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marquis,e
  
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Petit posté le 5-6-2007 22:18 只看该作者
  
Présentation du Bouddhisme
J'ai découvert un site formidable sur le bouddhisme, je vous engage à le lire, c'est tres instructif
à la découverte du bouddhisme
Qui est Bouddha ?
"Bouddha" est un titre honorifique attribué à tous les êtres qui, par leurs propres efforts, ont atteint l'Eveil, la "bodhi".
Employé de manière absolue, "le Bouddha" désigne un homme en particulier, Siddharta Gautama, dont l'enseignement a donné naissance à ce que l'Occident appelle "bouddhisme" et qu'on connaît en Orient sous le nom de Bouddha-Dharma, "l'enseignement du Bouddha".
Bouddha aurait vécu à la charnière des Ve et VIe siècles avant Jésus-Christ. Sa vie s'articule autour de quatre épisodes essentiels : la naissance, l'Éveil et la première prédication, enfin la mort. Selon la chronologie la plus couramment acceptée, il serait né en 566 avant notre ère, près de Kapilavastu (bourgade située sur la frontière actuelle entre l'Inde et le Népal), il aurait obtenu l'Éveil en 531, à Bodhgayâ, aurait donné sa première prédication quelques temps plus tard à Sarnath, près de Bénarès, avant de mourir à l'âge de quatre-vingts ans, à Kusinagara, dans l'Inde du Nord.
Que nous apprend sa vie ?
Les documents, même très anciens, ne constituent pas des preuves scientifiques sur la vie du Bouddha. Ils présentent les éléments d'une tradition, transmise oralement de génération en génération, puis fixés sous forme de textes écrits aux environs du IIe siècle avant Jésus-Christ.
Ces textes ne présentent pas une "biographie" continue du Bouddha mais de nombreux épisodes disséminés dans deux recueils principaux : le "Vinaya-pitaka (la règle monastique) et le "Sutra-Pitaka" (les discours d'enseignement). C'est à partir de cette mosaïque qu'a été composée, par la suite, une histoire chronologique.
En affirmant que l'Eveil était accessible à tous, le Bouddha invitait chacun à suivre son exemple. Il était donc particulièrement important de connaître les étapes de cette progression jusqu'à l'Eveil.
Mais, si les disciples bénéficiaient de l'enseignement délivré par le Bouddha, lui-même était parvenu à l'Eveil par ses propres efforts, ce qui faisait de lui un être exceptionnel.
L'histoire de sa vie est donc l'occasion :
- de montrer sa supériorité évidente sur les autres hommes
- de présenter un chemin symbolique par lequel passent tous les futurs bouddhas et que tous leurs disciples doivent emprunter pour suivre leur exemple.
L'humanité du Bouddha y est donc tempérée par de nombreux éléments surnaturels et symboliques, à valeur pédagogique.
Le récit de sa naissance insiste surtout sur sa supériorité. Il s'agit essentiellement d'un événement symbolique.
La période de sa jeunesse présente les différentes étapes par lesquelles un futur Bouddha doit passer avant d'atteindre l'Eveil : la découverte de la souffrance humaine, l'engagement sur la voie spirituelle, l'étude avec des maîtres d'autres traditions...
Son Eveil est présenté, à la fois, comme une expérience très humaine (accessible à tous) et comme un événement surnaturel.
Le récit de sa vie de prédication fourmille d'anecdotes qui présentent la manière dont vivait la communauté des disciples de l'époque, les différents personnages que le Bouddha rencontre et avec lesquels il discute (rois, maîtres d'autres traditions, laïcs...).
Sa mort a une haute valeur pédagogique et symbolique : elle est l'occasion de rappeler l'essentiel de son enseignement, la dimension humaine mais aussi "supra-mondaine" du Bouddha, et annonce comment ses disciples, moines et laïcs, perpétueront son souvenir, son enseignement et son exemple.
1) Les fondements de la Doctrine
La Doctrine (Dharma) a été exposée par le Bouddha dans un discours connu sous le nom de "Quatre Nobles Vérités".
Il se présente comme un exposé médical :
* 1ère Vérité : le symptôme - la souffrance est inhérente à l'existence humaine ;
* 2ème Vérité : le diagnostic - cette souffrance trouve son origine dans l'ignorance et le désir d'appropriation, propre à l'ego ;
* 3ème Vérité : la thérapeutique - il existe un état de santé où, l'ignorance étant abolie, le désir ne s'exprime pas et ne donne pas naissance à la souffrance ;
* 4ème Vérité : le remède - pour retrouver cet état de santé, il convient de suivre une Voie (une discipline de vie déclinée en huit "branches" : "l'Octuple Noble Sentier" qui met fin à l'ignorance et au désir.
Si le constat dressé par le Bouddha semble pessimiste (toute existence est soumise à la souffrance), son enseignement, lui, est optimiste puisqu'il affirme que chacun peut retrouver la santé, où toute souffrance est abolie.
Pour parvenir à retrouver la santé (sa propre "nature de Bouddha" , il faut s'adonner à l'étude et à la pratique.
L'étude permet de comprendre l'origine de la souffrance (la nature de l'esprit et des phénomènes) et explique pourquoi notre expérience habituelle est "erronée".
La pratique est l'application concrète de méthodes aptes à transformer l'expérience habituelle en expérience d'éveil, libre de toute déformation et confusion.
Pourquoi tant de "bouddhismes" différents ?
D'après la tradition, le Bouddha a enseigné pendant 45 ans à un public nombreux et varié, savants brahmanes ou femmes et hommes sans culture. Les textes les plus anciens le montrent très soucieux de pédagogie, adaptant ses discours et son enseignement aux qualités et aux connaissances de chacun.
Très vite après sa mort, ses disciples ont ressenti le besoin de fixer ses enseignements (les Sûtras) ainsi que leur interprétation et d'y ajouter des commentaires (l'Abhidharma). De nombreux points de la doctrine ont donné lieu à des discussions et des interprétations différentes, donnant ainsi naissance à plusieurs "écoles".
La mise en pratique de ces enseignements a, elle aussi, évolué et s'est diversifiée, tant du point de vue des règles de vie (monastiques et laïques) que des techniques de méditation. Au fil des générations ces courants sont devenus des ordres religieux, des écoles de pensée philosophique, des écoles pratiques de méditation etc.
Pendant de nombreux siècles, en Inde, les disciples de ces écoles différentes vivaient ensemble, dans les mêmes monastères. Ils se regroupaient davantage selon la règle de vie monastique (le Vinaya) qu'ils adoptaient que selon leur appartenance à telle ou telle école de philosophie ou de méditation.
Lors de la diffusion du Dharma du Bouddha dans les différents pays d'Asie, les enseignements transmis par des représentants de ces écoles se sont greffés sur les traditions et la culture de chaque pays, donnant lieu à une nouvelle évolution des styles et des caractéristiques de la pratique.
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2) Les grands courants du bouddhisme
On regroupe généralement ces multiples écoles en trois grands courants :
1) les écoles du Theravâda ("Voie des Anciens"
Elles ont développé l'enseignement des Quatres Nobles Vérités en insistant sur la connaissance systématique des phénomènes. Elles mettent l'accent sur la discipline, l'importance du détachement et du renoncement, la valeur de la vie monastique. Elles pratiquent essentiellement la méditation "sans référence".
Surtout présentes dans les pays du sud-est asiatique (Sri-Lanka, Birmanie, Thaïlande, Laos et Cambodge), on les regroupe sous le nom de "Bouddhisme du Sud". Elles comptent environ 100 millions de fidèles.
2) les écoles du Mahâyâna ("Grand Véhicule"
Elles ont approfondi l'enseignement philosophique originel. Elles considèrent que la nature des phénomènes est d'être "vide" de nature propre (shunyata) et qu'on peut en faire l'expérience grâce à l'intelligence supérieure (prajna). Elles mettent l'accent sur la motivation altruiste et développent des pratiques centrées sur l'intelligence ou la dévotion. De la réalisation de cet enseignement vient l'expérience de la compassion.
Les principales écoles de ce courant sont l'école Tientaï (Tendaï en japonais), le Bouddhisme de la Terre Pure (appelé aussi "Amidisme" et l'école du Dhyâna ("Chan" en Chinois, "Zen" en japonais). Elles sont surtout présentes dans les pays d'Extrême-Orient (Chine, Japon, Corée et Viet-Nâm), d'où leur appelation de "Bouddhisme de l'Est". On estime le nombre de leurs fidèles de 200 à 350 millions.
3) les écoles du Vajrayâna ("Véhicule de Diamant"
Elles se caractérisent surtout par les nombreuses pratiques de méditation formelle qu'elles ont développées, à partir du même enseignement philosophique que les écoles du Mahâyâna. Ces pratiques s'appuient sur la notion de pureté fondamentale de toute expérience - qui est pourtant voilée par les effets de l'illusion - et proposent une voie qui peut faire réaliser l'éveil très rapidement (le Vajra, diamant ou foudre, symbolise cette efficacité et cette rapidité). Les enseignements de ces écoles sont aussi appelés Tantra (continuité) pour exprimer, d'une part leur transmission sans interruption, d'autre part la possibilité du passage immédiat de l'expérience habituelle et l'expérience d'éveil, dans la continuité du même esprit.
Elles se sont développées notamment en Inde, puis en Asie hymalayenne et centrale (Tibet, Népal, Mongolie), ainsi qu'au Japon (école du Shingon). On les regroupent souvent sous le nom de "Bouddhisme du Nord" ou Tantrisme. Elles compteraient de 25 à 50 millions de fidèles.
Il n'existe aucune hiérarchie entre ces écoles. Aucune d'entre elles ne peut sérieusement revendiquer une authenticité ou une supériorité par rapport aux autres, ni être légitimée à influencer ou contrôler les autres.
Toutes ces écoles contribuent, par leurs méthodes et styles différents, à offrir un très vaste éventail de possibilités pratiques au plus grand nombre de personnes. Comme les rayons d'une roue, elles convergent vers un "moyeu-origine" commun (l'enseignement du Bouddha), mais se singularisent et divergent pour rejoindre la jante (la mise en pratique adaptée à tout mode de vie et à toute circonstance).
Les différentes traditions ne devraient donc pas être considérées en contradiction ou en compétition entre elles mais comme l'expression d'une complémentarité et d'une synergie dont le but est unique : l'éveil pour tous. En Occident - où elles sont aujourd'hui quasiment toutes représentées - le choix et l'adoption de l'enseignement d'une école ou d'une autre est l'affaire de chaque pratiquant, en fonction de ses tendances particulières, de ses affinités pour le style ou avec un ou des maîtres.
3) Les notions fondamentales
Le "Soi" et l'ego
Dans notre expérience habituelle, nous considérons le monde et ses phénomènes, notre corps et notre esprit, ou encore nos sentiments et nos idées... comme s'ils étaient en relation entre eux mais foncièrement indépendants les uns des autres et comme façonnés sur des modèles - ce qu'on appelle une "essence", un "Soi".
Pour expliquer la variété du monde, on imagine que chaque individu, chaque phénomène n'est en fait qu'une sorte de "variation" sur le thème de ce "Soi" : cheval, arbre, pluie, montagne, étoile, colère, liberté, amour...
En ce qui concerne notre esprit, nous croyons fermement en l'existence d'un "ego" (âtman), insubstantiel et permanent, qui, à travers le corps, appréhende le monde, éprouve des sentiments, raisonne, conçoit des idées. L'ego, encore plus que le corps, est ce qui nous semble constituer notre personnalité, notre individualité, ce qui nous appartient en propre.
L'impermanence et la souffrance
A chaque instant de notre vie, nous pouvons constater que tout, dans la nature, est soumis à la mort. Tout ce qui apparaît, disparaîtra un jour ou l'autre. C'est aussi le cas de notre propre corps, comme pour tous les êtres vivants et toutes les choses matérielles. C'est aussi le cas pour nos sentiments et nos idées : comme les étoiles ou les montagnes, notre amour apparaît un jour et un jour disparaîtra, et nous changeons d'idées et d'opinions.
C'est cette impermanence qui nous fait souffrir. Parce que nous constatons que tout meurt - tout ce qui, pour nous, a un "Soi" - nous craignons que notre propre ego soit, lui aussi, mortel !
Mais il en va des choses comme de l'ego : rien n'existe "en Soi", indépendamment. Tout - y compris notre ego - naît et meurt. C'est parce que nous refusons cette réalité des choses, "telles qu'elles sont", parce que nous entretenons l'illusion de l'existence d'un "Soi", que nous souffrons.
Karma et renaissance
Dans notre vie quotidienne, tous nos actes (karma) dépendent étroitement de cette vision des choses : nos actions, nos réactions, nos désirs et nos craintes sont déterminés par cette croyance en l'ego. C'est pour l'entretenir, le protéger et le développer que nous agissons ou réagissons, en fonction de nos idées et de nos sentiments ou des événements extérieurs.
A chaque fois que quelqu'un ou quelque chose nous semble le mettre en cause, nous agissons comme pour bien nous prouver à nous-même que nous existons, que cet ego existe. Chacun de nos actes, ainsi, naît de cette intention de prouver son existence et, une fois l'acte passé, nous nous réjouissons de l'avoir prouvée.
Chaque fois que notre ego est en danger de mort, nous faisons tout pour le faire renaître, pour le maintenir en vie... C'est la croyance en l'ego qui nourrit l'intention de chacun de nos actes et c'est l'attachement au résultat de ces actes qui entretient notre croyance en l'ego. Chaque acte entraîne ainsi une "nouvelle naissance" - une renaissance - de l'ego.
L'interdépendance
Mais, en fait, tous les phénomènes n'existent qu'en inter-dépendance.
Les objets physiques sont des composés. Comme la montagne est un agrégat de pierre, de terre et de résidus végétaux ou animaux, notre corps est composé de cellules qui nous viennent de nos parents, de la nourriture que nous ingérons, de l'air que nous respirons.
Nos perceptions, elles aussi, sont "composées". Elles sont le résultat combiné de l'existence des objets extérieurs, de leur contact avec notre corps, de l'impression qu'ils laissent sur nos sens et de l'interprétation qu'en fait notre cerveau.
Nos idées, de même, sont composées. Elles dépendent de l'éducation que nous avons reçue, de notre perception du monde extérieur, des événements que nous avons vécus, des idées que d'autres personnes ont exprimées. Et notre ego - l'idée que nous avons de nous-même - est une idée comme une autre...
La vacuité et l'esprit
La réalité nous apparaît comme une relation de dualité : il existerait un sujet (l'ego) qui expérimenterait des objets (les phénomènes extérieurs). Selon le Bouddha, cette réalité "objective" n'existe pas, il s'agit d'une illusion. C'est elle qui entretient le désir et la souffrance.
En fait, les phénomènes que nous expérimentons dans notre vie quotidienne n'existent pas "en Soi", indépendamment de l'expérience que nous en faisons. Ils n'ont d'existence que "relative". C'est ce que peut nous faire comprendre l'étude des enseignements du Bouddha.
En réalité - la réalité "absolue" - tous les phénomènes sont "vides" parce qu'ils n'existent qu'en inter-dépendance. C'est ce qu'on appelle la "vacuité" des phénomènes (shunyata) et c'est cette vacuité que l'on peut expérimenter dans la pratique de la méditation.
Il ne s'agit pas alors d'une expérience vécue par l'ego, dans le désir et l'attachement, mais d'une connaissance directe et intuitive de la réalité, "telle qu'elle est", vécue par l'Esprit, notre "nature de Bouddha".
le maitre kong
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