pays partagent la même stratégie : comment devenir une puissance ? Comment sortir de l’ombre de la colonisation, du complexe d’avoir été colonisés ? Comment se redresser ? Vers 1860, Japonais et Chinois ont défini une stratégie commune face aux puissances européennes : apprendre la technologie avancée des pays développés pour les vaincre à leur tour. En chinois, on dit : « apprendre la technologie des barbares pour les vaincre à leur tour ». Aux yeux des Chinois, les hommes aux cheveux blonds et aux yeux bleus passaient pour des fantômes, des démons. Aujourd’hui ces nations sont devenues politiquement incorrectes.
Vous pouvez constater que dans les années 50, quand les Japonais ont présenté sur le marché européen leurs premières voitures, quelle a été la réaction des consommateurs européens ? Les marchandises étaient synonymes de produit peu cher, de mauvaise qualité, avec des difficultés de maintenance. Aujourd’hui sur les routes, l’on constate que Hyundai et voitures sud-coréennes sont devenues des concurrentes redoutables des véhicules occidentaux ; c’est une preuve de cette stratégie.
Tous ces pays ont un esprit commun, c’est l’esprit d’équipe, comme le dit en management. Pour un occidental, cet esprit d’équipe est plus difficile que pour les asiatiques pour lesquels l’esprit familial est déjà cet esprit d’équipe. Tous ces pays-là partagent une priorité commune : l’éducation, la formation à vie. Dans ce monde, il y a deux peuples qui prétendent que l’homme est venu dans ce monde « nu » (il ne vient pas avec des richesses, il ne part pas avec un centime). Quelle est alors la richesse de l’homme ? C’est le savoir acquis à travers l’éducation, c’est la véritable fortune. L’éducation donne donc une orientation, de développement, d’épanouissement, de réalisation de soi-même. L’éducation donne un cadre pour agir : en respectant les autres, en respectant la nature, en respectant la famille, en respectant la discipline, en respectant les valeurs du travail. L’éducation est donc prioritaire dans ces pays asiatiques, au Japon comme à Taiwan, ou en Corée. Elle est gratuite est obligatoire.
Les préoccupations communes pour les entreprises reposent sur quatre parties :
1) la qualité
2) le service
3) le progrès
® La qualité : elle permet de gagner mieux que par la quantité. La qualité est aussi évolutive ; c’est un long processus. Il faut penser à l’amélioration dans tout le cycle de la fabrication. Et quand le produit existe, il y a toujours la possibilité d’améliorer sa qualité. Cette valeur est liée à l’enseignement confucéen : l’homme est perfectible, comme toutes les créations humaines. L’homme de bien doit toujours partir à la recherche de la perfection.
® Le service : pourquoi les Chinois restent-ils très sondés en famille ? Le service n’est pas rendu à l’autre ; c’est une notion rituelle basée sur la recevabilité. Quand je rends services, je connais un jour un retour. Ce n’est pourtant pas un échange, c’est une réciprocité, une notion de gagnant/gagnant qui permet de réussir ensemble. La redevabilité est considérée comme un investissement. Les Chinois tiennent beaucoup dans ce sens à l’obéissance des parents et des grands-parents, comme tradition filiale envers ceux qui ont donné la vie, et permettent de s’épanouir, de se réaliser. Quand les parents ne peuvent plus travailler, c’est aux descendants de les nourrir, de les faire vivre, de leur rendre tout hommage.
® Le progrès : aujourd’hui en Occident presque toutes les grandes entreprises ont mis en place le système ISO, mais, il y a un autre système qui repose sur des critères sociaux. Ainsi il ne faut pas acheter à des entreprises qui font travailler des enfants, ou qui ne respectent pas les salaires minimaux, ou les conditions de travail.
Le système d’ISO-qualité s’inspire des valeurs confucéennes ; des études ont été menées en Asie par des chercheurs occidentaux et ont répandu ce système. La qualité est basée sur le contrôle, donc sur un contrôleur. Avec ce nouveau système, il n’y a plus de contrôleur ; ce sont les opérateurs qui contrôlent la qualité. Mais comment accorder la confiance à l’opérateur ? Pas d’autre possibilité que de faire reposer cette notion sur l’éthique, la confiance totale. La contrevaleur, c’est la punition : on enlève une partie du salaire, des primes, et pour les fautes graves, on licencie. Aujourd’hui quand on trouve une pièce défaillante on ne va pas culpabiliser l’opérateur, mais on va provoquer une réunion d’équipe pour trouver l’erreur : erreur humaine, ou erreur de procédé ? On étudie d’abord le processus, et on le corrige si nécessaire. S’il y a incompétence humaine, le responsable des ressources humaines prend l’erreur en compte, car il n’a pas embauché la personne dans le cadre de ses compétences. Il doit donc donner une chance au « fautif » de se racheter en le faisant bénéficier d’une autre formation. A l’issue de la formation, on va reconstituer la confiance et lui donner un nouveau passeport. Si on stimule l’individu vers le progrès personnel, on le réhabilite, si on le punit, on le fait déchoir. Avec ces méthodes Air Bus, Boeing, Rolls Royce mettent en place ces contrôles de qualité et de progrès continu qui s’inspirent des valeurs confucéennes de l’homme à travers l’éducation.
Il y a d’abord une expérience japonaise apprise par les Coréens, mais en même temps la philosophie traditionnelle occidentale qui a été combinée avec l’humanisme de Confucius.
Et j’aimerais évoquer une entre expérimentation en cours: la société EDF, en Chine, avec la nouvelle mise en expression qui consiste à faire parler le personnel chinois qui travaille sous la direction des expatriés français. Cette expérimentation est très délicate : pourquoi faire parler ? Pour faire disparaître les problèmes de la communication, et les difficultés de la gestion. Améliorer de manière permanente la gestion, et l’optimiser . Ce n’est pas facile à cause de la résistance des personnels français, la peur des personnels chinois ; mais c’est une expérience extraordinaire, et intéressante, car elle permet de comprendre comment aujourd’hui, quand on parle de la concurrence au niveau planétaire, on peut gagner et avec quels remèdes. Est-ce avec l’argent ? Avec le capital ? Ni avec l’argent qui finit par se trouver, ni avec la technologie qui s’apprend, qui se copie, qui se rénove ou se dépasse. Finalement la concurrence la plus importante c’est la concurrence de la culture, de la compétence humaine, c’est la culture humaniste qui place l’homme au cœur de l’entreprise. Les futures entreprises performantes ne seront pas celles qui chercheront le profit maximum, les retours sur investissement, mais surtout celles qui porteront un projet de réalisation, d’épanouissement de leur personnel, de leur carrière professionnelle, et de leur vie personnelle. Ceci constitue pour l’instant une utopie, mais on fait des expérimentations pour se diriger vers ce modèle d’entreprise. Cette idée détermine la notion de progrès continu.
Un autre axe commun de ces pays est celui d’intégration humaine. L’internet, à cet égard, est un réseau mondial, mais le réseau constituant le noyau central dans les valeurs confucéennes est asiatique. Chaque famille est un petit réseau, et la société est constituée de nombreux réseaux. En Occident, on pense que chaque sujet est une unité irréductible alors qu’en Chine, c’est la famille qui est l’unité. Chaque famille se connecte en tant que petit réseau avec les autres réseaux pour créer des entreprises, réaliser un projet. Mais chaque famille ne peut pas réussir toute seule ; pour optimiser la réussite, il faut faire appel aux autres réseaux, comme l’Internet, et autrefois, le relationnel humain. Le relationnel est un service rendu, un service retourné, un investissement.
Comment faire réussir la famille chinoise de la diaspora ? Comment aider les familles réunionnaises à réussir dans le cadre de la mondialisation ? Réintégrer les entreprises dans le réseau mondial pour optimiser les ressources, la production, la vente, car tous les pays du sud-est asiatique partagent une cause commune en termes de dialectique du court, moyen et long terme. Pour les objectifs à long terme, on sacrifie souvent les objectifs à court terme. Dans certaines conditions peut-on les associer ? Et les diviser en périodes différentes ? C’est l’approche de Sun Tseu dans l’art de la guerre . C’est l’expérience de la réussite de Toyota, c’est le progrès continu. Toyota à l’origine produisait des machines textiles au 19ème siècle, mais comme les dirigeants ont découvert que le futur marché mondial serait l’automobile pour les moyens de transport, ils ont commencé à apprendre auprès des Américains pour fabriquer leurs premiers véhicules. Ils ont pris presque 100 ans pour rivaliser avec Ford, Chrysler, Daimler, Peugeot, Renault. A présent, Toyota va bientôt créer un nouveau prototype d’avion commercial pour rivaliser avec Falcon et Dassault. Voyez quelle ambition. Mais quel est l’atout puissant de Toyota ? Installer un système de progrès continu en tout, de l’amélioration de qualité, de service, non seulement auprès du client, mais aussi une écoute permanente auprès de chaque employé. Ils ont un système de « kampan » auquel chaque employé peut apporter des suggestions, des projets d’amélioration du flux de production, de procédés, de techniques. Et chaque employé qui contribue à ce progrès est primé en termes de salaire, de motivation. Le système est donc très efficace ; cette notion de progrès continu mis en place dans les années 40, a été largement perennisé dans les années 2000.
Il faut tirer la leçon de Daewoo qui connaît de graves problèmes, car les dirigeants (3ème génération) commencent à s’aventurer dans des projets immobiliers financiers qui ne sont plus les métiers qu’ils maîtrisent. C’est la méconnaissance de soi, car dans l’art de la guerre, Su Tseu dit : « Pour réussir la guerre, la chose primordiale, c’est de se connaître soi-même et de connaître son adversaire ». S’il ne connaît que soi-même, il attaque en force et a 50 % de chances de gagner, 50 % de chances de perdre. S’il ne connaît que son adversaire sans se connaître lui-même, il a les mêmes chances de gagner que de perdre. S’il connaît bien son adversaire et lui-même, il a toutes les chances de gagner. C’est pourquoi Daewoo ne connaissant pas bien le domaine immobilier, même s’il a de l’argent, connaît des difficultés. L’argent rend la tête des dirigeants moins lucides. Un proverbe chinois dit : « La réussite est souvent la mère de l’échec, comme l’échec peut être la mère de la réussite. »
Pour terminer, j’aimerais évoquer notre fête Guan Di parce que c’est la fête la plus importante. Beaucoup ont lu Les trois royaumes du combattant, l’un des quatre romans classiques. Les Japonais et surtout Toyota proposent la lecture de ce roman à tous leurs employés, et aujourd’hui ce livre, et L’art de la guerre, sont devenus la bible des entreprises des petits dragons.
Les trois royaumes combattants présente les malheurs confucéens, la sagesse, la technique de la négociation, du management, comment gérer les réseaux, les équipes, les ressources, les risques. Guan Di incarne les valeurs confucéennes que sont la loyauté, la fidélité, le courage, et aussi une autre vertu : ce vrai homme de bien ne s’est plié jamais devant la richesse, parce qu’il était frère de Lio Be, famille impériale qui a été détrônée.
Guan Di était un simple roturier, mais il avait des compétences militaires, et il a décidé d’aider Lio Be à réussir dans son projet. Il est devenu un rempart inébranlable devant toutes les tentations. Le 1er ministre a essayé de récupérer Guan Di, mais celui-ci a refusé, et pour protéger la femme et les enfants de son ami Lio Be, il a été encerclé et emprisonné, tout en refusant de capituler. Le 1er ministre lui a proposé des honneurs et une place de poids dans son gouvernement, et une vraie fortune. Mais Guan Di ne s’est pas laissé tenter. Cette droiture l’a fait apprécier par des générations et des générations.
Dans ce roman, on trouve aussi comment gérer une équipe ; Guan Di a traversé plusieurs difficultés, mais il a réussi à fédérer toutes les ressources pour réduire au minimum les risques. La gestion de l’équipe tient à l’alliance loyale entre dirigeants et même alliés temporaires. Comment recourir à d’autres forces pour battre l’adversaire principal ? Ce sont des alliances stratégiques et des alliances tactiques. Mais comment gérer cette coalition hétérogène ? Dans cette équipe, les généraux peuvent avoir des intérêts spécifiques et contradictoires. On peut trouver des solutions dans Les trois royaumes combattants
Comment aussi gérer les conflits ? Dans le livre, il y a aussi des illustrations parfaites. Voilà pourquoi les Japonais ont redécouvert les valeurs confucéennes, la culture de l’entreprise et les clés de la réussite dans ce livre classique.
Aujourd’hui les Chinois commencent à apprendre auprès de leurs anciens élèves comment revaloriser leur patrimoine philosophique.
Mots clés : Confucius, Chine, Japon,Corée du Sud, Taïwan, Singapour, Hong Kong,dragons, culture des entreprises asiatiques, sens des valeurs
Note : - conférence Panthères club, en partenariat avec les Amis de l'Université
Quelques photos de l'édition de 2004...
[url]http://www.mi-aime-a-ou.com/celebration_guan_di.htm[/url] je t'enverrai un dvd des photos de cette année Ecoeuréesi j'en ai de tres belle et sourtout celle de ma derniere danse
lol
Répondre au message de #36 NoelCH
Alors fais le lorsque je t'aurais donné ma nouvelle adresse à Paris, j'ai peur que le colis se perde si tu l'envoies à mon adresse à Aix...c'est pas super pressé ce dvd... :DEt je te remercie par avance NoelCH, je sais que je peux compter sur toi!
Article 19/07/06 : Guan Di 2006 : La mémoire des Chinois de La Réunion
Un article que j'ai raté...Source : [url]www.clicanoo.com[/url]
Sur le stand de l’Amicale de l’école franco-chinoise de Saint-Paul, dans le village Han, trône encore aujourd’hui un ouvrage de référence pour tous les Réunionnais d’origine chinoise.
Sous le titre “Noms de famille et appellations des liens de parenté”, un recueil d’une quarantaine de pages répertorie les quarante noms de familles chinoises couramment utilisés à La Réunion, leur histoire, leur importance dans la présentation de chaque individu, la manière de se nommer ainsi que les règles de l’appellation des différents membres d’une famille, les uns par rapport aux autres, génération après génération, le tout présenté avec précision et clarté. C’est Maxime Chane Woon Ming qui a pour mission de présenter ce document précis de la tradition chinoise dont l’écriture et les recherches auxquelles il a participé ont été supervisées par Mme Wang Tai Yi, ancien professeur de mandarin au Taipei Language Institute. Si en Chine on dénombre plus de 22 000 noms au sein des 55 ethnies, les noms chinois à La Réunion sont peu nombreux et certains pourront s’étonner de constater que leur nom corresponde à la transcription phonétique du prénom de leur père, indiquant que, à leur arrivée, les Chinois ont déclaré l’ensemble prénom-nom comme patronyme, d’où la fréquence des noms composés à trois éléments comme le sien Chane Woon Ming. Des noms venus de Canton et de Meixian, terres d’origines des Réunionnais de tradition Han avec quelque 3 500 noms dont la majorité est formée d’un seul caractère. “Les noms de famille chinois sont formés selon des règles précises”, explique notre guide qui précise que l’empereur se devait de porter le nom du pays, les notables celui que leur donnait le souverain, ou le nom de leur fonction, les gens du peuple portant le nom de l’endroit géographique de leur résidence, le nom d’une lignée de frères ou encore celui d’un métier. A La Réunion, la transcription phonétique des données listées soit en cantonnais, soit en hakka expliquent que pour un même caractère graphique il puisse y avoir plusieurs traductions. Ici, les noms les plus fréquents sont les Chen, Liu et Li, explique encore maxime Chane Woon Ming en notant que tout un chapitre de son livre est réservé à la manière de présenter les noms chinois. “Un Chinois peut être capable de tracer et d’identifier les caractères qui forment son nom sans pour autant savoir lire et écrire. A un caractère correspond un mot, avec son sens, et sa prononciation”. Reste les fameux tableaux d’appellation pour chaque membre d’une famille : “Tout Chinois a une place spéciale dans la hiérarchie familiale et qu’il soit homme, femme, fils, frère, grand-père, petite fille, nièce, tante paternelle ou oncle maternel, il est nommé et nomme ses parents de façon particulière. Ainsi un Chinois appelé "di di" est forcément un frère cadet, de même qu’une grand-mère appelée "nai nai" est forcément une aïeule paternelle car elle s’appellerait "wai po" si elle était une grand-mère maternelle, etc.” Toutes choses qui se transmettent dans les bonnes familles chinoises et qui peuvent s’apprendre dans cet ouvrage très complet.
- “Nom de famille, appellations des liens de parenté”, 15 euros, édité par l’amicale de l’école franco-chinoise de Saint-Paul.
Article 19/07/06 :Esprit de famille et solidarité
Source : [url]www.clicanoo.com[/url]SOCIÉTÉ
[b][u]Guan Di 2006 : Esprit de famille et solidarité[/b][/u]
Les portes de la ville chinoise se refermeront ce soir à Saint-Denis sur les ultimes rituels consacrés à Guan Di. Il reste encore toute une journée et une longue soirée pour apprécier le travail réalisé au sein de la communauté, voire d’apporter sa pierre aux projets menés de concert avec l’Empire du Milieu.
Elle s’appelle Cai Lin et vient de Pékin pour la deuxième fois à la Réunion comme ambassadrice de la Fédération des Femmes de Chine. Huguette Bello la première l’avait conviée il y a deux ans au nom de l’UFR. Cette fois c’est la fédération des associations chinoises qui l’invite pour donner tout leur sens de solidarité aux missions qu’elle envisage pour un partage plus harmonieux avec la terre des origines. En l’occurrence un vaste pays où le sort des femmes, hors les vi
