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[亚洲 Asiatique] [film][2000][Peppermint Candy][Seol Gyeong-Gu, Mun So-Ri]

[film][2000][Peppermint Candy][Seol Gyeong-Gu, Mun So-Ri]

Peppermint Candy
        Akatomy | 4.03.2002        
        Corée du Sud | 2000 | Un film de Lee Chang-Dong | Avec Seol Gyeong-Gu, Mun So-Ri, Kim Yeo-Jin

                        Ilfaut bien le reconnaître, ce n’est pas tous les jours qu’un film coréensort sur les écrans français. Le dernier en date, pour le coup, c’étaitShiri, et il s’est fait assassiner par la critique, et est donc passé absolument inaperçu. Un peu comme Nowhere to Hide (remake de L’inspecteur Labavure pour certains, ne l’oublions pas) l’an dernier, en fait. Et je ne parle même pas de ce chef-d’œuvre qu’est Joint Security Area,vainqueur du Festival du Film Asiatique de Deauville l’an dernier etqui n’est toujours pas sorti en salles... Bref, je doute fort que ce Peppermint Candy saura, au milieu d’une indifférence aussi marquée envers le Pays du Matin Calme, trouver son public (il faut dire aussi que le nombre très restreint d’écrans qu’il s’est vu attribuer ne l’aidera pas plus que ça...). D’autant plus que, comme c’est souvent le cas (souvenez-vous de la sortie de Jin-Roh comme illustration du potentiel public des dessins animés japonais), Peppermint Candy est loin de constituer une entrée "facile" dans le cinéma coréen contemporain...
Construit sur la base d’une série de sketches remontantle temps entre deux dates marquantes de la vie de Young-Ho - le hérosdu film -, Peppermint Candy nous racontel’histoire de cet homme torturé qui, dans la première séquence du film,se jette, désespéré, devant un train. Pourquoi et comment en est-ilarrivé là ? C’est ce que ce "petit train de la mémoire" se propose denous faire découvrir.Commence alors un voyage dans le temps particulièrement éprouvant, de1999 à 1979, où l’on va découvrir différentes facettes d’un hommetentant de prendre le train de la vie en marche sans jamais y parvenir.Que ce soit en tant que chef d’entreprise, en tant que mari, en tantque flic brutal ou en tant que jeune amoureux, Young-Ho fera preuve -avec force étalage de larmes - d’une incapacité à la moindre adaptationsociale aussi pathétique qu’effrayante. Alors que le train qui sépareles différents sketches rejoint son point de départ, à l’envers, lesorigines de cette inadéquation prononcée passeront de l’esquisse à untrait un peu plus marqué...
Je ne sais pas trop quoi penser de ce Peppermint Candy, tourné par Lee Chang-Dong - réalisateur de l’excellent Green Fishavec Han Seok-Gyu en 1997 - il y a deux ans de cela. Ce qui estcertain, c’est qu’il est parfaitement cohérent avec le premier film duréalisateur. Les deux films mettent en effet en scène des hérosparticulièrement proches, incapables de suivre le rythme avec lequel laCorée du Sud s’est transformée au cours des vingt dernières années.Est-ce un hasard si le point de basculement de la vie des héros dechacun de ces films se situe pendant le service militaire ? Là-dessus (lacunes culturelles aidant),un doute demeure. Young-Ho effectue le sien au début des années 80,pendant une période trouble de l’histoire coréenne : une "révolution decasernes", liée à l’assassinat du président de l’époque (voir l’article sur Ditto pour plus d’explications),va plonger le pays dans une vague de violence. Autre point commun entreYoung-Ho et Mak-Dong, l’importance de ce "trajet en train" qui changeleur vie. Il est d’ailleurs amusant de constater que, dans toutes lesséquences qui composent Peppermint Candy, il y a un train en arrière plan. Jusqu’à ceux, immobiles, qui serviront de décors au traumatisme originel de Young-Ho.
D’une certaine façon, Young-Ho est donc un peu le reflet de Mak-Dong - qui nous aide donc à mieux cerner ce Peppermint Candy ;le même personnage vivant à rebours, à partir d’un "déjà-vu paranticipation", très habilement introduit et qui le condamne à unenostalgie (inversée) par rapport à chacun de ses lendemains. Là où Green Fish offrait un constat rétrospectif sur l’urbanisation démesurément rapide de la Corée du Sud et sur ses effets sociaux, Peppermint Candy anticipe le tout à l’envers, au travers d’un seul personnage, négatif à l’extrême.
Souvent un peu trop larmoyant, difficile à recadrer dans un contexte qui nous est par trop étranger, Peppermint Candyparvient cependant à toucher le spectateur de façon remarquablementdurable. Ceci est sans aucun doute du à l’interprétation incroyable deSeol Gyeong-Gu (Legend of Gingko, I Wish I Had a Wife).Dans la première scène du film, déjà, sa prestation d’homme au bord dugouffre, naviguant sans cesse entre la colère, la haine, la tristesseet l’hystérie, est absolument saisissante. De plus, je ne crois pasavoir déjà vu quelqu’un pleurer de façon plus authentique devant unecaméra.A lui tout seul, Seol Gyeong-Gu parvient à vous scotcher devant l’écranpour tenter de cerner le goût terriblement complexe de ce bonbon à lamenthe, résolument triste et passionnant.

moi j adore, le réalisateur Lee Chang-Dong est actuellement ministre de la culture en Corée est ce bat pour que la politique des cotats*  ne soit pas suprimer ( desir du gouvernement)

sa filmographie (enfin celle que je connais)
Filmographie
Oasis (2003)Réalisateur

Peppermint candy (2002)Réalisateur

Poisson vert (1998)Réalisateur
* cette politique impose 60% de  production national dans les salle ce qui à permis d obtenir de plus important financement pour les production Coréenne et l 'explosion de son cinéma à trasvers le  monde comme on le connais actullement.

[ Last edited by  yjtata at 26-1-2007 15:15 ]

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