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Je sais que le journal métro (journal papier gratuit) avait lancé un pavé dans la mare en disant que RSF était financé indirectement via des ONG. Ce qui a suscité quelques troubles...
Court extrait de cet article :
"La pluralité de la presse ne vaut rien si l'information est toujours la même, si elle n'est pas un contre-pouvoir, n'en déplaise à Reporters sans Frontières. RSF qui ne s'occupe que de la presse pauvre dans les pays pauvres a quand même été la seule ONG à féliciter Pedro Carmona après son coup d'Etat contre Chavez, remis au pouvoir par le peuple 48 heures plus tard. belle leçon de démocratie de la part d'une ONG financée par des officines écrans de la CIA. "
Ci dessous, je rajoute le droit de réponse RSF à l'article de Métro.
Halte à la désinformation !
Reporters sans frontières souhaite rectifier les propos inexacts tenus par Maxime Vivas, dans une interview intitulée "Le Sud, front de refus", parue dans Métro, le mercredi 5 avril 2006, en page 5.
Maxime Vivas affirme, tout d'abord, que Reporters sans frontières "ne s'occupe que de la presse pauvre dans les pays pauvres". C'est faux. Nous sommes la seule organisation dans le monde à avoir publié, par exemple, un rapport détaillé sur des cas de journalistes emprisonnés par les Etats-Unis (cf. "Quand l'Amérique emprisonne des journalistes" sur notre site : www.rsf.org). Autre exemple : depuis le début de l'année 2006, nous sommes intervenus à plusieurs reprises pour dénoncer des atteintes à la liberté de la presse en Allemagne, en Australie, au Canada, en Espagne, aux Etats-Unis, en France, en Italie, au Japon, au Portugal et en Suisse. Des pays que l'on peut difficilement qualifier de… pauvres !
Ensuite, Maxime Vivas prétend que Reporters sans frontières a "félicité" Pedro Carmona après son coup d'Etat contre Hugo Chavez, en avril 2002. C'est une invention. Si, à l'époque, nous avons critiqué l'autoritarisme du président Chavez envers la presse, nous avons également dénoncé les "excès de l'anti-chavisme" et la dérive de certains médias qui n'hésitaient pas à publier de fausses informations, mettant parfois en danger des journalistes proches de Chavez.
Enfin, il conclut en disant que Reporters sans frontières est une "ONG financée par des officines écrans de la CIA". Diffamation pure et simple. Les comptes de notre organisation – reconnue d'utilité publique – sont certifiés par des commissaires aux comptes indépendants et publics. En 2005, 52 % de nos ressources provenaient de la vente de nos albums photos, 20 % du mécénat d'entreprise, 14 % de subventions publiques et privées et 7 % de dons. Le détail de ces comptes est consultable sur notre site Internet.
Au-delà de ce droit de réponse, Reporters sans frontières se réserve le droit de poursuivre Maxime Vivas en justice. |
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