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Présentation du Bouddhisme

Le sujet ci-dessous a été déplacé par bopo le 26-12-2007 00:42

Présentation du Bouddhisme

J'ai découvert un site formidable sur le bouddhisme, je vous engage à le lire, c'est tres instructif

à la découverte du bouddhisme


Qui est Bouddha ?

"Bouddha" est un titre honorifique attribué à tous les êtres qui, par leurs propres efforts, ont atteint l'Eveil, la "bodhi".
Employé de manière absolue, "le Bouddha" désigne un homme en particulier, Siddharta Gautama, dont l'enseignement a donné naissance à ce que l'Occident appelle "bouddhisme" et qu'on connaît en Orient sous le nom de Bouddha-Dharma, "l'enseignement du Bouddha".

Bouddha aurait vécu à la charnière des Ve et VIe siècles avant Jésus-Christ. Sa vie s'articule autour de quatre épisodes essentiels : la naissance, l'Éveil et la première prédication, enfin la mort. Selon la chronologie la plus couramment acceptée, il serait né en 566 avant notre ère, près de Kapilavastu (bourgade située sur la frontière actuelle entre l'Inde et le Népal), il aurait obtenu l'Éveil en 531, à Bodhgayâ, aurait donné sa première prédication quelques temps plus tard à Sarnath, près de Bénarès, avant de mourir à l'âge de quatre-vingts ans, à Kusinagara, dans l'Inde du Nord.
Que nous apprend sa vie ?

Les documents, même très anciens, ne constituent pas des preuves scientifiques sur la vie du Bouddha. Ils présentent les éléments d'une tradition, transmise oralement de génération en génération, puis fixés sous forme de textes écrits aux environs du IIe siècle avant Jésus-Christ.
Ces textes ne présentent pas une "biographie" continue du Bouddha mais de nombreux épisodes disséminés dans deux recueils principaux : le "Vinaya-pitaka (la règle monastique) et le "Sutra-Pitaka" (les discours d'enseignement). C'est à partir de cette mosaïque qu'a été composée, par la suite, une histoire chronologique.
En affirmant que l'Eveil était accessible à tous, le Bouddha invitait chacun à suivre son exemple. Il était donc particulièrement important de connaître les étapes de cette progression jusqu'à l'Eveil.
Mais, si les disciples bénéficiaient de l'enseignement délivré par le Bouddha, lui-même était parvenu à l'Eveil par ses propres efforts, ce qui faisait de lui un être exceptionnel.

L'histoire de sa vie est donc l'occasion :
- de montrer sa supériorité évidente sur les autres hommes
- de présenter un chemin symbolique par lequel passent tous les futurs bouddhas et que tous leurs disciples doivent emprunter pour suivre leur exemple.

L'humanité du Bouddha y est donc tempérée par de nombreux éléments surnaturels et symboliques, à valeur pédagogique.

Le récit de sa naissance insiste surtout sur sa supériorité. Il s'agit essentiellement d'un événement symbolique.
La période de sa jeunesse présente les différentes étapes par lesquelles un futur Bouddha doit passer avant d'atteindre l'Eveil : la découverte de la souffrance humaine, l'engagement sur la voie spirituelle, l'étude avec des maîtres d'autres traditions...
Son Eveil est présenté, à la fois, comme une expérience très humaine (accessible à tous) et comme un événement surnaturel.
Le récit de sa vie de prédication fourmille d'anecdotes qui présentent la manière dont vivait la communauté des disciples de l'époque, les différents personnages que le Bouddha rencontre et avec lesquels il discute (rois, maîtres d'autres traditions, laïcs...).
Sa mort a une haute valeur pédagogique et symbolique : elle est l'occasion de rappeler l'essentiel de son enseignement, la dimension humaine mais aussi "supra-mondaine" du Bouddha, et annonce comment ses disciples, moines et laïcs, perpétueront son souvenir, son enseignement et son exemple.


1) Les fondements de la Doctrine

La Doctrine (Dharma) a été exposée par le Bouddha dans un discours connu sous le nom de "Quatre Nobles Vérités".
Il se présente comme un exposé médical :

    * 1ère Vérité : le symptôme - la souffrance est inhérente à l'existence humaine ;
    * 2ème Vérité : le diagnostic - cette souffrance trouve son origine dans l'ignorance et le désir d'appropriation, propre à l'ego ;
    * 3ème Vérité : la thérapeutique - il existe un état de santé où, l'ignorance étant abolie, le désir ne s'exprime pas et ne donne pas naissance à la souffrance ;
    * 4ème Vérité : le remède - pour retrouver cet état de santé, il convient de suivre une Voie (une discipline de vie déclinée en huit "branches" : "l'Octuple Noble Sentier" qui met fin à l'ignorance et au désir.

Si le constat dressé par le Bouddha semble pessimiste (toute existence est soumise à la souffrance), son enseignement, lui, est optimiste puisqu'il affirme que chacun peut retrouver la santé, où toute souffrance est abolie.
Pour parvenir à retrouver la santé (sa propre "nature de Bouddha", il faut s'adonner à l'étude et à la pratique.
L'étude permet de comprendre l'origine de la souffrance (la nature de l'esprit et des phénomènes) et explique pourquoi notre expérience habituelle est "erronée".
La pratique est l'application concrète de méthodes aptes à transformer l'expérience habituelle en expérience d'éveil, libre de toute déformation et confusion.

Pourquoi tant de "bouddhismes" différents ?

D'après la tradition, le Bouddha a enseigné pendant 45 ans à un public nombreux et varié, savants brahmanes ou femmes et hommes sans culture. Les textes les plus anciens le montrent très soucieux de pédagogie, adaptant ses discours et son enseignement aux qualités et aux connaissances de chacun.
Très vite après sa mort, ses disciples ont ressenti le besoin de fixer ses enseignements (les Sûtras) ainsi que leur interprétation et d'y ajouter des commentaires (l'Abhidharma). De nombreux points de la doctrine ont donné lieu à des discussions et des interprétations différentes, donnant ainsi naissance à plusieurs "écoles".
La mise en pratique de ces enseignements a, elle aussi, évolué et s'est diversifiée, tant du point de vue des règles de vie (monastiques et laïques) que des techniques de méditation. Au fil des générations ces courants sont devenus des ordres religieux, des écoles de pensée philosophique, des écoles pratiques de méditation etc.
Pendant de nombreux siècles, en Inde, les disciples de ces écoles différentes vivaient ensemble, dans les mêmes monastères. Ils se regroupaient davantage selon la règle de vie monastique (le Vinaya) qu'ils adoptaient que selon leur appartenance à telle ou telle école de philosophie ou de méditation.
Lors de la diffusion du Dharma du Bouddha dans les différents pays d'Asie, les enseignements transmis par des représentants de ces écoles se sont greffés sur les traditions et la culture de chaque pays, donnant lieu à une nouvelle évolution des styles et des caractéristiques de la pratique.
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2) Les grands courants du bouddhisme

On regroupe généralement ces multiples écoles en trois grands courants :

1) les écoles du Theravâda ("Voie des Anciens"

Elles ont développé l'enseignement des Quatres Nobles Vérités en insistant sur la connaissance systématique des phénomènes. Elles mettent l'accent sur la discipline, l'importance du détachement et du renoncement, la valeur de la vie monastique. Elles pratiquent essentiellement la méditation "sans référence".
Surtout présentes dans les pays du sud-est asiatique (Sri-Lanka, Birmanie, Thaïlande, Laos et Cambodge), on les regroupe sous le nom de "Bouddhisme du Sud". Elles comptent environ 100 millions de fidèles.

2) les écoles du Mahâyâna ("Grand Véhicule"

Elles ont approfondi l'enseignement philosophique originel. Elles considèrent que la nature des phénomènes est d'être "vide" de nature propre (shunyata) et qu'on peut en faire l'expérience grâce à l'intelligence supérieure (prajna). Elles mettent l'accent sur la motivation altruiste et développent des pratiques centrées sur l'intelligence ou la dévotion. De la réalisation de cet enseignement vient l'expérience de la compassion.
Les principales écoles de ce courant sont l'école Tientaï (Tendaï en japonais), le Bouddhisme de la Terre Pure (appelé aussi "Amidisme" et l'école du Dhyâna ("Chan" en Chinois, "Zen" en japonais). Elles sont surtout présentes dans les pays d'Extrême-Orient (Chine, Japon, Corée et Viet-Nâm), d'où leur appelation de "Bouddhisme de l'Est". On estime le nombre de leurs fidèles de 200 à 350 millions.

3) les écoles du Vajrayâna ("Véhicule de Diamant"

Elles se caractérisent surtout par les nombreuses pratiques de méditation formelle qu'elles ont développées, à partir du même enseignement philosophique que les écoles du Mahâyâna. Ces pratiques s'appuient sur la notion de pureté fondamentale de toute expérience - qui est pourtant voilée par les effets de l'illusion - et proposent une voie qui peut faire réaliser l'éveil très rapidement (le Vajra, diamant ou foudre, symbolise cette efficacité et cette rapidité). Les enseignements de ces écoles sont aussi appelés Tantra (continuité) pour exprimer, d'une part leur transmission sans interruption, d'autre part la possibilité du passage immédiat de l'expérience habituelle et l'expérience d'éveil, dans la continuité du même esprit.
Elles se sont développées notamment en Inde, puis en Asie hymalayenne et centrale (Tibet, Népal, Mongolie), ainsi qu'au Japon (école du Shingon). On les regroupent souvent sous le nom de "Bouddhisme du Nord" ou Tantrisme. Elles compteraient de 25 à 50 millions de fidèles.

Il n'existe aucune hiérarchie entre ces écoles. Aucune d'entre elles ne peut sérieusement revendiquer une authenticité ou une supériorité par rapport aux autres, ni être légitimée à influencer ou contrôler les autres.
Toutes ces écoles contribuent, par leurs méthodes et styles différents, à offrir un très vaste éventail de possibilités pratiques au plus grand nombre de personnes. Comme les rayons d'une roue, elles convergent vers un "moyeu-origine" commun (l'enseignement du Bouddha), mais se singularisent et divergent pour rejoindre la jante (la mise en pratique adaptée à tout mode de vie et à toute circonstance).
Les différentes traditions ne devraient donc pas être considérées en contradiction ou en compétition entre elles mais comme l'expression d'une complémentarité et d'une synergie dont le but est unique : l'éveil pour tous. En Occident - où elles sont aujourd'hui quasiment toutes représentées - le choix et l'adoption de l'enseignement d'une école ou d'une autre est l'affaire de chaque pratiquant, en fonction de ses tendances particulières, de ses affinités pour le style ou avec un ou des maîtres.


3) Les notions fondamentales

Le "Soi" et l'ego

Dans notre expérience habituelle, nous considérons le monde et ses phénomènes, notre corps et notre esprit, ou encore nos sentiments et nos idées... comme s'ils étaient en relation entre eux mais foncièrement indépendants les uns des autres et comme façonnés sur des modèles - ce qu'on appelle une "essence", un "Soi".
Pour expliquer la variété du monde, on imagine que chaque individu, chaque phénomène n'est en fait qu'une sorte de "variation" sur le thème de ce "Soi" : cheval, arbre, pluie, montagne, étoile, colère, liberté, amour...
En ce qui concerne notre esprit, nous croyons fermement en l'existence d'un "ego" (âtman), insubstantiel et permanent, qui, à travers le corps, appréhende le monde, éprouve des sentiments, raisonne, conçoit des idées. L'ego, encore plus que le corps, est ce qui nous semble constituer notre personnalité, notre individualité, ce qui nous appartient en propre.

L'impermanence et la souffrance

A chaque instant de notre vie, nous pouvons constater que tout, dans la nature, est soumis à la mort. Tout ce qui apparaît, disparaîtra un jour ou l'autre. C'est aussi le cas de notre propre corps, comme pour tous les êtres vivants et toutes les choses matérielles. C'est aussi le cas pour nos sentiments et nos idées : comme les étoiles ou les montagnes, notre amour apparaît un jour et un jour disparaîtra, et nous changeons d'idées et d'opinions.
C'est cette impermanence qui nous fait souffrir. Parce que nous constatons que tout meurt - tout ce qui, pour nous, a un "Soi" - nous craignons que notre propre ego soit, lui aussi, mortel !
Mais il en va des choses comme de l'ego : rien n'existe "en Soi", indépendamment. Tout - y compris notre ego - naît et meurt. C'est parce que nous refusons cette réalité des choses, "telles qu'elles sont", parce que nous entretenons l'illusion de l'existence d'un "Soi", que nous souffrons.

Karma et renaissance

Dans notre vie quotidienne, tous nos actes (karma) dépendent étroitement de cette vision des choses : nos actions, nos réactions, nos désirs et nos craintes sont déterminés par cette croyance en l'ego. C'est pour l'entretenir, le protéger et le développer que nous agissons ou réagissons, en fonction de nos idées et de nos sentiments ou des événements extérieurs.
A chaque fois que quelqu'un ou quelque chose nous semble le mettre en cause, nous agissons comme pour bien nous prouver à nous-même que nous existons, que cet ego existe. Chacun de nos actes, ainsi, naît de cette intention de prouver son existence et, une fois l'acte passé, nous nous réjouissons de l'avoir prouvée.
Chaque fois que notre ego est en danger de mort, nous faisons tout pour le faire renaître, pour le maintenir en vie... C'est la croyance en l'ego qui nourrit l'intention de chacun de nos actes et c'est l'attachement au résultat de ces actes qui entretient notre croyance en l'ego. Chaque acte entraîne ainsi une "nouvelle naissance" - une renaissance - de l'ego.

L'interdépendance

Mais, en fait, tous les phénomènes n'existent qu'en inter-dépendance.
Les objets physiques sont des composés. Comme la montagne est un agrégat de pierre, de terre et de résidus végétaux ou animaux, notre corps est composé de cellules qui nous viennent de nos parents, de la nourriture que nous ingérons, de l'air que nous respirons.
Nos perceptions, elles aussi, sont "composées". Elles sont le résultat combiné de l'existence des objets extérieurs, de leur contact avec notre corps, de l'impression qu'ils laissent sur nos sens et de l'interprétation qu'en fait notre cerveau.
Nos idées, de même, sont composées. Elles dépendent de l'éducation que nous avons reçue, de notre perception du monde extérieur, des événements que nous avons vécus, des idées que d'autres personnes ont exprimées. Et notre ego - l'idée que nous avons de nous-même - est une idée comme une autre...

La vacuité et l'esprit

La réalité nous apparaît comme une relation de dualité : il existerait un sujet (l'ego) qui expérimenterait des objets (les phénomènes extérieurs). Selon le Bouddha, cette réalité "objective" n'existe pas, il s'agit d'une illusion. C'est elle qui entretient le désir et la souffrance.
En fait, les phénomènes que nous expérimentons dans notre vie quotidienne n'existent pas "en Soi", indépendamment de l'expérience que nous en faisons. Ils n'ont d'existence que "relative". C'est ce que peut nous faire comprendre l'étude des enseignements du Bouddha.
En réalité - la réalité "absolue" - tous les phénomènes sont "vides" parce qu'ils n'existent qu'en inter-dépendance. C'est ce qu'on appelle la "vacuité" des phénomènes (shunyata) et c'est cette vacuité que l'on peut expérimenter dans la pratique de la méditation.
Il ne s'agit pas alors d'une expérience vécue par l'ego, dans le désir et l'attachement, mais d'une connaissance directe et intuitive de la réalité, "telle qu'elle est", vécue par l'Esprit, notre "nature de Bouddha".
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  • Jame Activité +10 BIEN 18-6-2007 15:14
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4) Le Bouddhisme :



On cherche souvent à mettre une "étiquette" sur l'enseignement du Bouddha : on se demande si le Dharma est une religion, une philosophie, une morale, une "science de l'esprit"... Mais ces étiquettes dépendent de définitions qui ont été établies au fil des siècles, en fonction de l'histoire de l'Occident. Aucune ne lui correspond vraiment exactement.

Religion ?

Une religion, généralement, s'appuie sur la croyance en l'existence d'un dieu, créateur du monde et de l'homme. Elle fournit une explication "extérieure", que l'homme subit et à laquelle il doit s'adapter. Pour être "sauvé", celui-ci doit entrer en communication avec ce dieu et respecter ses commandements.
Le Dharma, lui, présente une explication "intérieure" : sa vision du monde et sa propre vie dépendent de chaque homme. L'homme est ainsi seul responsable de son illusion et de sa souffrance, mais aussi seul responsable de son "salut", qui dépend de son engagement et de sa pratique pour échapper à l'illusion.
Par bien des aspects, pourtant, le bouddhisme ressemble à une religion : il existe des temples, des rituels, des statues, des actes de dévotion...
Si on peut parler de "foi" dans le bouddhisme, c'est plutôt dans le sens d'une confiance dans l'enseignement du Bouddha et le témoignage de ses successeurs, qui assurent que chacun est capable d'échapper à la souffrance et d'expérimenter l'Eveil. Mais le Bouddha est un exemple à suivre : on ne le "prie" pas pour qu'il nous viennne en aide.
Des cérémonies ont lieu en son honneur : il s'agit de le commémorer, comme on honore un "grand homme". Les rituels (offrande d'encens, de bougies, de nourriture) ne sont pas destinées à s'attirer ses faveurs mais sont des marques de respect, une façon détournée d'offrir des offrandes aux moines ou une mise en pratique de son enseignement (le don est une manière de pratiquer le détachement).
Le rituel est aussi une pratique de méditation, qui facilite la concentration et détourne l'esprit des préoccupations quotidiennes. Les temples et les statues de Bouddha jouent aussi ce rôle : ils représentent, de manière symbolique, différents points de son enseignement, aident à les avoir toujours présents à l'esprit et contribuent à soutenir la motivation.
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Philosophie ?

La philosophie s'appuie sur l'intelligence et la raison pour comprendre le monde et l'homme. La philosophie, aujourd'hui, est surtout un discours théorique "sur" le monde, qui n'implique pas forcément de changer sa manière de vivre. Alors que, dans l'Antiquité, les philosophes étaient aussi des "maîtres à vivre", et leur philosophie se voulait pratique.
Le Dharma propose une démarche qui est plus proche de celle des philosophes antiques que des philosophes modernes, puisqu'elle doit entraîner une nouvelle manière de vivre. Mais il ne s'appuie pas seulement sur la raison et l'intelligence. Si l'étude et la réflexion sont nécessaires, la pratique de la méditation est indispensable, et celle-ci ne fait pas appel au raisonnement mais à l'expérience directe.
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Morale ?

La morale se présente comme un ensemble de règles de conduites pour la vie en société, fondé sur une définition "absolue" du bien et du mal. On peut distinguer une morale "naturelle", dans laquelle tout le monde est sensé pouvoir s'entendre sur la définition du bien et du mal (parce qu'elle dépend d'une "raison universelle") et une morale "religieuse", le bien et le mal étant alors définis par les "commandements divins".
Il existe bien une "morale bouddhiste", qui préconise des règles de vie commune. Mais sa définition du bien et du mal ne dépend pas de commandements divins ni d'une "raison universelle". Elle part de la constatation de l'universalité de la souffrance humaine, considère comme mal tout ce qui peut générer de la souffrance, pour soi et pour autrui, et comme bien tout ce qui permet d'atténuer la souffrance ou d'empêcher son apparition.
Il ne s'agit donc pas d'une définition théorique, "absolue", mais d'un ensemble de conseils pratiques qui doivent faciliter l'accès à l'Eveil pour tous.

On pourra lire, en complément, l'article "Le bouddhisme : au-delà du Bien et du Mal" (accès direct ou rubrique Université : section "publications" - "articles en ligne")
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Science ?

Quelques points communs

Si le Bouddhisme peut être défini comme une "science", c'est qu'il se présente comme un projet de recherche dont le domaine d'étude est l'esprit et les expériences de l'esprit.
Les notions transmises par la tradition ne sont pas à adopter "telles quelles", mais doivent être vérifiées par l'expérience personnelle. Elles ne sont pas une affirmation péremptoire d'une vérité objective, mais le compte-rendu d'une expérience de lucidité, qui est reproductible dans des conditions appropriées - ce qu'on appelle la "méditation".
La pratique correcte est ainsi semblable à un projet de recherche scientifique.
La réflexion permet de diriger la recherche et d'éviter de prendre des directions fausses.
La méditation permet de connaître le fonctionnement du "corps-esprit", sous ses différents aspects : vécu physique, verbal et mental. Elle constitue un "outil de recherche" de la nature de l'esprit et de ses modes de connaissance.
Les résultats de la recherche ne sont pas imposés comme vérité universelle, mais offerts à la réflexion et à l'expérimentation de toutes les personnes intéressées par le problème de la souffrance.

Quelques nuances

Le bouddhisme, cependant, ne tombe pas dans la croyance en l'existence d'une réalité "objective", que pourrait expérimenter un "sujet" observateur. La Voie qu'il propose doit mener au-delà de toute dualité "sujet-objet".
Si l'élite scientifique tient compte désormais de "l'influence subjective de l'observateur" sur les phénomènes qu'il observe, il faut noter cependant que cette évolution reste encore peu connue du grand public (ni même acceptée, parfois encore, par une partie non négligeable de la communauté scientifique) ; on continue souvent de considérer la science comme "objective".
On peut aussi se demander si une telle "prise en compte" de la subjectivité équivaut exactement au "projet de dépasser" toute forme de dualité...
Lorsqu'on évoque le bouddhisme comme "science de l'esprit", il faudra donc tenir compte de cette distinction essentielle.

Relations actuelles entre bouddhisme et sciences

Dans le domaine des sciences fondamentales comme la physique, les théories de la relativité et du vide quantique, le principe d'indétermination et, tout récemment, la théorie des "champs de probabilité" rejoignent certains fondements de l'enseignement du Bouddha.
Des échanges, de plus en plus nombreux, ont lieu entre des représentants de la tradition et des scientifiques. D'un côté comme de l'autre, on exprime un profond respect et l'on croit possible un enrichissement réciproque.
Le domaine des sciences cognitives - dont la vocation est très proche de la recherche bouddhiste - ont donné lieu à de très nombreux échanges et un dialogue positif est d'ores et déjà engagé.
La contribution du bouddhisme à ce dialogue vient surtout du savoir des écoles philosophiques du Mahâyâna (Madhyamaka, en particulier) et du savoir-faire de la tradition méditative et yogique.

Bouddhisme et médecine

La médecine traditionnelle est peut-être la seule science, au sens courant du terme, où le bouddhisme a, depuis toujours, joué un rôle central dans les pays d'Asie.
La médecine traditionnelle tibétaine peut être considérée comme l'expression la plus complète de cette interaction. Née de la fusion des médecines indienne, perse et chinoise, elle a reçu du bouddhisme sa dimension spirituelle, qui en fait un très bon exemple de médecine de la personne, non pas conçue comme une "mécanique" physiologique mais comme un ensemble "corps-esprit".
La science médicale occidentale s'intéresse aujourd'hui à ces connaissances profondes si efficaces, dans le contexte traditionnel, aussi bien sur le plan somatique que psychique.
La méditation et ses différentes méthodes intéressent aussi de plus en plus chercheurs, médecins et psychologues occidentaux qui prennent acte de ses effets positifs, incontestables à court et moyen terme, sur le système complexe corps-parole-esprit.


petit ajout = l'idée de la réincarnation ou plutôt de renaissance n'est pas obligatoire dans le bouddhisme, c'est-à-dire, que c'est à chacun de décider si oui ou non il y croit .
Aucun dieu n'est vénéré..cette mauvaise idée vient du fait qu'il n'existe aucun mot français pour defenir ce que sont toutes ces figures...ce sont enf ait des supports pour la méditation ..selon les attributs de chacun la méditation aura un but différent...si quelqu'un peut mieux expliquer ce point...ce serait sympathique hihi
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  • kongfoutseu Activité +10 parler de vacuité et remplir deux pages 11-6-2007 18:19
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merci bcp ,très interressant

amitiés
angecycy
avec plaisir, merci d'avoir lu
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trop long pour moi désolée
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faut pas pleurer ...
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bah c'est mon gros defaut, je fait tout le temps les articles trop long...mais je ne pouvais pas présenter le bouddhisme en faisant plus court
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c'est pas grave, quand les membres auront besoin d'infos, ils liront
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mais je ne pense pas que le bouddhisme interesse beaucoup de monde sur le site...ils se seraient sûrement manifestés sûrement
mais c'est pas grave, ce site du bouddhisme m' a appris plein de choses
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je ne sais pas
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bah tant pis maintenant j'ai posté les gens font ce qu'ils veulent, lisent ou pas tant pis, vont sur le site ou pas, c'est pas grave

mais si ça les interesse ce serait bien de se manifester
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un peu long mais c'est le vrai bouddhisme
我醉拍手狂歌,举杯邀月,对影成三客 ...
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merci de ta presentation

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merci beaucoup, maîtrekong. ce résumé est excellent.

salut et fraternité
denis

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salut

merci pour la l ecture

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SHABKAR - Autobiographie d'un yogi tibétain
Traduit par Matthieu Ricard etCarisse Busquet
Éditions Albin Michel, 1998 - Tome I et II

La vie de Shabkar est sans doute la biographie la plus célèbre au Tibet après celle de Milarépa. Ayant atteint l'ultime étape de l'accomplissement (dzogchen), Shabkar fut supplié par ses disciples de raconter les étapes de son itinéraire mystique. Il s'y appliqua en retraçant, dans un passionnant récit en prose entrecoupé de chants poétiques, son chemin d'errance. Son histoire illustre parfaitement l'enseignement bouddhiste sur le sens de la vie, sur la mort, l'impermanence et sur notre possible délivrance vis-à-vis de la souffrance.

- > La vie de Shabkar (1781-1851), est ans doute la biographie la plus célèbre au Tibet après celle de Milarépa. Shabkar est révéré par le peuple tibétain
      pour sa sainteté et sa simplicité, sa faculté d'émouvoir aussi bien ue de faire rire.

Extrait : "La retraite dans la grottre de l'Ermitte"

Pour celui qui possède cette conscience claire,
toutes les manifestations du réel
Sont autant d'illustrations et de l'impermanence et de la mort.
la fleur va donner au yogi, un petit apperçu de ces 2 réalités fondamentales.
Fleur de prairie,
Parée d'éclatants pétales en pleine floraison,
je suis parfaitement heureuse
Entourée d'un nuaged'abeilles butineuses,
Je dans et j'ondule joyeusement dans le vent.
Lorsque tombe la pluie
Je me drap dans mes pétales ;
Quand brille le soleil,
Je m'ouvre comme un sourire.
Maintenant, je frémis d'une joie qui ne durera guère,
Tant s'en faut.
Les gelées importunes terniront mes couleurs,
Terreux en deviendra l'éclat ;
Je me fanerai.
Cette pensée me trouble.
Plus tard, les vents violents et impiyoyables
Me déchiquetteront
Jusqu'à me réduire en poussière.
A cette pensée,
Je frémis de terreur


[ Last edited by  SUMIE at 18-6-2007 19:39 ]
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merci à tous, vous etês sympas, merci sumie pour le complément
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salut

quels livres connais tu sur le boudhisme ?
merci

[ Last edited by  SUMIE at 19-6-2007 20:24 ]
ni hao à toi, je ne connais pas de livres super pointus sur le bouddhisme, mais j'aime beaucoup les livres de Thich Nhath Nanh ( j'ai sûrement dû faire plein d'erreurs dans son nom héhé)..ces livres ne sont pas specifiquement sur le bouddhisme mais ça présente les notions fondamentales du bouddhisme . On peut les appliquer au quotidien car ce type prend des exemples tres simples et concrets. Il n'hesite pas d'ailleurs à faire des references aux autres religions pour nous aider à comprendre .

Apres il y a des choses plus specifiques qui parlent vraiment du bouddhisme des notions etc, il y en a des pas mal interessants même à la fnac dans le coin spiritualité-religion. il y a le livre des morts tibetains assez compliqué je pense, mais il y a aussi des livres moins gros qui expliquent clairement les notions fondamentales comme les 4nobles verités etc. Je suis desolée d'avoir oublié les titres.. peut être quelqu'un d'autres sur le sites est plus renseigné sur le question

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