http://fr.wikipedia.org/wiki/Les_Guignols_de_l'info
Les Guignols de l'info, à l'origine Les Arènes de l'info, est une émission satirique de marionnettes, de la chaîne de télévision française Canal+, créée par Alain de Greef en 1988 et encore en production actuellement, dont le but est la caricature du monde politique, des médias, des personnalités et plus généralement du monde actuel.Une compilation des cinq émissions de la semaine est diffusé le dimanche vers 19 h 50 sur BE TV et à 13 H 50 sur Canal + sous le titre La Semaine des Guignols (idée proposée par Bruno Gaccio lors de son arrivée en mars 1992). Chaque année, une cassette vidéo ou un DVD est édité : L'année des Guignols, reprenant les meilleurs moments de la saison écoulée, et quelquefois des sketchs inédits non diffusés. De 1992 à 1997, il y avait deux best of par an.
Les auteurs, à l'aide de marionnettes de latex, s'amusent à caricaturer les personnalités médiatiques du spectacle, de la politique, et du sport. Le caractère répétitif des citations et des stéréotypes des marionnettes ont permis de rendre parfois plus populaire les traits de la caricature que la personne elle-même. Les responsables politiques ont rarement critiqué cette émission de peur d'apparaître fermés d'esprit.
Gimmicks [modifier]
Le faux journal télévisé parodique des Guignols est lancé par la marionnette de Patrick Poivre d'Arvor avec la formule « Nous sommes en 2008 et vous regardez trop la télévision, bonsoir » (qui a succédé à « Vous croyez toujours ce qu'on vous dit à la télévision, bonsoir », « Vous recevez la télévision, merci d'être chez vous, bonsoir », « Vous regardez trop la télévision, bonsoir » et à « Vous êtes devant la télévision et nous dedans, bonsoir ») et s'achève par le désormais célèbre « Allez, a ciao bonsoir ! ». L'émission comporte généralement « l'image du jour », des sketchs, un film enregistré, ainsi qu'une fausse interview. La fin de La semaine des Guignols est annoncée par « Maintenant vous pouvez éteindre la télévision et reprendre une activité normale. Allez a ciao, bon dimanche. » Pendant la fin de 2006 il annonçait « Vous êtes en 2006 et il vous reste x jours pour vous inscrire sur les listes électorales, bonsoir. » Le passage d'un sujet à l'autre est assuré via la formule « sans transition… » (qui, en fait, constitue elle-même une transition).
Histoire [modifier]
* 1988, 29 août : Alain de Greef remplace Le JTN des Nuls par Les Arènes de l'info. Cette émission fait pendant au Bébête show de TF1. Elle est « coprésentée » par les marionnettes de Patrick Poivre d'Arvor (PPD), Anne Sinclair et de Christine Ockrent qui s'affrontent à la même heure sur les JT de TF1 et Antenne 2. Lorsque l'authentique Christine Ockrent quitte Antenne 2 en 1990, la joute cesse et PPD reste seul aux commandes.
* 1990 : l'émission est rebaptisée Les Guignols de l'info. Son format change pour adopter la forme qui est la sienne aujourd'hui, sous l'impulsion de Benoît Délépine.
* 1991 : la Guerre du Golfe provoque un afflux de téléspectateurs vers Canal+, lassés par les journaux télévisés de TF1, Antenne 2 et La Cinq.
* 1993 : l'émission se voit décerner deux prix aux Sept d'or.
* 1995 : on reproche aux Guignols de l'info d'avoir influé sur les résultats de l’élection présidentielle à cause du traitement jugé trop « sympathique » accordé au guignol de Jacques Chirac, surnommé « Le Chi » et transformé par les auteurs en anti-héros. La fille de Jacques Chirac, Claude Chirac aurait même offert une cassette vidéo des Guignols à son père suite à son élection.
* 1997 : l'émission se voit décerner un troisième prix Sept d'or.
* 1998 : les Guignols moquent les mauvaises captations d'images aux JO d'hiver de Nagano. La réplique « ici, à Nagano », devient culte.
* 2000, 3 mars : Après 12 années de présence sur le PAF, Les Guignols de l'Info annoncent la fin de leur émission. Ce n'était qu'un canular, mais 3,4 millions de personnes sont devant leur petit écran le lundi 6 mars 2000, dans l'attente d'une confirmation.
* 2002 : l'accusation d'influence sur le résultat de l’élection présidentielle se répète (plusieurs sondages affirment que les Guignols ont permis à plus de 15 % des votants de faire leur choix). Chirac est surnommé « Supermenteur ». Quoi qu'il en soit, la présidentielle réactive l'attention médiatique autour des Guignols.
* 2002, 21 avril : Les Guignols de l'info annoncent que Jean-Marie Le Pen est présent au second tour de la présidentielle, un quart d'heure avant l'heure légale.[1]
* novembre 2004 : un décor spécial est mis en place pour annoncer le résultat des élections américaines.
* 2005, 11 mai : le CSA met en demeure Canal+ après une plainte déposée par les évêques de France à propos d'une séquence jugée injurieuse pour le nouveau pape : celui-ci donne sa bénédiction au nom du Père, du Fils et du IIIe Reich. Benoît XVI est rebaptisé Adolf II. Depuis ce jour ,la chaîne enregistre les shows des Guignols.
* 2007, 8 janvier : un nouveau décor est mis en place.
* 2007, 12 janvier : Bruno Gaccio annonce qu'il quittera les guignols en juin, après l'élection présidentielle[2].
* 2007, 9 mars : Les Guignols, ont réalisé leur deuxième meilleure audience depuis le 24 avril 1995 (lendemain du premier tour de l'élection présidentielle) avec 3,6 millions de téléspectateurs (14,8 % de part d'audience).
* 2007, 6 mai : Les Guignols consacrent leur émission au "pot de départ" de Jacques Chirac. Ils annoncent les résultats de l'élection présidentielle à 20 heures, avec, néanmoins, des sous-entendus sur les résultats, avant 20 heures.
Controverses [modifier]
Les Guignols ont eu souvent à justifier leurs sketchs.
* Dès leurs débuts, un sketch met en scène Françoise Sagan incitant à utiliser des tampons hygiéniques périodiques, avec, à la fin, Béatrice Dalle portant un énorme tampon entre les jambes. Françoise Sagan se plaint à la justice. Le procès porte sur six points, et Canal+ perd sur un demi point, à cause d'une séquence intitulée Les Mardis de François Sagan. Le tribunal juge que la vraie Françoise Sagan peut très bien avoir une chronique qui s'appelle Les Mardis de François Sagan.
* En 1996, un sketch montrant Raymond Barre nu suscite une polémique. Les conséquences de cette controverse donnent lieu à deux sketches. Le premier, Raymond Barre nu en slip, et l'autre, avec Alain de Greef, directeur des programmes à cette époque, qui doit expliquer au CSA un sketch mettant en scène Mickael Kael, avec le fameux « 'Cule un mouton ».
* En 1997, un différend oppose les Guignols et maître Gilbert Collard, souvent brocardé. Après jugement, Canal+ a remis un franc symbolique à Gilbert Collard.
Il ne s'agit pas bien sûr des seuls exemples de conflits entre les auteurs et les personnalités qu'ils caricaturent. Cependant, dans la plupart des cas, ces litiges sont résolus sans passer devant les tribunaux. En général, le résultat est un changement dans la manière dont la personne est caricaturée.