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J'ai lu un peu plus de la moitié pour l'instant...pas évident de lire longtemps sur pc
! e7 {/ t* |: D7 z& hCa balance pas mal sur les Cantonais 
4 Q3 x5 b9 {5 k& eQuelques passages ((031:
' \: A- r: y/ T, ^ E, J( D( e"Parmi ces premiers, le cantonais du sud de la Chine et de Hong Kong décroche facilement le Trophée Quies de la langue la plus assourdissante : on ne parle pas le cantonais; on l'aboie !"
3 g% t; l, ^0 ^# b0 a8 U% D$ m, T0 h3 n) {
"L'apparence des toilettes fut donc le critère principal du choix de ma première école de Kung Fu. Impossible d'étudier sérieusement si je dois faire mes ablutions en compagnie d'une centaine de chinois. Je choisis donc des toilettes à taille plus humaine : six espaces avec cloisons à mis hauteur , urinoir sur le côté, pas de toit afin de connaître la météo au quotidien... Exactement ce que j'étais venu chercher en Chine ! Les chinois semblaient également apprécier l'endroit et ils y menaient d'importantes conversations existentielles : “Alors, la tienne est de quelle couleur aujourd'hui ?” Les habitués choisissaient le trou juste à l'entrée : lorsque les bassines d'eau étaient amenées, le défilé avait lieu entre leurs jambes. “Oh la belle verte ! Magnifique la jaune ! Dis donc qu'est ce que tu as mangé hier soir ?” Mais le plus beau spectacle avait lieu aux heures de pointe : les étudiants s'accroupissaient alors à deux en parallèle au dessus du même trou et s'encourageaient mutuellement. Un bel exemple de solidarité ! Le bonheur en continu est malheureusement illusoire : sans même me consulter, il fût décidé de rajouter un toit ! Mes toilettes à jamais dénaturées, je leur rendais un dernier hommage et changeais d'école..."
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"Si tous les hommes normalement constitués expirent du gaz carbonique, les chinois, perfectionnistes, y ajoutent la salive "usagée". A moins de vouloir humidifier ses chaussures ou son bas de pantalon, il est donc dangereux de marcher à côté d'un chinois sans son parapluie : les crachats fusent de toute part ! Heureusement, la nature est bien faite et chaque crachat est précédé d'un élégant raclement de gorge. C'est le signal pour changer de trottoir... et un élément important de l'hygiène des chinois, manifestement perturbés par la déglutition.
0 A L8 V7 C5 ^5 q" gA l'intérieur des bâtiments, cette habitude n'est pas sans poser quelques problèmes. Les propriétaires délicats font parfois apposer un écriteau “Ne pas cracher”. A cet égard, la traduction en anglais m'apparaît superflue : cette coutume n'est de toute évidence pas exportable. Même chose pour le “Prière de ne pas uriner” aperçu dans un ascenseur."
" u* D; X" o% J$ g' n6 v(...)J'ai gardé le meilleur pour la fin : la purification du corps passe également par l'expulsion des gaz. A cet égard, la règle est d'en faire profiter les autres. Fierté chinoise oblige, tous doivent entendre combien je prends soin de mon corps. Je rentrais d'une promenade sur l'île de Hong Kong. Cela faisait près d'une heure que je n'avais vu personne et, même sur un sentier de randonnée, cela tenait du paranormal. Je fus donc soulagé d'apercevoir au loin un chinois d'une cinquantaine d'années. Il marchait dans ma direction. La journée étant placée sous le signe de l'inhabituel, je décidais de lui dire au passage quelques mots de civilités. Je n'en eu pas l'occasion : il ouvrit la bouche plus rapidement que moi et s'exprima dans un dialecte malheureusement bien trop familier que la décence m'interdit de reproduire ici. Un rot pareil, il avait du le préparer sur des kilomètres ! Il avait de l'expérience le bougre ! -“Euh... Enchanté... Moi c'est Benoît !” Je m'éloignais en pensant que la Chine était vraiment un pays de mélomanes. Péter, roter, se moucher et cracher : la toilette chinoise est une symphonie à quatre tons..."
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"“Manger, c'est le ciel des chinois” a dit Sun Yatsen. En effet : un chinois n'est jamais autant chinois qu'assis dans un restaurant, baguettes dans la main droite, bol de riz dans la main gauche et nez dans la soupe (de poisson). Le chinois ne parle pas de population ou de nombre de personnes dans une famille mais de “bouche à nourrir” (renkou) et l'oeil qui voit du riz donne le... sourire ! (mi). Le "ventre" (du) est quant à lui la juxtaposition de la viande et de la terre et est traditionnellement considéré comme le siège de la connaissance comme en témoigne l'expression “un ventre plein d'érudition”.
0 ^, G1 |/ ]$ p" I5 t* z7 ELes français, pourtant connaisseurs, ont trouvé leurs maîtres : le chinois ne mange pas pour vivre mais vit pour manger.(...)
5 t6 a4 `6 O2 Y9 P I+ a0 O- `1 `La nourriture est donc de toutes les conversations : le chinois ne dira pas “Bonjour, est-ce que ça va ?” mais “Bonjour, as-tu déjà mangé ?” (chiguo le meiyou) - “Quelle question ! Bien sûr que j'ai mangé : il est trois heures de l'après-midi ! Et toi ?” - “Moi, pas encore.” Nous ne parlons évidemment pas du même repas. - “Est-ce que tu aimes la cuisine chinoise?” - “Beaucoup. Tout comme la cuisine française, l'art culinaire
( O! [7 A: ?$ `5 O$ Rchinois est réputé dans le monde entier mais je préfère vos plats salés et pas trop épicés.” - “Qu'est-ce que tu as mangé hier soir ?” - “Du boeuf” - “Combien ?” - “10 yuans (7 francs)” - “C'est trop cher ! Combien est-ce que tu dépenses en moyenne par jour ?” - “Avec les boissons, moins de 25 yuans (18 francs)” - “Ce n'est pas beaucoup...” En effet : le chinois du sud y consacrerait 48% de son budget ! On l'aura compris : la mode basse calorie n'est pas prête d'atteindre la Chine; le chinois mange n'importe quoi, n'importe où, n'importe quand et n'importe comment..." |
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